L'Innocence
Note moyenne
4,1
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252 critiques spectateurs

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Xacha07
Xacha07

9 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Un film plaisant sur les amours naissants d'un pré adolescent dans un Japon engoncé dans ses rites et conventions. Le point de vue de chaque personnage est ensuite repris selon sa perception de la situation. Le film est bon mais des longueurs apparaissent en fin de film.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2024
Kore-Eda revenu au Japon reprend son exploration, toujours tout en délicatesse, des drames internes familiaux, et en particulier ceux de l'enfance.
Le scénario n'est pas de lui, et prend une place prépondérante du moins dans un premier temps. L'exposé de la situation dans cette école primaire est très progressive, on serait presque à trouver le temps long, quoique rapidement on pressent des fêlures dans certains des nombreux protagonistes, telle cette directrice nettoyant consciencieusement le sol de son école ??
L'ambivalence entre le titre français et celui original Monstre en japonais n'est pas que l'expression d'une différence de culture entre les différents publics ou le caprice des distributeurs. Il se trouve également que le film embraye rapidement sur la voie ouverte par Kurosawa, dans Rashomon. La même scène vue par différents protagonistes ne raconte pas obligatoirement la même histoire. Le procédé existait également dans le triptyque de Lucas Belvaux, Un couple épatant/Cavale/Après la vie.
Kore-Eda pour sa part ouvre la porte sur le hors champ et reprend le récit de l'enchainement des situations entre les enfants et le maitre, ainsi qu'entre les enfants eux-mêmes.
Un peu perdu sur le coup, le spectateur doit se laisser porter vers la une troisième partie centrée sur les enfants, essentiellement deux garçons qui se sentant exclus trouvent la ressource de se rapprocher en se réfugiant dans leur wagon secret. spoiler: Avec une très fine allusion sur l'éveil du sentiment amoureux, pas obligatoirement sexué à cet âge ( voir Past lives).

Les adultes règlent leurs comptes entre eux, à force de cacher la part de monstre qui peut se tapir en certains d'entre eux. Ni l'incendie , ni la tornade ne sauront exorciser leurs dérives.
spoiler: L'image finale laisse la porte ouverte à une possible réincarnation plutôt qu'une improbable survie. Idem concernant la ballade du prof Hiro sur le bord du toit.

On ressort riche de questions, dans ce mélange de situations universelles, mais gardant néanmoins leur saveur très japonaise.
Un film aux multiples facettes que l'on doit certainement mieux explorer lors d'une prochaine revisite.
cinéma vo - janvier 2024
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2024
Hirokazu Kore-Eda est probablement le réalisateur en activité qui sait le mieux filmer l'enfance, et il le prouve encore ici.

L'innocence commence comme un thriller psychologique mettant en évidence le corsetage extrême de la société japonaise.

On est tour à tour intrigué et choqué par le premier tiers du film, qui semble traiter du harcèlement d'un élève par son professeur. On perçoit qu'il y a dans ce qui nous est montré plusieurs éléments étranges, dont on devine qu'ils seront expliqués ultérieurement.

Dans les deux parties suivantes, le cinéaste japonais utilise un "effet Rashomon" évolué (chaque nouveau récit apporte un nouveau point de vue différent sur l'histoire), mais assez subtil (les mêmes scènes ne sont pas à chaque fois totalement rejouées comme c'est parfois le cas dans ce genre de construction). Cette structure séduisante a valu au film le prix du scénario lors du dernier Festival de Cannes.

Curieusement, au fur et à mesure que la vérité se dévoile (un peu trop vite à mon goût, et vers une issue un peu trop prévisible), mon intérêt a progressivement faibli, même si les principales qualités de Kore-Eda sont bien présentes : une attention extrême aux affects et à la psychologie, une grande subtilité dans l'analyse des rapports humains, une sorte de froide dureté associée à de grandes capacités empathiques.

Les beaux plans larges, la musique envoutante de Ryuichi Sakamoto, la mise en scène millimétrique et la merveilleuse direction d'acteurs contribuent à faire de ce dernier opus un bon cru dans carrière d'Hirokazu Kore-Eda.
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2024
Poussif, long, bizarre, surprenant. La dernière demi heure rattrape l'ensemble mais tout de même.... dialogues et situations bizarres, au service de ce scenario et de ce twist final.

##spoiler## l'homosexualité, le désir , l'amour des enfants est un sujet intéressant et important , à mon avis mal servi. On est loin de la grâce des roseaux sauvages. Peut-être la difficulté de faire jouer des enfants.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2024
On connaît l'excellence du cinéma de Kore-Eda (Tel père, tel fils, Une affaire de famille, Les Bonnes étoiles...), et on rentrait dans la salle du Palais des Festivals assez confiant, mais le grand Monsieur a réussi à nous surprendre encore. On démarre sur un enfant qui rentre de l'école couvert de bleus, qui accuse son professeur, et un professeur à l'attitude étrange qui accuse, lui, le gamin d'être un tortionnaire de ses camarades, et de n'être pas assez autoritaire pour séparer les bagarres. Au milieu, flottent une administration scolaire qui fait l'autruche, une maman désespérée qui ne sait plus qui croire, des camarades de classe aux discours embrouillés, une police qui ne comprend rien à ce qu'il se passe, et une situation qui empire de jour en jour (jusqu'à un drame ?). D'emblée, on vous l'avoue : on a été embarqué dans l'histoire très mystérieuse, assez triste et violente, à hauteur d'enfants mais aussi d'adultes, et surtout on a été effaré par l'intelligence de confrontation entre les trois points de vue principaux. Monster (L'Innocence) se découpe en trois parties, selon les personnages qui racontent ce qu'ils ont vu, sans jamais nous mentir, et s'obligeant donc à un impressionnant système de hors-champs ou de quiproquos dans les dialogues pour parvenir à créer des fausses pistes, des révélations sur ce qu'un personnage a mal interprété, et nous laisse sans arrêt béa devant les twists qu'on ne voit pas venir (pour certains : heureusement qu'on était déjà assis). On vous alerte quand même sur un non-sens absurde extérieur au film : n'allez surtout pas vous renseigner sur les Prix reçus par le film, il y en a un qui récompense ni plus ni moins que le twist final ( spoiler: l'homosexualité du gamin, malheureusement la cause de tout le bazar, dans un Japon où le sujet reste compliqué...
), le bouquet qui conclue les 2h10 d'hypothèses en tous genres que l'on est amené à faire... Allez-y sans rien savoir, pour pouvoir vous triturer les méninges en essayant de donner raison à la version de telle ou telle personne, toujours persuadé d'avoir trouvé la solution, et constamment trompé (dans le bon sens) par un brillant scénario à twists. Les acteurs, qu'ils soient les enfants ou les adultes, sont stupéfiants de vérité, et offrent tour à tour un visage parfait pour le coupable et l'innocent (la même scène, mais avec des infos différentes : on en veut à mort à tel personnage, puis on se trouve bête de n'avoir pas compris son innocence). La musique est enveloppante, le rythme impeccable, et on ressort de Monster en sachant avoir vu un film surdoué dans sa construction en trois parties qui se contredisent avec une pertinence incroyable. Le twist final a du cœur, pense à un monde fait de bienveillance où l'on n'aurait plus besoin de tant de secrets qui peuvent mal tourner, réfléchit à la tristesse de voir un enfant malheureux pour un problème qui n'en est pas un, et nous interroge constamment, nous, spectateurs, sur notre propre capacité à juger en un clin-d’œil, et se tromper lamentablement. Dans le monde généreux de Kore-Eda, le "monstre" ne demande qu'à spoiler: sortir (littéralement) du placard
où la société l'enferme.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Le "dogeza" est la forme la plus marquée d'excuses au Japon. Le corps se courbe jusqu'à toucher le sol devant la personne à qui l'on demande pardon. Quand une mère vient se plaindre des mauvais traitements que reçoit son fils dans son école de quartier elle se retrouve devant une forêt de "dogeza" et puis c'est tout. Rien ne change. Le récit rabat ensuite la même histoire mais vue sous l'angle d'un autre protagoniste, et l'éclairage se transforme diamétralement. Avant de nous éblouir lors du dernier segment, le plus sensible. Derrière un scénario très malin sur l'enfance le cinéaste nous en dit beaucoup sur les ombres et lumières de la société japonaise.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Kore-eda est un cinéaste japonais dont j’apprécie particulièrement le travail et sa façon de dépeindre l’humain, et c’est encore une fois le cas ici.
Mais plus que tout, son dernier film brille par la qualité de son scénario, qui lui a valu une palme amplement mérité à Cannes.

Suite à la mort de son père, Minato est élevé par sa mère qui se rend compte que son fils semble être harcelé à l’école…

Le film va jouer avec différents points de vue, remettant à chaque fois en question l’avis du spectateur sur ce qui se passe à l’écran. Suivant le regard par lequel on vivra les scènes, elles prendront ainsi un tout autre sens qui aura tendance à déstabiliser le spectateur.
D’autant plus qu’on est en pleine zone grise, cherchant continuellement à savoir qui est le « monstre » dans cette histoire.
Le film basculera ainsi du thriller au drame social, tout en réussissant à proposer quelques moments oniriques, dont un final éblouissant.

Mais il faut avouer que l’écriture, aussi intelligente soit-elle, fait aussi que l’on se sent un peu perdu, tant le film aborde des sujets différents : le harcèlement, le deuil, le mensonge, l’éducation, les non-dits, l’amitié, les faux-semblants, le regard des autres… Et même s’il le fait avec beaucoup de pertinence et de délicatesse, on a l’impression qu’il s’éparpille et on se demande parfois où veut vraiment aller le film. Mais c’est sans compter sur un dernier acte admirable où, sans prévenir, tout prendra un sens…
Et c’est peut-être une limite que j’ai avec le film, car un deuxième visionnage s’impose presque afin tout remettre en ordre.

Sans être son meilleur film, ce qui est sûr, c’est qu’il aura une nouvelle fois réussi à me marquer par certaines scènes et qu’il risque de murir en moi au fil du temps…

https://www.critiquesdunpassionne.fr/
Thierry de Cassan
Thierry de Cassan

19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2024
Film en 3 parties: 3 angles de la même histoire. la troisième donne la véritable clef de lecture.
la mise en scène, la photo, le jeu des jeunes acteurs... tout est remarquable !
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Bien que n'étant pas fan du réalisateur japonais (films jamais inférieurs à 2 h, thème répétitif de la famille et des enfants), le film était intéressant (prix du scénario au festival de Cannes 2023), d’une part, pour sa construction de type Rashōmon (où la même histoire, située à Kagoshima, sur l’ile méridionale de Kyūshū, est racontée selon 3 points de vue, celui de Minato, de l’instituteur Hori et de Eri) et d’autre part, par le traitement des amitiés adolescentes ( entre Minato et Eri) et du harcèlement scolaire [abordé récemment dans « Le château solitaire dans le miroir » (2023) de Keiichi Hara]. Un constat sévère du Japon où le mensonge est omniprésent, y compris chez les enfants, l’important étant de préserver les apparences (que de courbettes pour s’excuser !).
MansonD
MansonD

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2024
Mais qui est mort...c'est le vivant qui nous raconte ? Et lequel ? Histoire top. Acteurs idem. Après, côté technique et écriture, sans intérêt. HBO. Mais c'est un film dont je me souviendrai.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2024
Le réalisateur japonais multi-primé signe avec "L'innocence" signe un thriller dramatique sur l'enfance. Alors qu'un enfant se renferme de plus en plus, tout porte à croire que son professeur est responsable de ses maux. La trame narrative complexe dévoile son intrigue à travers différentes perspectives, revisitant à plusieurs reprises les événements pour discerner habilement le vrai du faux. Un film poignant sur les sentiments, le mensonge, l'amitié et l'amour.
ARL
ARL

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2024
Superbe hommage Kurosawien et Rashomonien (!).
Kore-Eda fait progresser son film brique par brique tout en subtilité et gravité en apesanteur (!). Dode's kaden, Dode'kaden, Dode...
Hollycoww
Hollycoww

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2024
Très intéressant comme est traité la modernité japonaise au travers des différents points de vues.
Il peut paraître déroutant pour le spectateur de revivre le scénario sous des angles différents pour montrer à quelle point cette société du tabou, de la convention, du non dit au nom d'une bienveillance collective peut amener ici au drame.
Beau moment passé avec ce film et histoire émouvante belle , actuelle.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2024
Quelques incompréhensions dans sa première partie mais le récit du point de vue des enfants est sublime et si émouvant, il nous convainc totalement.
Benoooo
Benoooo

20 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2024
Émouvant et surprenant. On peut ajouter à cela que ce film est dépaysant. J'ai passé un très bon moment.
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