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Alainchab
7 critiques
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0,5
Publiée le 2 janvier 2024
Nul, chiant à mourir. J'ai du mal à comprendre les élogieuses critiques. la salle était unanime à porter un jugement négatif.Acteurs insipides, a l'exeption des 2 enfants. Je suis resté jusqu'au bout, mais je n'aurai pas du. passer votre chemin!
Un peu déçu par ce nouvel Opus de Koré- Eda. On en retrouve pas les hauteurs de " Petite sœur ' ou "Tel père tel fils". La volonté de structurer le film en 3 parties , revoyant le même script sous 3 angles différents n'est peut être pas très réussi. La 1ere partie limpide , claire , très dans la tradition japonaise de l'abnégation est démontée , de manière efficace et astucieuse très clairement par la 2eme . On comprend que ce qui paraissait la vérité , ne l'était pas, très puissant . Mais la 3eme part dans un ésotérisme compliqué , un peu trop "loose" , évasif . Il y a le thème large la réincarnation, de la vie après la mort , de la double personnalité , ou bien celui plus simple du harcèlement d'un jeune être différent ; est-ce réel ? une chimère , une allégorie, une rêverie? On ne sait plus trop. Lecture au 1er degré ? , au 2eme , ou plus . La scène finale , elle même n'éclaircit rien. trop de lenteur aussi , qui lasse au milieu de cet ésotérisme.
"L'innocence", réalisé par Hirokazu Kore-eda et scénarisé par Yuji Sakamoto, est un film japonais de 2023 qui se distingue par sa narration complexe et ses thèmes profonds. Le film, récompensé pour son scénario et le Queer Palm Award au 76e Festival de Cannes, est porté par les performances exceptionnelles de Sakura Ando, Eita Nagayama, Soya Kurokawa, et Yota Hiiragi.
spoiler: L'intrigue s'articule autour d'un incendie tragique dans un immeuble, vu à travers les yeux de plusieurs personnages. La mère célibataire Saori Mugino (Sakura Ando) et son fils Minato (Soya Kurokawa) sont au centre de cette histoire émouvante, marquée par des mystères et des révélations choquantes. La complexité de leurs relations est capturée avec une grande finesse et sensibilité, reflétant la profondeur émotionnelle du scénario de Sakamoto.
Le film aborde des thèmes tels que l'intimidation et l'isolement social avec un réalisme poignant. Les interactions entre Saori et le professeur Michitoshi Mori (Eita Nagayama) ajoutent une intensité dramatique, tandis que la prestation de Kurokawa en tant que Minato est à la fois touchante et nuancée.
La musique de Ryuichi Sakamoto, dans sa dernière œuvre, enrichit le film d'une dimension émotionnelle profonde. La partition accompagne parfaitement les moments clés du récit, amplifiant l'impact émotionnel des scènes.
Visuellement, "L'innocence" est une réussite. Kore-eda utilise son talent de réalisateur pour créer des images mémorables qui accentuent la gravité des thèmes abordés. spoiler: Les scènes autour du lac et dans la base secrète sont particulièrement remarquables pour leur beauté et leur symbolisme.
Cependant, le film souffre parfois d'un rythme inégal et de certaines longueurs qui peuvent distraire de l'intrigue principale. Bien que ces moments soient souvent visuellement attrayants, ils peuvent parfois entraver le flux narratif.
En somme, "L'innocence" est une œuvre cinématographique remarquable qui traite de sujets délicats avec une grande compétence. Malgré quelques faiblesses dans le rythme, la combinaison de performances fortes, d'une réalisation impressionnante et d'une musique poignante fait de ce film une expérience notable et touchante.
excellent film ,à ne pas manquer scnénario très interessant qui crée vraiment le suspence jusqu'à la fin du film .(2h) très belle bande son/MUSIQUE très bons interprètes
Superbe scénario, image éclatante, comédiens totalement crédibles, ce film nous emmène par le bout du nez jusqu'à la révélation finale. Cette histoire d'amour enfantine n'a rien de simple et le choix de changer de point de vue fréquemment déstabilise et interroge sans cesse. C'est un monument de sensibilité et d'intelligence !
C'est un film qui te laisse cogiter pendant un moment sur la nature du problème. Quel personnage est réellement étrange dans cette histoire ? Qui dit vrai ? Les différents scénarios présentés avec les points de vue des personnages principaux nous démontrent que tout n'est qu'une question de perception. J'ai rarement vu un tel thriller spoiler: s'orienter vers une histoire d'amour . Un film qui occupe la tête.
La récompense est à la hauteur de la patiente que demande ce film. La succession des points de vue illustre à quelle point la vérité est fragile, l’opinion malléable, les enfants cruels entre eux, les adultes parfois imperméables à leur mal-être, leurs sentiments et leur véritable nature. Le procédé est classique mais sa mise en œuvre remarquable de même que la réalisation
Il faut attendre la troisième partie du film (le récit depuis le point de vue des enfants) pour que l’intrigue se révèle dans toute sa complexité, et on pourra peut-être regretter la longueur des 2 premières séquences (la mère, puis le professeur)... Il n’empêche que Hirokazu Kore-Eda raconte les mystères et la cruauté de l'enfance avec une très grande habilité. Tout en distillant les indices et les fausses-pistes comme dans un suspense policier, il dénonce aussi la brutalité de la société japonaise engoncée dans des codes sociaux oppressants et avilissants
L'Innocence est un magnifique film fleuve qui met en perspective trois points de vue différents sur des relations adolescentes : la mère d'un enfant peu causant dans un premier temps, un professeur injustement accusé dans un second temps et enfin le jeune adolescent lui-même, découvrant sa sexualité dans une troisième partie particulièrement émouvante. Kore-Eda avait déjà sublimé l'adolescence avec Nobody knows, il y a près de vingt ans, il récidive, et ce pamphlet contre la masculinité toxique est servi par des acteurs bouleversants, malgré la barrière culturelle.
Pas forcément férue de films asiatiques , ce sont les bonnes critiques qui m'ont convaincue.... ....bon! Plutôt déçue à l'arrivée. Film trop..trop lent....qui n'a pas su me émouvoir.... Ok je comprends le prix du meilleur scénario à Cannes , mais ça ne suffit pas....des cris et des larmes entre autre de la mère quelque peu incompréhensibles.... Essayer de comprendre la mentalité japonaise très différente de celle des européens... Ce n'était pas un film pour moi....
Prix du scénario (Cannes 2023) " l'innocence" (seizième long métrage de fiction de HKE) est le quatrième opus primé dans un grand festival international ( Cannes, Venise, Berlin) du cinéaste.
Après " nobody knows" ( prix d'interprétation Cannes 2004) " une affaire de famille" ( palme d'or 2018) et " tel père, tel fils" ( prix du jury , Cannes 2013) ce dernier titre représentant ( selon moi ) son meilleur film à ce jour, en tout cas celui que je préfère et très largement.
HKE reprend ici des thématiques qu'on a vu traitées dans des titres célèbres du septième art , celui de la rumeur qui percute de façon funeste la vie d'une innocent. On pourra ainsi parmi de nombreux titres, citer " la rumeur" de W.Wyler ou " la chasse" de Thomas Vinterberg.
Le cinéaste japonais ( certains le baptise du surnom " le petit fils de Ozu" en raison de la thématique de la famille et des liens interfamiliaux qui constituent une de ses principales sources d'inspiration ) ajoute ici à la rumeur, la thématique de la naissance du désir homosexuel à l'adolescence, sur fond de sentiment culpabilité ( L.Dhont et " close" grand prix du jury à Cannes 2022, n'est pas éloigné par la thématique abordée ici).
Cependant malgré l'intérêt que présente le scénario, son traitement est ( selon moi) discutable. Beaucoup trop long, ( les dernières quarante cinq minutes s'étirent inutilement en présentant des scènes qui n'apportent pas grand chose au propos).
" l'innocence " présente, à mon avis, son meilleur profil pendant sa première heure qui tient assez bien la route et laisse espérer un titre d'un meilleur standard que l'impression qu'il m'a laissée lorsque le générique de fin apparaît à l'écran.
Certes, la photo et les cadrages illustrent le professionalisme du cinéaste mais le montage trop relâché et un propos trop dilué ne m'ont pas convaincu pour susciter mon adhésion totale à cet opus ( à mes yeux) en demi teinte.