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brunocinoche
137 abonnés
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3,5
Publiée le 29 décembre 2023
La même histoire vue à travers el regard de différents protagonistes, c'est l'option choisie par le cinéaste japonais Kore-Eda pour raconter son nouveau film, option certes pas nouvelle mais toujours originale et indéniablement efficace. La dernière partie se révèle la plus passionnante car le cinéaste aborde enfin le sujet qu'il nous cache depuis le début et l'on a le sentiment que certaines scènes ne sont pas vraiment utiles et l'on se concentre sur des personnages finalement totalement étrangers au propos essentiel. Le film présenté à Cannes est finalement reparti avec le pris du scénario car le professionnalisme du cinéaste a su le mettre en valeur et atténué ses défauts cités plus hauts. Au global, le film est effectivement de belle tenue et mérite le détour. A noter enfin la très belle BO de Sakamoto, une de ses dernières, sinon la dernière !
Perdu par la première partie et kz point de vue de la mère, le film décole et se sublime sur le dernier acte où les éléments s'emboitent les uns aus autres. Malgre cette fin, le film n'a pas réussi à me toucher et m'émouvoir.
L'année 2023 est une année rocambolesque dans le monde du cinéma. Le nouveau film de Hirokazu Kore-eda (réalisateur de "tels père, tels fils") revient pour son nouveau film Intitulé "L'innocence".
Encore une fois, ce réalisateur réussit à nous toucher en plein coeur. Son histoire est si touchante et si magnifique. Le scénario est vraiment bien écrit et d'une maitrise total. L'art de communiquer l'intrigue et l'avancé de l'histoire sans en dire le moindre mot.
Magnifique ! Un des meilleurs films de l'année 2023
Sans doute pas le plus grand Kore-eda mais une fois de plus il réussit à nous immerger dans une structure narrative que j'adore : découvrir une histoire et la faire progresser au travers différents points de vues. C'est subtil, humain, désespéré parfois. C'est très bien :)
e me suis vraiment ennuyée pendant deux heures six en constatant que le métier de profs n’est pas forcément plus simple au Japon face à des ados menteurs et des parents vindicatifs. Film très répétitif, nombreuses scènes de cris et de fureur. Décidément je deviens hermétique au cinéma japonais!
Film assez obscur si on n'a pas lu au départ le synopsis, lequel après visionnage apparaît candide et limite pénible. Ça n'a vraiment pas grand intérêt après le 1er tiers-temps qui pouvait effectivement intriguer, un peu.
L'innocence n'a pas la puissance des grands films de Kore-eda. On est assez loin des bouleversants et passionnants Nobody Knows ou une affaire de famille. Or le gros problème du film est ce qui lui a valu un prix à Cannes, c'est-à-dire son scénario. En multipliant les points de vue et les retours en arrière, Kore-eda empêche l'émotion d'affleurer tout en sacrifiant l'axe narratif de certains personnages. Si le propos du film est louable et que certaines scènes sont d'une grande poésie, on aurait préféré un autre traitement que celui proposé par le cinéaste. Kore-eda filmé cependant toujours aussi bien l'enfance n'omettant ni la tendresse ni la cruauté et réussit néanmoins brillamment le récit d'une amitié amoureuse. Bref, un Kore-eda mineur mais non dénué de la beauté qui caractérise son cinéma.
"Un enfant aux yeux de lumière est-il à secourir ou à redouter ? S’il est réellement le "Monster" que tout le monde décrit, ne s’inscrit-il pas dans le cercle vicieux de nos parents, nos aïeux, nos amis, nos amours ? Ce brillant retour d’Hirokazu Kore-eda sur la Croisette vient nous éclairer sur ces différents points de vue."
"C’est avec un esprit clairvoyant que Kore-eda nous invite dans la pénombre. Mais pour ne pas perdre son audience dans ce décor semi-bétonné et semi-rural, il prend soin de nous guider aux couleurs de l’incendie, vers lequel tous les protagonistes se tournent sans pour autant distinguer ce mal qui va profondément les atteindre. On retrouvera tout ce qui fait la noblesse de ces grands auteurs, en mêlant intimement le drame familial à la délinquance juvénile, une aire de jeu qui ne demande qu’à être remplie, avant de faire chuter le premier domino sur le suivant."
"Et n’oublions pas de citer Ryūichi Sakamoto, dont les partitions de Furyo et du Dernier Empereur restent emblématiques après sa récente disparition il y a deux mois. Si le cancer a emporté sa vie, sa musique et son esprit traversent ce film avec une tendresse stupéfiante. L’image est d’autant plus sublimée par les petites notes qu’il pianote, tel un parent qui encourage les jeunes héros à trouver leur voie, malgré l’adversité et malgré l’image de créatures hideuses qu’ils renvoient. L'Innocence (Monster) d’Hirokazu Kore-eda est assurément le coup de foudre dont on a besoin, qu’il convient de chérir le plus longtemps possible et qui ouvre la compétition cannoise avec une sensibilité qui va droit au cœur."
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Ayant dit à un ami que je me préparais à aller voir le dernier film de Kore-eda, il m'a répondu, sachant que je n'ai guère d'affinité avec ce réalisateur, "Tu es maso". "Non, pas tout à fait maso", fut ma réponse, "puisque j'avais beaucoup aimé "Notre petite sœur"". Eh oui, ayant vu tous les films de Kore-eda, le seul qui, jusqu'à présent, a trouvé grâce à mes yeux, c'est "Notre petite sœur". Certes, les sujets que traite Kore-eda sont en général intéressants mais son habituelle paresse cinématographique rend ses films particulièrement gnangnans et ennuyeux et, en plus, le plaisir sadique qu'il aime prendre pour compliquer ses scénarios les rend très souvent incompréhensibles. Ce n'est sûrement pas avec "L'innocence" que mes relations avec le cinéma de Kore-eda vont s'améliorer, ce film étant peut-être ce qu'il a fait de pire. Trois visions pour une seule et même histoire, la première étant la moins insupportable, la 3ème la plus insupportable. On se demande bien comment ce film a pu recevoir le Prix du scénario au dernier Festival de Cannes !!
Au début du film, on voit une mère veuve qui élève seule son fils encore enfant/ado mal dans sa peau, le protège ,croit comprendre son mal-être par l'attitude de l'un de ses professeurs. Celui-ci a t il été violent ? Au cours de confrontations avec le professeur, assisté de ses collègues et de la directrice de l'établissement, elle cherche à lui faire reconnaître son comportement déplacé. Ces scènes sont assez pénibles, car le réalisateur nous montre des professeurs et une directrice qui, par peur du scandale, se courbent, au sens propre comme au sens figuré, devant cette mère, sans discussion, au point que c'est elle qui leur intime de s'assoir plutôt que de se courber quasiment jusqu'au sol. La société japonaise montrée ici est encore pleine de lourdeurs. Ils se feraient tous hara kiri qu'on ne serait pas étonnés ! Puis vient le point de vue du professeur, des élèves, etc et le montage avec des allers retours n'est pas toujours limpide, même si c'est un hommage au maître qu'était Kurosawa. Heureusement, les choses deviennent limpides quand Hirokazu Kore Eda nous dépeint l'amitié et même l'amour naissant, tout en restant assez platonique, entre deux camarades de classe, leur complicité de fugueurs dans la campagne et les bois environnant Tokyo, leurs rêves de réincarnation. La campagne ensoleillée est filmée avec beaucoup de poésie, d'ailleurs un des jeunes garçons connait le nom de toutes les fleurs de cette belle campagne! .