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Nums75
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2,5
Publiée le 9 février 2024
spoiler: La découverte de l'homosexualité de ces très jeunes adolescents, filmée ici sous plusieurs points de vue qui permet de souligner la totale incompréhension des adultes, eux-mêmes déjà en perdition par rapport aux normes sociales traditionnelles. Le sujet et l'angle sont intéressants, mais le procédé narratif est un peu manipulateur et appuyé, et la réalisation un peu lourde, les acteurs ne faisant pas dans la finesse.
Incursion dans l'école à la japonaise, dans la démarche de recherche de la vérité, comme dirait le code pénal. Car c'est bien de cette quête qu'il s'agit. La méthode des regards croisés est déjà vue mais très intéressante et très bien menée. Film très pédagogue et inspirant. À voir et méditer !
Kore-eda nous raconte une histoire d’amitié bouleversante entre deux enfants. Afin de mettre en lumière la réalité complexe, il choisit de raconter l’histoire du point de vue de plusieurs personnages. A ne manquer sous aucun prétexte.
Quelques ellipses un peu alambiquees sur la partie professeur . L'avantage d'aller le voir dans tien savoir est qu'on est lance sur toutes les involorehensions. Le but du realisateur est de montrer toute la difficulte pour les uns et les autres a se comptendre l ... Au fond il reste positif . Comprenez vous les uns les autres et soyez heureux
Très bon film, prenant, scenario qui mérite son prix à Cannes. Deux-trois invraisemblances pour moi, et une incompréhension qui n'est pas répondue. La fin est le seul bémol d'un très bon film
Un bon film avec un vrai bon scénario. L'histoire est vraiment bien racontée, sous l'angle de plusieurs personnages. La vérité s'offre à nous d'une façon tendrement à la fin du film.
Un scénario original. Si la première partie laisse présager une histoire d'enfant mal dans peau et élevé par une mère célibataire, l'histoire nous emmène bien au delà avec les histoires au regard d'adulte et celle vue par les enfants. Un film auquel on repense....néanmoins quelques longueurs.
Un de mes cinéastes préférés du moment, Kore Eda, et pourquoi ? Car il construit une œuvre sur la famille, les liens filiaux ; et qu’à chaque film, il apporte une nouvelle pierre à l’édifice. A chaque fois on pense qu’il a fait le tour de la question mais il déniche un nouvel angle, une nouvelle problématique. Ce film, Prix du scénario à Cannes, sur l’enfance et la violence à l’école ; est un film en trompe l’œil et en fausses pistes qui traite en fait d’un sujet tabou au Japon qu’il convient de conserver secret tant il fait le sel de la dernière heure de ce film. Plus le film avance, plus la grâce et l’émotion affleurent ; car il se concentre de plus en plus sur les enfants. En avançant, on comprend que le véritable sujet n’était pas celui que l’on croyait ; on est baladé. Au-delà du thème, c’est aussi un film de dispositif : une même réalité vue différemment que l’on soit la mère, l’enfant ou le professeur ; c’est le seul bémol, cette première partie est quelque fois brouillonne. Aussi Kore Eda en quelques plans parvient si facilement à caractériser un personnage, créer du préjugé et nous montrer qu’en fait on s’est tous biens plantés. Le ouïe dire et non dire tiennent une place prépondérante dans ce film et démontre comment la rumeur peut faire des ravages et détruit tout sur son passage. Et quand on attend de ce suspense que le cinéaste nous livre la vérité sur cette histoire de violence scolaire, il prend scénaristiquement un chemin de traverse pour son dernier tiers ; chemin qu’il traite avec énormément de délicatesse sans en faire un sujet de société ou un film dossier. C’est aussi un film sur le mensonge, comment dès le plus jeune âge on doit apprendre à cacher sa vraie nature pour vivre tranquillement et paisiblement. Quel artiste et quel cinéaste de l’enfance ce Kore Eda !!! Et la fin est d’une poésie incroyable tout en symbolisme nippon autour d’un chemin dans la nature. La fin pourrait être larmoyante et tragique, Kore Eda en fait un espoir, son ouverture est magique. Je suis sorti de la salle en me disant, il faut que je le revois ; c’est un film qui infusera dans votre esprit. C’est un film qui durant 2h10 fait travailler le spectateur ; il vous mettra en perpétuel réflexion, c’est jouissif. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Bon…à la différence de nombre d’avis enjoués sur ce film, moi je n’ai pas du tout accroché. L’intérêt principal réside dans le traitement cinématographique du scénario assez prenant, c’est vrai, mais devenant sur la fin carrément étouffant. On réalise à quel point les japonais sont depuis des siècles un peuple bien plus pragmatique que religieux. La plupart d’entre eux sont bien plus superstitieux que fidèles aux préceptes des grandes religions, ils sont souvent désemparés face à la mort. Ici la mort du père de l’enfant est vécue comme une terrible énigme. Et s’il s’était réincarné en cheval ? Ce serait bien, non? On pourrait monter sur son dos!!! Ou alors en insecte, ou alors en gros porc baveux …Ah zut…là c’est plus gênant. L’enfant est complètement paumé malgré l’amour indéfectible de sa mère. Son environnement à l’école primaire dont il dépend apparait cruel et pour le moins complexe. Le réalisateur se complaît à évoquer d’une manière qui mêle à la fois le bucolique et le psychique dans une ambiguïté de genre progressive, inhabituelle et oppressante. Clairement je suis resté véritablement insensible à tout cela.
Prix du scénario à Cannes largement mérité ! L'écriture est poétique et percutante à la fois, la tension dramatique est présente tout au long du métrage et vous transporte dans des directions inattendues. Une narration surprenante, perturbante voire dérangeante, qui plonge le spectateur dans une profonde réflexion mais prend progressivement tout son sens. Le casting est parfait. Belle mise en lumière des enjeux contemporains de la société japonaise, dans une mise en scène et une bande sonore remplies de beauté !
Juste convenable. Une première partie pas très passionnante, où on s'ennuie ; et ensuite, on a les explications et ça devient bien mieux. Mais le mal était fait ..
L'innocence nous emmène dans une histoire qui nous laisse voyager. Au fur et à mesure du film, les véritables enjeux se révèlent, avec émotion et sensationnel. Hirokazu Kore-eda ne nous dit pas tout et laisse au spectateur ce plaisir précieux, face à une histoire aussi réjouissante que dramatique.
La vérité a plusieurs visages, c'est ce qu'on peut retenir de ce film. Le comportement de Minato est troublant, il devient distant et taciturne avec sa mère, et est parfois épris de colère et de tristesse. Mais pourquoi ? Au fur et à mesure, le point de vue de sa mère, de son professeur et de lui-même sont dévoilés, à tour de rôle, et nous permet de cerner la véritable raison de ce mal-être. Est-ce que Minato est celui qui harcèle son camarade de classe, Yori, comme son professeur l'affirme ? Est-ce que M. Hori est celui qui martyrise Minato, comme sa mère le comprend ? Est-ce que la vérité est toute autre ? En tout cas, le fin mot de l'histoire est inattendu. La réalisation de Hirokazu Kore-eda porte bien son nom. L'innocence de Minato et de Yori est si belle à voir.
Partie voir se film sur la bande annonce et les bonnes notes d'allociné, j'y suis allée sans connaitre le détail de l'histoire ni la construction de réalisateur en multi points de vue. J'ai donc été surprise et par la profondeur de film et par la clé de l'histoire. Le puzzle se met en place petit a petit ; on n'est parfois perdu quant à son opinion des personnages (il/elle est il/elle vraiment méchant ? qui a fait réellement quoi ?) et soudainement tout s'éclaire.
Certains passages du film sont "un peu" long mais on ne s'ennuie pas et reste intrigué quant à la vérité . Une belle surprise