Un film d'humour noir espagnol, allons-y ! Et il s'avère plus noir que humoristique, me mettant mal à l'aise et ne comprenant pas trop pourquoi le réalisateur est parti dans cette direction de traitement scénaristique... Un résumé sur un sujet quotidien pouvait ouvrir la porte à pas mal d'idées, mais je n'ai pas adhéré à celle-ci. Si le début avait l'air prometteur, la suite tourne en rond, nous provoquant sentiment de malaise et incompréhension face à l'évidence. J'en ressors en ayant la sensation d'avoir fait un mauvais rêve.
Difficile de dire qu'Accident domestique n'est pas un film de qualité : il est bien interprété, réalisé avec précision, prend très rapidement un tournant inattendu puis maintient une hypertension continue insoutenable. Et pourtant c'est un film que je ne pourrai jamais revoir car l'histoire est un cauchemar absolu, intense, radical et extrêmement éprouvant. Pour spectateurs avertis uniquement, empathiques et coeurs tendres, passez votre chemin sans regret.
Non seulement le film est nul sans oublier le scénario mauvais. Comment peut-on faire face à une telle situation. Quant aux acteurs, je n'en parle même pas. Cela ne mérite même pas 1/2 *. Stupide....
Maria & Jesús sont jeunes parents et décident d’acheter une table basse. Ce qui devait être en apparence qu’un banal achat va se transformer en objet de la discorde et surtout, lors de la phase de montage, une simple vis manquante va transformer à tout jamais leur banale existence…
“La Mesita del comedor” est sorti en Espagne à la fin de l’année 2023 (dans un tout petit circuit de salles) et n’aura eu de cesse de faire la tournée des festivals à travers le monde sans jamais parvenir à trouver de distributeurs (le film a été exploité dans 2 ou 3 pays à peine, ce qui n’est jamais bon signe). Si bien qu’il débarque enfin dans l’hexagone, près d’1 an ½ plus tard, qui plus est, en sortie technique (tout juste 60 écrans, c’est dire l’absence d’intérêt suscité).
Le second long-métrage de Caye Casas est lourdement handicapé par des problèmes de rythme. C’est très long à se mettre en place, d’autant plus qu’il n’y que très peu de protagonistes et que l’intégralité du film se déroule dans une seule et même unité de lieu et de temps. Si bien que l’ensemble finit rapidement par tourner en rond. Tout est étiré en longueur pour maintenir le suspens (de la découverte par la mère), sauf qu’à force d’étirer l’intrigue, on finit par se lasser. Le film aurait gagné à être resserré, quitte à n’en faire qu’un court-métrage.
S’il y a un domaine du cinéma dans lequel le manque de moyens financiers est loin de représenter un lourd handicap mais s’avère au contraire, le plus souvent, un avantage certes inattendu mais bien réel, c’est bien celui de la comédie noire et encore plus si vient se greffer dessus une quantité plus ou moins importante d’horreur à l’état pur. En effet, ce manque de moyens financiers va exclure l’utilisation d’effets spéciaux onéreux et obliger le réalisateur ou la réalisatrice à se montrer plus inventif et à faire appel à bon escient à d’adroites ellipses. En voyant Accident domestique, on soupire d’aise en imaginant ce qu’aurait pu donner ce film si Caye Casas avait eu à sa disposition un budget beaucoup plus conséquent. Bien entendu, rien ne permet d’affirmer qu’il aurait fait mauvais usage de ces moyens supplémentaires (ça, on le saura peut-être si, un jour, pour lui, l’argent coule à flot pour un futur film se positionnant dans le même domaine), mais, au moins, on évite là ce qui, dans le domaine de l’horreur, aurait été insupportable à regarder et on peut se concentrer sur certains traits d’humour et sur la tension générée par le fait qu’on a un coup d’avance sur les protagonistes du film à l’exception de Jesús qui lui a un coup d’avance sur nous et qu’on se demande bien ce qui va se passer lorsque, forcément, arrivera le moment où on se retrouvera tous à égalité. La manière de filmer de Caye Casas est nerveuse, faite de plans très courts. Quant à la distribution, on regrette parfois que Estefanía de los Santos, l’interprète de Maria, en fasse parfois un peu trop en ce qui concerne les mimiques et on apprécie au contraire le naturel dont fait preuve Claudia Riera, l’interprète de Cristina.
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ls sont là, tous les deux, aussi médiocres que terrifiés. Lui est un animateur de télé au bout du rouleau, le genre qui croit que l'audimat est un absolu moral, elle est une femme au bord du gouffre – ou déjà dedans, avec des fleurs sur le balcon comme seules alliées. Ils s'aiment, sans doute. Mais on s’aime mal, quand on se hait autant. Dès l'ouverture, l'accident est là : brutal, grotesque, à la frontière du cartoon et du drame grec. Et tout le reste du film, c’est la tentative dérisoire de recoller un monde qui ne voulait plus tenir.
Caye Casas, dont le nom pourrait aussi bien être celui d’un tueur à gages que d’un artisan du malaise, manie le genre avec une précision sadique. Il filme comme on pointe un doigt sur une plaie mal refermée, il s’amuse du malaise, le tord, le laisse s’infiltrer entre les répliques, les cadres, les silences, les pleurs étouffés et les cris contenus. Son couple principal, de plus en plus coincé dans un mensonge improvisé, devient le théâtre d’une dissection de la lâcheté ordinaire. Et ce qui devait n’être qu’un mensonge de quelques heures devient une nasse qui se resserre, lentement, méthodiquement, délicieusement.
C’est noir, bien sûr. Mais un noir qui ne cherche pas la profondeur métaphysique. Ce n’est pas Bergman, c’est plutôt du Chabrol sous acide. Une méchanceté assumée, qui renonce à toute rédemption. À mesure que les décisions s'enchaînent – toutes mauvaises, toutes humaines – le film se transforme en cauchemar de velours, où chaque action empirique semble être la meilleure jusqu’à ce qu’elle devienne la pire. Il y a du vaudeville dans ce jeu de cache-cache avec la vérité, mais un vaudeville sans portes qui claquent : ici, les portes s’entrouvrent et laissent passer l’odeur du sang.
Casas filme l’échec moral comme un sport de combat. C’est frontal, mais jamais bête. Cruel, mais jamais cynique. La mise en scène, faussement sage, cadre au millimètre des visages qui se décomposent avec une beauté presque picturale. Le rythme, lui, avance sans secousse mais sans répit. Il n’y a pas de crescendo, seulement un glissement. Une pente. Une descente. Et en bas : un néant familier, celui qu’on connaît tous un peu, mais qu’on préfère ignorer.
Accident domestique, c’est la preuve qu’un film peut être impitoyable sans être lourd, qu’il peut être drôle sans jamais chercher la blague, et que parfois, ce qu’il y a de plus terrifiant, ce n’est pas la mort. C’est d’avoir voulu vivre à tout prix.
de l'humour noir mais toujours très premier degré. Un film avec un dispositif intéressant, une caméra hyper empathique et une scène finale qui tarde à arriver mais qui vaut vraiment le coup. à découvrir sans en savoir trop sur le film.
Humour noir et intensité à chaque instant, font du film de CASAS, un moment aussi étrange que particulièrement amusant, une œuvre qui nous hérisse le poil, qui nous mets mal, qui nous amuse pour autant, bref, une jolie et surprenante pépite de genre
Un humour douteux pour ce film pourtant dramatique. The Coffee Table m'a perdu avec sa mise en scène incompréhensible et irréaliste pour tenter de dissimuler ce qui est pourtant évident. J'ai trouvé ça très forcé et peu convaincant.
C'etait pas mauvais, ça m'a juste parru un peu vide au millieu. Beaucoup se passe au debut, beaucoup a la fin, mais tout ce qui se passe entre etait un peu trop plat a mon gout. Très bonne histoire malgrès tout
Très bon thriller, qui se concentre uniquement autour de la gestion du stress et de l'annonce impossible d'une mauvaise nouvelle. La durée du film est carré