Pas facile de garder le sourire après ça !
En 2022, Smile n°1 avait rapporté 217 millions de dollars pour un budget dérisoire de 17 millions ! Il n’en fallait pas plus pour demander à Parker Finn de reprendre les commandes d’un 2ème opus. Voilà qui est fait avec ces 132 beaucoup trop longues minutes. À l’aube d’une nouvelle tournée mondiale, la star de la pop Skye Riley se met à vivre des événements aussi terrifiants qu’inexplicables. Submergée par la pression de la célébrité et devant un quotidien qui bascule de plus en plus dans l’horreur, Skye est forcée de se confronter à son passé obscur pour tenter de reprendre le contrôle de sa vie avant qu’il ne soit trop tard. J’ai écrit « trop longues » car souvent répétitives et, qui plus est, n’en finissent pas de finir. Et c’est d’un lassant.
1ère critique : Le film réexplique ce qu’on a vu il y a deux ans. A bien y regarder, le seul changement, c'est que la victime n'évolue plus dans le milieu médical mais dans celui de la chanson. Et encore, ici, on n’entend jamais l’héroïne chanter. 2ème gros bémol dû à la crainte panique des scénaristes de voir le public somnoler. Ce film, - au demeurant techniquement bien fait… mais quand on voit ce que Tim Burton obtient avec des bouts de ficelle et carton, on se demande où passe le budget -, ,’ pour seul moteur que les jumps-scare le plus souvent tonitruants, pour créer une angoisse parfaitement factice. 3ème et dernier problème, mais pas des moindres, la bande-son ! Agressive, insupportable, sans doute dangereuse pour les tympans et les nerfs… ce n’est pas parce qu’avec les nouvelles Dolby on peut tout se permettre qu’il faut… tout se permettre. Passées les bornes, il n’y a plus de limite. Et nous infliger un Boeing au décollage toutes les 3 ou 4 minutes, c’est sans aucun doute un tantinet abusif. Bon vous voilà prévenus. Vous ne viendrez pas vous plaindre. Sans parler des affèteries de mise en image, les dialogues (???) qui nous submergent sous les fuck et fucking pratiquement à chaque phrase, et enfin l’ascension dans le gore tout au long du film jusqu’au ridicule final… Bref, je n’ai pas beaucoup aimé !
Naomi Scott, en Taylor Swift version obscure, parviendrait presque à sauver le film du marasme et de l’ennui. Hélas, sa performance de scream girl n’y suffit pas. Les autres, Rosemarie DeWitt, Lukas Gage, Dylan Gelula, Miles Guttierez-Riley, Peter Jacobson, passent les plats avant de mourir dans d’atroces souffrances. Bon ! Là-dessus, qu’est-ce que vous voulez que j’ajoute : n’y allez pas !