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1,5
Publiée le 1 septembre 2025
L'Espagne est à un tournant de son histoire, car le pays doit voter pour décider ou non de confier la justice aux mains d'une intelligence artificielle. Le logiciel THENTE représente la promesse d'une justice objective, équitable, automatisée et dépolitisée. On a un aperçu de cette technologie, mais un drame vient rebattre les cartes quant à son application... En dépit d'un postulat de départ intrigant et intéressant qui pouvait permettre une réflexion sur la justice et sur le besoin de la moderniser en même temps que les avancées technologiques, "Justicia artificial" s'embourbe vite dans une histoire répétitive et dénuée de tension. Simón Casal ne développe jamais son idée de départ et se contente de faire un thriller conspirationniste faiblard et jamais engageant. C'est surprenant de passer autant à côté de son sujet. J'ai trouvé le film médiocre, insipide et particulièrement ennuyeux.
Un sujet d'actualité intéressant et traité pour la première fois à ma connaissance (doit-on remplacer l'activité humaine par une IA dans un domaine aussi important que la justice ?) malheureusement gâché par une fin complètement ratée. Les 15 dernières minutes du film bâclent le scénario en expédiant l'histoire à une telle vitesse qu'on ne comprend plus rien de ce qui se passe. D'autant que le film est relativement court et qu'il aurait beaucoup gagné à être rallongé d'une petite demi-heure pour bien poser les choses. Du gâchis.
Justicia Artificial m’a laissé avec un étrange vertige, celui qui naît lorsque la fiction frôle d’un peu trop près la réalité. Ce film espagnol, d’une actualité brûlante, pose une question aussi fascinante qu’inquiétante : un jour, l’IA pourra-t-elle juger un être humain ? Et si oui, à quel prix ?
Derrière cette justice prétendument impartiale et sans faille, on entrevoit les failles justement : l’absence d’intuition, d’humanité, de cette part de doute et d’espoir qui habite parfois les décisions humaines. Car juger, ce n’est pas seulement appliquer la loi, c’est aussi, parfois, la comprendre dans sa chair. Et c’est là que la machine, aussi sophistiquée soit-elle, montre ses limites.
Le film évoque aussi un thème glaçant : celui des privilèges, des passes-droits, de ces statuts “VIP” qui faussent la balance, même dans un système supposé neutre. L’illusion d’une justice objective vole en éclats. Ce que l’on croyait être un progrès technique devient un miroir de nos propres travers.
Un film intelligent, provocateur, qui pousse à réfléchir. Et si, au fond, la justice n’était juste que parce qu’elle est… humaine ?