La Terre vient d'exploser, ça devait arriver … Non, ce n'est pas une blague Andrukha, te confirme l'ordinateur de bord de ton rafiot de l'espace. Andriy Melnik, cosmonaute se retrouve seul à bord de son vaisseau-cargo, porte-containers. Son espèce entière a disparu. Il est le dernier humain vivant. Il n' a pour interlocuteur que Maxime, l'ordinateur qui s’occupe de l'entretien du vaisseau et a la responsabilité programmée de le maintenir en vie. Traité de façon sarcastique, les conversations entre l'homme et la machine sont désopilantes, comme celles de deux vieux potes inséparables mais qui par moments ne se supportent plus. A quoi bon jouer les catastrophés quand on sait que l'avenir n'est plus. Quand un jour, ou peut-être une nuit, il reçoit le message d'une française sur une lointaine station spatiale oubliée aux alentours de Saturne. Andriy, on dirait que tu n'es plus le dernier. Cette voix féminine pour seul rapport humain, à des milliers de kilomètres, devient peu à peu, familière, amicale, sincère, confidente. Il tente de la rejoindre. Elle s'appelle Catherine, elle est sa seule et unique nouvelle amie, porteuse d'espoir et d'amour impossible. Mais l'amour n'est éternel que dans la mort. Voilà un voyage, voyage symbolique et poétique qui pourrait aussi vouloir nous dire que la vie n'est pas, sans amour. Ma note sera de 3,11 sur 5. Parce que ce huis-clos est touchant, cocasse et honnête. Sa référence à 2001, Odyssée de l'espace, est aussi belle que triste. Âmes sensibles, surtout ne vous abstenez pas.