Un de mes films préférés, tout simplement. The Blues Brothers, c’est d’abord un duo mythique : Dan Aykroyd et le regretté John Belushi y sont au sommet de leur forme, drôles, sobres (en jeu, pas en substance !) et profondément attachants. Leur alchimie fait des merveilles dans cette cavale improbable à travers une Amérique déglinguée.
Le film vous fait aimer, ou redécouvrir, le blues, la soul, le rock’n roll, le rhythm’n blues. C’est un véritable hommage à cette musique noire américaine, avec des apparitions cultes de géants comme Aretha Franklin, James Brown ou Ray Charles, qui ne sont pas là pour faire de la figuration. Chaque scène musicale est une pépite, à la fois chorégraphiée, drôle, et habitée.
Et l’humour fonctionne à fond ! Le comique burlesque, les dialogues absurdes, les poursuites cartoonesques, les situations folles — on rit souvent, on rit fort. Mais The Blues Brothers, c’est aussi un film de quête, presque mystique.
Car Jake et Elwood ne sont pas juste deux types en costard. Ils sont en mission pour le Seigneur. Littéralement. Leur périple pour sauver l’orphelinat qui les a élevés prend des allures d’odyssée biblique, entre épreuves, adversaires (la police, les n*zis, une ex explosive…) et foi inébranlable. Leur objectif n’est pas l’argent, ni la gloire : c’est la rédemption. Et pour l’accomplir, ils sont prêts à tout,
même à retourner en prison
— comme des Moïse des temps modernes, guidant leur peuple par le groove jusqu’à la Terre Promise du bien commun.
Un film fou, musical, généreux, profondément humain et miraculeusement cohérent dans son chaos. Un classique immortel. Hallelujah.