Dès sa sortie de prison, Jake est emmené par son frère Elwood chez Soeur Mary Stigmata, qui dirige l’orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Ils doivent réunir la somme de 5000$ pour éviter l’expulsion…
Très librement inspiré du célèbre groupe musical éponyme monté par John Belushi & Dan Aykroyd dans la célèbre émission télévisée “Saturday Night Live� dans les 80’s, le film ne reprend que les célèbres personnages aux costumes et lunettes noires et nous entraîne dans une folle virée où les deux frangins doivent répondre à une “mission divine� en allant reformer leur célèbre groupe musical afin de récolter de l’argent et ainsi, sauver l’orphelinat qui les a vu grandir.
Pendant 130 minutes, c’est un joyeux foutoir (ou bordel, tout dépend comment on voit les choses) qui nous attend où pêle-mêle, les deux compères vont se retrouver pourchassés
par toutes les polices du coin, une bande de néonazis, des musiciens country et une femme redoutable (armée d’un bazooka, d’un lance-flamme et d’un fusil d’assaut). Un road-movie déluré et déjanté avec des scènes toutes plus cocasses et entraînantes les unes que les autres (le chant gospel, la destruction d’un mall lorsque la poursuite en voitures se produit au sein même du centre commercial, l’explosion d’un hôtel quand la police investit la chambre d’Elwood, sans parler de l’invasion de la place de la mairie de Chicago par toutes les polices, le SWAT et les militaires).
Bien évidemment, impossible de faire abstraction des invraisemblables poursuites et carambolages, 12 minutes de tôles froissées et de poursuites vrombissantes dans les rues de Chicago où l’on dénombre pas moins de 60 véhicules de police pulvérisées et une Ford Pinto lâchée en plein ciel (depuis un hélicoptère).
John Landis (Hamburger Film Sandwich - 1977) réalise ici une savoureuse comédie policière au rythme entraînant et pour cause, on y retrouve des légendes de la musique noire US telles que James Brown, Cab Calloway, Aretha Franklin, ainsi que Ray Charles (au son de leurs plus gros hits). On y retrouve aussi des actrices de renom telles que Kathleen Freeman & Carrie Fisher. A noter enfin, l'existence d'une suite, près de 20 ans plus tard, avec Blues Brothers 2000 (1998), parfaitement opportuniste (et remake officieux) dénuée du moindre intérêt.
(critique rédigée en 2010, actualisée en 2024)
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