Fermer les yeux
Note moyenne
3,8
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65 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 septembre 2023
La bande-annonce m'avait vraiment donné envie : Julio Arenas, un acteur en plein tournage d'un film, disparaît du jour au lendemain sans aucune trace. Ce n'est que trente ans plus tard que le réalisateur dudit film, Miguel Garay, retrouve Julio, mais qui sait ce qu'il lui est arrivé...

Le film commence et on se demande déjà ce qui se passe : les 15 premières minutes sont consacrées à la dernière séquence qu'a filmée Julio Arenas. L'intrigue du film ne commence qu'après cela ! Et quelle intrigue ennuyante... Pendant la première moitié de 'Fermer les yeux', soit 1h30, Miguel ne fait qu'échanger avec d'autres personnes sur la disparition soudaine de son ami acteur. Et ce n’est que bout de ses longues discussions qu'il a enfin une piste pour le retrouver !

La seconde moitié du film est un peu plus intéressante mais ne reste pas moins ennuyante ! Miguel découvre que son ami ne se souvient pas de sa vie passée, ni même de son nom. Le réalisateur, ainsi que les proches de Julio, essayent de lui faire recouvrir la mémoire en lui montrant la séquence de fin du film qu'il tournait. Et 'Fermer les yeux' se finit, littéralement, sur l'acteur qui ferme les yeux... Aucune réponse sur ce qu'il lui ait arrivé pendant 30 ans, ni pourquoi il a disparu et ni s'il finit par se souvenir... Soit une fin ouverte où on laisse le spectateur imaginer.

Et pas de chance, je déteste les fins ouvertes ! J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps face à ce métrage d'une longueur insupportable... C'était les trois plus longues heures de ma vie ! Le rythme est beaucoup trop lent, et je comprends que cela soit une métaphore sur le fait de retrouver sa mémoire, mais je pense qu'il y avait d'autres façons bien plus intéressantes de le faire...

Je ne recommande pas spécialement 'Fermer les yeux', à part si vous êtes sensible au parti pris du réalisateur, ou si vous avez du temps à perdre...
Eddie W
Eddie W

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2023
Interminable pensum qui se prend hyper au sérieux et nous renvoie aux grandes heures des produits culturels de Théo Angelopoulos et consorts. Ici tout est affecté, prétentieux. Le moindre silence, la moindre durée font miroiter un "c'est beau, hein" plein d'auto-satisfaction. Ça s'arrange un peu dans la deuxième partie, dans l'hôpital (il se passe enfin quelque chose) mais la fin est spoiler: d'une paresse scandaleuse : on coupe juste juste avant de savoir si la projection du film a permis à l'acteur amnésique de se souvenir. Comme si ça n'était pas un enjeu.
C'est méprisant pour le spectateur, et terriblement antipathique.
David Chollet
David Chollet

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2023
"Il n'y a plus de miracle au cinéma depuis la mort de Dreyer" déclare - à juste titre - un des personnages. La nostalgie qui parcourt ce - trop - long film ne débouche malheureusement pas sur la grâce espérée.
LARSEN
LARSEN

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2025
Du cinéma vaseux vu à travers la lentille d'un poisson mort. La teinte est glauque et verdâtre jusque dans les propos des personnages alcooliques, insipides et au charisme inexistant.
C'est un film à posture intellectuelle qui pose et ne remue rien.
La vieillesse est un naufrage certes mais ici tout est vieux et sans ressort, sans aucun humour non plus, une blague sur les embouteillages ne sauve rien et ne vous oblige pas à y rester tant elle évoque le film lui-même engonçé et sans ressort dramatique. C'est l'enlisement qui vous attend.
Un cinéma de ruine et de défaite? Parfait mais alors qu'il y aille franchement au lieu de bavarder sans discontinuer..
Il y a même une pointe de racisme incarné dans le personnage caricatural du domestique chinois tout droit sorti d'un album de Tintin "Le lotus bleu" (je ne spoile rien et c'est anecdotique).
Tout sonne faux et mou, les poches sous les yeux du personnage principal épuisées par tant de fadeur alcoolique et solitaire en témoignent, ne soulèvent aucune empathie et finissent par agacer.
Fallait t'il 2h40 de ce pensum pour nous rappeler l'échec global de cette histoire autocentrée et sa pseudo mise en abîme : à savoir l'échec complet du film. (je ne spoîle rien ici non plus)
Pourquoi ce délire dithyrambique et unanime de la part de la critique? Incompréhensible!
C'et engouement unanimei m'a amené à regarder ce pudding avarié et je ne comprends vraiment pas quelle pépite y trouver. Je n'ai sûrement rien compris à tant de subtilité noyée d'ennui.
Kiki Etu
Kiki Etu

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Déroutant, intriguant de prime abord. Et finalement charmant et franchement mélo… Mais pourquoi pas ! J’ai marché dans l’affaire, avec une petite pointe d’agacement, peut-être, lors d’un final quasi lacrymal, si j’en croyais mon émotion étouffée... Et pour une fois qu’un réalisateur ne transforme pas de vénérables bonnes sœurs en monstre de perversité.

Sur les premières séquences, on croit se retrouver dans un scénario à la Raoul Ruiz. Et puis non, le récit se structure, se linéarise entre road movie et thriller. Pas de malentendu ! Ce qui prime dans Fermer les yeux, c’est l’écrit et les dialogues, au plus près des visages. De la littérature en images, les personnages, servis par de sobres et grands acteurs (inconnus de moi, souvent ceux que je préfère), ont une vraie épaisseur et complexité. Et bien sûr, une vraie difficulté, vraie douleur, qui leur est commune : la perte, la disparition, réelle ou symbolique, subie ou volontaire, d’un enfant, de la mémoire, de sa propre histoire…

J’ai bien aimé l’idée, suggérée par le film, que le cinéma pouvait nous soigner, nous soulager, nous guérir peut-être pas, mais pas loin !

En sortant de la salle, je voulais prendre un verre dans mon bar habituel, seul en terrasse histoire de léviter quelques minutes encore parmi des scènes clefs du film. Le bar retransmettait un match de rugby. J’ai fui pour regagner mon lit et fermer les yeux à mon tour en direction du Triste Roi, d’une falaise la nuit, d’une maison de retraite havre de bonté et de cette projection dans une salle de cinéma désaffectée où un miracle pourrait peut-être advenir. Peut-être... Le plus simple, c’est que je retourne retrouver dans l’obscurité tout ce petit monde à l’écran lié par… « Le cinéma, disait André Bazin, substitue à… » Vous connaissez la suite.
CloakBack
CloakBack

9 abonnés 381 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2026
Fermer les yeux avance comme une enquête mélancolique autour d’une disparition et de la mémoire laissée par les images. J’ai reconnu la profondeur du projet sans réussir à entrer pleinement dans son rythme.

Avant de le voir, il faut savoir qu’il marque le retour au long métrage de fiction de Victor Erice après plus de trente ans d’absence. Figure rare du cinéma espagnol, Erice privilégie un style contemplatif attentif aux silences, aux lieux et aux traces du passé plutôt qu’à l’action. Tourné en Espagne dans des décors réels avec une mise en scène très épurée, Fermer les yeux s’inscrit dans une tradition d’auteur méditative. Il vaut mieux l’aborder comme une œuvre tournée vers le temps et la mémoire que comme un récit narratif classique.

Le film explore d’abord la disparition et ce qu’elle laisse derrière elle. À travers une enquête menée des années plus tard, il interroge la trace que les individus laissent dans la mémoire des autres. Les souvenirs apparaissent fragmentaires, faits de récits incomplets et d’images dispersées. Le cinéma devient alors une forme d’archive capable de préserver une présence lorsque les personnes ont disparu.

Fermer les yeux s’intéresse aussi au temps et à l’identité. Les personnages se confrontent à un passé qui ne subsiste plus que par fragments. Le film suggère que l’identité se construit en partie à travers ces traces et que le cinéma peut en devenir le relais lorsque la mémoire humaine s’efface.

Face au film, je dois reconnaître que je ne suis sans doute pas le public cible de ce type de proposition. J’en perçois pourtant les qualités. La réflexion sur le cinéma lui-même, le travail sur le temps et la mémoire, la maturité de la mise en scène ainsi que la dimension presque testamentaire du projet témoignent d’une œuvre pensée avec cohérence.

Cependant, je n’ai pas passé un très bon moment devant le film. Le rythme très lent, la narration diffuse et surtout la durée demandent une patience que je n’ai pas toujours réussi à mobiliser. Je comprends que ces choix font partie de l’expérience recherchée, mais ils m’ont tenu à distance et je dois avouer avoir manqué de m’endormir à plusieurs reprises.

Fermer les yeux reste une œuvre sincère et réfléchie sur la mémoire et le cinéma. J’en respecte la démarche et la maturité, mais l’expérience m’a laissé davantage admiratif de l’intention que réellement touché.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2023
Miguel, réalisateur de deux films, dont l’un inachevé, a du mal à joindre les deux bouts. Il accepte de se rendre sur un plateau d’une émission télévisuelle de personnes portées disparues. Il y a plus de 20 ans, il tournait un film avec son ami et grand acteur espagnol, Julio Arenas. Ce dernier s’est volatilisé avant la fin du tournage. A l’époque, on ne retrouva de lui que des vestiges de sa vie ; sa voiture, une paire de chaussures et sa longue veste au bord de l’océan.

Fermer les yeux et tenter de se souvenir ou non, d’être ou de ne plus être, le film espagnol nous emporte dans un voyage intime. Fermer les yeux pour tenter de se concentrer sur les paroles d’une chanson, de celles qui unissent les cœurs. La musique tout comme les odeurs, possède ce pouvoir de laisser s’échapper de la mémoire la plus enfouie, des trésors qu’on imaginait plus posséder. Elle a cette sensualité magique de nous faire voyager en nous-mêmes vers d’autres époques de notre vie.

Ce film d’une grande retenue, nous entraîne au plus près de ce qui nous construit intimement en tant qu’être humain et dans notre altérité. Mais aussi et surtout, il touche à l’essence même du cinéma. Un acteur donne vie à son personnage, il opère un dédoublement de personnalités pour nous faire croire en lui. D’autres films ont mis en scène cet essentiel qui fait cinéma. « La rose pourpre du cœur » de Woody Allen, dans lequel à contrario, le personnage traversait l’écran pour vivre une autre vie que la sienne. Il s'échappait dans le champ de la toile sous nos yeux, de celle inventée pour lui par le scénariste.
Julio Arenas tournait avant de disparaitre un homme en passe de recouvrir sa vie d’avant, s’il parvenait à retrouver une adolescente à Shangaï. Il entrait dans le château de Triste-le-Roi, à l’entrée du jardin, une sculpture au double visages, opposé l’un à l’autre.
Fermer les yeux et retrouver son enfance dans la chanson d’un parent, les ouvrir en grand pour tenter de percevoir les mots oubliés d’un couplet à côté d’un vieil ami, fermer les yeux dans un dernier souffle sous des doigts chéris ; le film nous embarque par petites touches délicates au plus près de cette intimité qui vient unir les êtres les uns aux autres.

Le film porte en lui la nostalgie romanesque de la grande époque du cinéma italien. Grande époque que vit aujourd’hui depuis plusieurs décennies le cinéma espagnol, tant par ses propositions multiples d’une grande richesse cinématographique que par la diversité des sujets abordés.

Fermer les yeux (Espagne – 2h49) de Victor Erice avec Manolo Solo, José Coronado, Ana Rorrent, etc.
serge tri
serge tri

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 septembre 2023
J'ai tenu une heure et 15 minutes car j'ai fermé les yeux plusieurs fois. Je me suis enfui ensuite car ce film ne présente aucun intérêt. Lent, soporifique, il ne se passe absolument rien. Nous étions deux du même avis. La seule bonne nouvelle est que nous avions des places a 5€ , ce qui permet de sortir avant la fin sans trop de regrets. A fuir.
Thierry de Cassan
Thierry de Cassan

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2023
Pour l'excellent jeu des acteurs, le scénario original, la mise en scène impeccable. Contre des longueurs - 30 minutes de moins, c'aurait été idéal.
Gaby58
Gaby58

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2023
Déçue par ce film qui avait de bonnes critiques mais que j'ai trouvé trop long et prétentieux. Je ne vois pas où le réalisateur a voulu en venir, ce qu'il a voulu démontrer.
Jérôme Sieurin
Jérôme Sieurin

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2023
ce film porte bien son titre : il ne m'a pas fallu longtemps pour fermer les yeux pour échapper à un ennui abyssal (Histoire de me faire mon propre film onirique). Au bout d'une heure, j'ai rouvert les yeux et décidé d'arrêter de m'infliger ce spectacle qui patauge dans un univers sinistre et sans intérêt ; un alignement d'acteurs et actrices amorphes, au bout du rouleau qui n'ont pas grand chose ni à dire ni à ressentir. Je passe les poncifs de la boîte à secrets, la guitare sur la plage, le piano désaccordé à côté de la cheminée, la pluie qui tombe au bon moment, sans compter l'affiche cliché à la Bergman (ou Almodovar) etc...et pourtant ça avait bien commencé avec cette histoire de détective privé acceptant la mission d'un sage séfarade parlant chinois pour retrouver une femme à Shangaï. Mais non c'était un leurre du cinéaste, histoire de nous appâter pour mieux ensuite nous enfoncer. Je ne connaîtrai jamais la fin mais au fond je n'en ai que faire. Le plus déroutant ce sont les critiques dithyrambiques autour de ce film, qu'aurait tourné un grand génie du cinéma. Un bien grand mystère aussi incompréhensible que le film lui-même !
VLM
VLM

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2023
Ode au cinéma, mais aussi à ce qu'il y a de plus simple et au fond d'essentiel dans la vie. Un bon film.
La Tornade
La Tornade

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2023
Film très prenant, même si l'histoire débute lentement et tu ne sais pas trop où on va nous conduire.... au bout de la première demie heure, tu t'installes dans ce décor et tu te laisses emporter par l'histoire. Bien filmé, bien joué avec une intrigue à la clé... à voir.
Piercenogan
Piercenogan

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2023
Un pur chef d'œuvre. C'est pour ce genre de film qu'on va au cinéma. Tout simplement le film de l'année et de ce début de décennie. Victor Erice revient 30 ans après son dernier film pour confirmer qu'il ne réalise que des chefs-d'œuvre. La scène de retrouvailles avec son ancien amour est d'une beauté absolue et quelle fin magnifique. À voir absolument.
LouiseK.
LouiseK.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2023
Il faut accepter le rythme (contemplatif) et la durée (2h30) du film. Une fois envouté(e), on ne peut qu'admirer la puissance de cette oeuvre, bien loin des standards du box-office habituels, et heureusement que ce cinéma-là existe encore (pour longtemps ?) "Fermer les yeux" interroge, subjugue, émeut, on n'en sort pas indemne et depuis deux jours que je l'ai vu je ne cesse d'y repenser. Une expérience intense.
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