Fermer les yeux
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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 août 2023
En 1947, dans une longère perdue au fond des bois, un riche propriétaire au crépuscule de sa vie reçoit une sorte de détective privé pour lui demander de retrouver sa fille kidnappée par sa mère en Chine.
On comprend que le long face-à-face est une scène d’un film dont le tournage en 1990 dût s’interrompre après la disparition d’un des deux acteurs. Vingt-deux ans plus tard, le réalisateur, contacté par une chaîne de télévision, replonge dans ce passé douloureux.

Pour comprendre et apprécier "Fermer les yeux", il ne faut pas arriver vierge au cinéma mais avoir fait ses devoirs. Il faut savoir que son réalisateur, Victor Erice, est un monstre sacré du cinéma espagnol, qu’il a quatre-vint-trois ans et qu’il a réalisé en tout et pour tout quatre longs-métrages, le premier remontant à 1973 (où jouait déjà Ana Torrent qu’on revoit ici) et le dernier en date de 1992. Ces éléments en main, on comprend deux choses. La première : le style étonnamment démodé de Fermer les yeux qui s’ouvre par un interminable dialogue qu’on croirait tout droit sorti d’un vieux film de Buñuel. La seconde : l’écho troublant entre la vie de Victor Erice, ses difficultés à produire ses films, sa tentation de se retirer du monde, sa foi inébranlable dans le pouvoir démiurgique des images et les deux personnages du réalisateur, qui part à la recherche de son acteur évanoui, et de l’acteur qui, dans le film, était chargé de retrouver l’enfant disparu d’un vieillard moribond.

Mais hélas – et c’est un problème récurrent – on ne va pas toujours voir un film après s’être préalablement documenté sur lui. Certains de mes amis font d’ailleurs profession de ne jamais rien en lire avant la séance pour ne pas être influencés. Je ne partage pas une telle radicalité – et je ne la prône pas car elle me priverait de 90 % de mes lecteurs ! – mais je reconnais à chacun le droit de faire comme il l’entend. Et en tout état de cause je n’imagine pas qu’on oblige les spectateurs de "Fermer les yeux" à se renseigner sur la vie de Victor Erice avant de leur donner leur billet d’entrée.

Le problème est que, sans ces clés-là, que je n’avais pas, je n’ai pas compris grand-chose à ce film et ai trouvé le temps bien long. Car "Fermer les yeux" dure deux heures quarante neuf minutes, une durée obèse que rien ne vient justifier. Aurait-il été amputé de moitié, il eût été probablement plus comestible. Mais cette soupe tiédasse diluée pendant une durée interminable devient vite insupportable. D’autant que la conclusion qu’elle nous fait miroiter nous laisse sur notre faim.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2023
film vu en plein Jet Lag et que j'ai beaucoup aimé

L'histoire : Julio Arenas, un acteur célèbre, disparaît pendant le tournage d'un film. Son corps n’est jamais retrouvé, et la police conclut à un accident. Vingt-deux ans plus tard, une émission de télévision consacre une soirée à cette affaire mystérieuse, et sollicite le témoignage du meilleur ami de Julio et réalisateur du film, Miguel Garay. En se rendant à Madrid, Miguel va replonger dans son passé…
Pourquoi j'ai aimé : probablement pour les mêmes raisons que j'aime les films de Nuri Bilge Ceylan.
C'est un film qui prend son temps, qui est résolument du côté de l'humain et qui sans raconter une histoire trépidante vous laisse une trace et vous interroge comme ceux du réalisateurs turcs.
Ici c'est clairement la mémoire et le souvenir qui sont convoqués avec une habile mise en abyme du cinéma en tant qu'art éclairant.
Direction d'acteur, photographie et musique tout comme son cousin Ottoman, Victor Erice est d'une grande délicatesse tout en sachant exactement où il veut aller.
C'est l'un des bons fims d'auteur de cet été !
Ploum
Ploum

18 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2023
Très long, très lent, très beau, très doux. Je n'ai pu résister à l'endormissement et ce n'était pas désagréable.
Antilles
Antilles

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2023
Film sublime ! la séance d 'ouverture dans un décor magique . Les acteurs magiques . L' histoire émouvante !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2023
Film intéressant mais avec des longueurs, dommage car le thème est bien sur l'existence et la vie de soi et des autres, un ailleurs rêvé pour un réel pas toujours apprécié
Aurélien Merceron Laubus
Aurélien Merceron Laubus

59 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2023
Une longue et douce immersion dans la quête mémorielle d'un réalisateur confronté à la perte inhérente à la vieillesse. Un film d'une beauté plastique et sensible exceptionnelle dont certaines séquences resteront longtemps gravées dans ma propre mémoire d'amoureux du cinéma.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2023
On a frisé le chef d’œuvre ! (d'où le 4 sur 5 !)
Mais pourquoi ce film est-il si long ?
Tout est signifiant ! Tout les plans, tout les dialogues ont leurs places pour évoquer le temps assassin et l'oubli.
Mais pourquoi est-ce si lent ?
C'est une superbe mise en abyme de l’œuvre cinématographique. Savoir caler un récit dans la bonne temporalité :
Mais pourquoi est-ce si long ?
Reste une ode magnifique à la nostalgie, sans aucun défaut si ce n'est que ...
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 août 2023
C'est certainement un très bon film, si j'en juge par des analyses compétentes.
Mais moi, j'ai subi d'interminables dialogues inintéressants voire soporifiques.
Peut-être la fin justifie le calvaire.
Je ne le saurai jamais...


Film fumeur
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2023
Miguel, réalisateur de deux films, dont l’un inachevé, a du mal à joindre les deux bouts. Il accepte de se rendre sur un plateau d’une émission télévisuelle de personnes portées disparues. Il y a plus de 20 ans, il tournait un film avec son ami et grand acteur espagnol, Julio Arenas. Ce dernier s’est volatilisé avant la fin du tournage. A l’époque, on ne retrouva de lui que des vestiges de sa vie ; sa voiture, une paire de chaussures et sa longue veste au bord de l’océan.

Fermer les yeux et tenter de se souvenir ou non, d’être ou de ne plus être, le film espagnol nous emporte dans un voyage intime. Fermer les yeux pour tenter de se concentrer sur les paroles d’une chanson, de celles qui unissent les cœurs. La musique tout comme les odeurs, possède ce pouvoir de laisser s’échapper de la mémoire la plus enfouie, des trésors qu’on imaginait plus posséder. Elle a cette sensualité magique de nous faire voyager en nous-mêmes vers d’autres époques de notre vie.

Ce film d’une grande retenue, nous entraîne au plus près de ce qui nous construit intimement en tant qu’être humain et dans notre altérité. Mais aussi et surtout, il touche à l’essence même du cinéma. Un acteur donne vie à son personnage, il opère un dédoublement de personnalités pour nous faire croire en lui. D’autres films ont mis en scène cet essentiel qui fait cinéma. « La rose pourpre du cœur » de Woody Allen, dans lequel à contrario, le personnage traversait l’écran pour vivre une autre vie que la sienne. Il s'échappait dans le champ de la toile sous nos yeux, de celle inventée pour lui par le scénariste.
Julio Arenas tournait avant de disparaitre un homme en passe de recouvrir sa vie d’avant, s’il parvenait à retrouver une adolescente à Shangaï. Il entrait dans le château de Triste-le-Roi, à l’entrée du jardin, une sculpture au double visages, opposé l’un à l’autre.
Fermer les yeux et retrouver son enfance dans la chanson d’un parent, les ouvrir en grand pour tenter de percevoir les mots oubliés d’un couplet à côté d’un vieil ami, fermer les yeux dans un dernier souffle sous des doigts chéris ; le film nous embarque par petites touches délicates au plus près de cette intimité qui vient unir les êtres les uns aux autres.

Le film porte en lui la nostalgie romanesque de la grande époque du cinéma italien. Grande époque que vit aujourd’hui depuis plusieurs décennies le cinéma espagnol, tant par ses propositions multiples d’une grande richesse cinématographique que par la diversité des sujets abordés.

Fermer les yeux (Espagne – 2h49) de Victor Erice avec Manolo Solo, José Coronado, Ana Rorrent, etc.
N Golfe
N Golfe

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2023
Une perle de grande valeur qui dépasse tous les films sortis cet été. Un univers qui nous fait oublier la durée de plus de 2h...a diffuser au réalisateur monsieur quand aller vous nous en faire un autre...merci
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2023
Victor Erice, cinéaste légendaire malgré sa courte filmographie, octogénaire, propose une réflexion sur le moment de la vie ou l'on se trouve inéluctablement à l'heure des bilans existentiels, mais aussi sur la force de l'amitié, la perte, la vieillesse, la mort qui rôde et sur ce qui au final, compte véritablement dans un parcours de vie.

Un cinéaste qui n'eut aucun succès part à la recherche d'un ami acteur qui disparu lors d'un tournage, sans laisser de traces et sans qu'on sache pourquoi.

Erice inscrit " fermer les yeux" au plan formel dans la tradition du travail de Théo Angelopoulos ( longs plans, moments de silence mêlés de nostalgie aux milieux de scènes de dialogues hypnotiques et introspectifs) et se rapproche à certains moments, au plan thématique de " le regard d'Ulysse" ( une des grandes réussites du cinéaste grec)

A mes yeux, " Fermer..." est formidable pendant les deux premières heures ; la dernière partie me semble parfois un peu trop relâchée et connait quelques moments d'essoufflement, mais c'est au final de la très belle ouvrage.

Toutefois, il faut préciser par soucis d'honnêteté à l'égard du spectateur éventuel que si le film s'adresse à tout le monde, il n' intéressera pas tout le monde en raison de son parti pris formel.

Les amateurs du cinéma d'Angelopoulous, de Ceylan ou de Béla Tarr trouveront dans le dernier opus d'Erice largement de quoi les satisfaire.
Michèle G
Michèle G

46 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2023
Le film « Fermer les yeux » de Victor Erice est la pépite cinématographique de cet été 2023. Cinéaste bien trop rare, son œuvre est à découvrir ou redécouvrir. En 50 ans de carrière, il n’a réalisé que quatre longs-métrages. « Fermer les yeux » est son quatrième.

Ce chef-d’œuvre bouleversant est une mise en abyme, subtilement orchestrée par le montage et ce rapport au temps que semble si bien connaître Victor Erice et avec lequel il jongle admirablement pour élaborer sa trame narrative.

Les frontières qui habituellement distinguent « le réel » de l’illusion et de l’imagination créative, disparaissent dans ce film. Les éléments qui les composent ou les représentent, comme par exemple des objets, forment une complémentarité qui rend un magnifique hommage au cinéma et à ses « accessoires ».

La très belle scène d’ouverture, filmée en 35 mm, nous plonge dans un univers dont l’action se déroule en 1947. Ce début nous entraîne dans une histoire dont on aimerait voir la suite ; mais une césure temporelle et pelliculaire nous oblige à quitter cette atmosphère envoûtante. Nous passons du 35mm au numérique et changeons ainsi d’époque. Nous voilà propulsé en 2012.

Le film tourné en 35 mm, dont on vient de voir un fragment, est inachevé. Il fut réalisé 20 ans plus tôt par l’un des protagonistes Miguel Garay. Dans ce nouveau temps numérique, nous y découvrons Miguel arrivant dans les locaux d’une télévision où il a rendez-vous. Il vient participer à une émission de « télé-réalité » dont l’objectif est la recherche de personnes disparues.

La présentatrice de l’émission s’intéresse à la disparition de l’acteur principal du film de Miguel ; Julio Arenas, acteur célèbre à l’époque, disparu en plein tournage. C’est principalement pour cette raison que le film n’a pu être achevé. Miguel dira d’ailleurs qu’il a perdu un film et son ami. Les deux hommes étaient liés depuis leur jeunesse. Il fut donc impossible de remplacer Julio pour finir ce tournage.

Qu’est devenu Julio, parti sans laisser le moindre indice et pas la moindre trace ? Est-il toujours vivant ? S’est-il suicidé ? A-t-il volontairement changé d’identité ? Il s’est totalement volatilisé du réel, laissant de lui les rushes d’un film inachevé et le visage d’un homme sur lequel le temps s’est arrêté. Le mystère demeure toutes ces années après.

Cette émission va servir de fil conducteur pour ouvrir les malles du passé. Un fil qui va tenter de raccorder les temps cinématographiques avant de laisser sa pleine place au cinéma.

Lors de son passage à Madrid, pour les besoins de cette émission, Miguel va ouvrir des coffres anciens dans lesquels des objets « réels » de son passé vont se mêler aux accessoires du décor de son film inachevé ; le tout stocké pêle-mêle dans un garde-meuble.

À leur tour, ces objets vont le conduire à retrouver des personnes de ce même passé. Une quête qui va peu à peu ouvrir des portes verrouillées et faire ressurgir d’autres fantômes. Julio Arenas est-il le seul fantôme disparu ?

Lorsque les frontières du réel et de l’illusion cinématographique semblent ne plus avoir d’importance, « le réel » finit par prendre racine dans des objets ayant servi de décor à ce film d’un autre âge. Auront-ils la force d’ouvrir cette mémoire cadenassée du passé ?

Si la vie peut conduire à la perte du réel, le cinéma peut-il devenir une passerelle qui ramène vers ce réel ?

« Au cinéma, il n’y a pas eu de miracle depuis la mort de Dreyer », comme le rappelle magnifiquement l’un des personnages du film.

Mais le réel et l’imaginaire ne forment-ils pas la trame d’un même monde, celui du vivant ?

Vivre. Créer. Faut-il vraiment choisir ? Miguel s’interroge sur l’idée de chef-d’œuvre. Pourquoi vouloir faire de sa vie un chef-d’œuvre et non un film ?

Disparaître du réel… en plein tournage. La télévision s’empare du sujet dans un temps où les boîtes de films s’entassent dans le local de Max, ami de longue date de Miguel, cinéphile et conservateur de toutes ces « vieilles bobines ». Superbe personnage qui incarne la mémoire du cinéma et se fait le gardien de ces temps où ce même cinéma portait une somptueuse robe pelliculaire. Un corps que l’on pouvait toucher, caresser et dérouler comme une traîne de lumière dans un espace obscur où un à un, les photogrammes, s’illuminaient comme des lucioles. « Il n’y a même plus de projecteur pour passer toutes ces bobines » comme le rappelle Max. Et pourtant…

Si la mémoire et les êtres s’absentent d’un réel, le cinéma de Victor Erice devient leur boussole ; tout en nous rappelant que la pellicule est une matière aussi périssable que l’être et fragile comme sa mémoire.

Les rushes projetés de ce film inachevé semblent détenteurs d’une force mystérieuse. Un peu comme si chaque photogramme (encore eux) formait les pièces d’un puzzle de la mémoire qui s’éveillerait grâce à la magie du cinéma dont un vieux projecteur se fait le passeur. À redonner vie à la pellicule 35mm et aux derniers plans de ce film inachevé. Des images qui clôtureront superbement le film de Victor Erice.

« Fermer les yeux » est un chef-d’œuvre dont la transcendance émotionnelle n’est pas dans l’histoire, mais dans l’acte de création que nous offre Victor Erice. Une création sans laquelle l’âme humaine serait sans sa lumière.

Lorsque des yeux se ferment… fondu au noir sur une victoire, celle du cinéma.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2023
Cela faisait 31 ans, depuis "Le songe de la lumière", que Victor Erice ("L'esprit de la ruche"), aujourd'hui âgé de 83 ans, n'avait pas tourné de long métrage. Durant un tel laps de temps, Hong Sang-soo, au rythme où il "travaille", aurait eu le temps de réaliser 93 films. Personnellement, je préfère garder en mémoire "fermer les yeux" plutôt que ces 93 films potentiels. L'histoire que nous raconte Erice pour son retour aux affaires est d'une très grande simplicité : spoiler: alors qu'il tournait un film avec Miguel Garay, son meilleur ami, Julio Arenas, un acteur très célèbre, disparaît subitement. Est-il mort ? S'est-il suicidé ? A-t-il été victime d'un accident ? 22 ans plus tard, une émission de télévision ayant comme sujet les affaires non résolues lui est consacrée. Miguel Garay y est interviewé et, alors qu'il a rejoint la caravane qu'il habite dans la région du Cabo de Gato depuis qu'il a arrêté de tourner, voilà qu'arrive le témoignage d'une jeune femme travaillant dans une maison de retraite de la même région et qui, ayant vu l'émission, affirme qu'un amnésique recueilli dans cette maison de retraite n'est autre que Julio Arenas. Voici donc Miguel se demandant que faire pour rendre la mémoire à Julio.
C'est dans de telles conditions qu'on peut voir facilement la différence entre un grand réalisateur et ... les autres. Sur ce synopsis très simple, Victor Erice, alternant avec brio plans séquence et champs-contrechamps, nous propose de nous abandonner à une certaine nostalgie en nous parlant de mémoire, d'identité, de cinéma. Certes, on trouvera sans doute des détracteurs qui trouveront que le rythme du film est trop lent, qu'on s'ennuie, nia, nia. On leur concédera qu'il y a peut-être 5 ou 6 minutes (sur 169 !) durant lesquelles la tension qu'on ressent a tendance à légèrement faiblir, mais, pour le reste, tant pis pour eux s'ils ne sont pas capables d'apprécier une telle œuvre. Dans la distribution qui s'appuie sur des piliers du cinéma espagnol, Manolo Solo, José Coronado, Josep María Pou, etc., on retrouve avec plaisir Ana Torrent, Ana dans "L'esprit dee la ruche", Ana dans "Cria Cuervos" et qui joue ici le rôle d'...Ana, la fille de Julio Arenas. spoiler:
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2023
Fermer les yeux se déroule sur un rythme lent, pendant près de trois heures, lent comme le travail de reconstruction de l'histoire et de la mémoire que le film retrace. Miguel, le metteur en scène, est à la recherche de son ami Julio, l'acteur. Vingt ans auparavant, alors qu'ils tournaient le deuxième film de Miguel, Julio a disparu, dans des circonstances mystérieuses. En venant témoigner pour une émission de télévision qui enquête sur les disparitions inexpliquées, Miguel va revenir sur sa propre histoire, reconstituer des pans entiers de sa vie qu'il avait oubliés ou effacés. Deux scènes tournées du film inachevé, la pellicule conservée dans une grande boîte métallique vont jouer un rôle déterminant dans ce retour vers la mémoire.
Fermer les yeux est nourri de dialogues, de rencontres et de visages, souvent filmés en gros plans. Pourtant, la puissance évidente du film repose sur de fortes suggestions, des sensations immédiates et de furtives intuitions qui font fermer les yeux quand le souvenir vient trop fort, comme dans la dernière image, superbe.
Un film magnifique à la mélancolie souveraine.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2023
Un début difficile pour entrer dans le film. Une fois dedans, c'est assez longuet, le film ne dégage pas suffisamment d'émotions. Belle interprétation de l'acteur principal ( vu dans les Tournesols sauvages dernièrement). La fin est cependant magnifique et laisse la porte ouverte.
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