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takeshi29
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2,5
Publiée le 5 juin 2025
Les artistes ne sont pas épargnés par l'âge, ils vieillissent comme tout un chacun, et donc Bill Plympton aura bientôt 80 ans. Et pas certain que son cinéma, d'ailleurs un peu assagi, corresponde vraiment à notre époque, ne serait-ce qu'en raison du regard qu'il porte sur la femme. C'est peut-être injuste, mais je n'ai pu m'empêcher de penser à ça en découvrant ce "Duel à Monte-Carlo del Norte", qui se regarde sans déplaisir, avec son rythme fou, sa BO réjouissante. Quelque part heureusement que de tels films d'animation existent encore, mais pas sûr que j'ai aujourd'hui vraiment envie de les voir. C'est peut-être moi qui ai le plus vieilli finalement.
Il est bien que de temps en temps Bill Plympton ressorte un film, histoire de rappeler à tous qu'il est le meilleur réalisateur de film d'animation et qu'on peut faire des choses incroyables juste avec des idées et une planche à dessin. Cette fois Plympton va explorer le genre du western et ses archétypes. Le Maire véreux, le cow-boy solitaire armé uniquement de sa... guitare... les saloons, la bagarre... Bref tout ce qui fait le charme du genre, avec en toile de fond les politiciens qui sont de mèche avec les industriels (d'Hollwood) pour pourrir la vie de tout le monde et en tirer du profit.
Visuellement on reconnaît le style de Plympton au premier coup d’œil et ce qui est bien c'est que si son cinéma traite à présent d'histoire très simples, universelles, il ne s'est jamais calmé visuellement. Son film déborde toujours autant d'idées farfelues et délirantes... Il se crée donc un contraste amusant entre l'histoire racontée qui est plus ou moins connue, qui joue avec les codes du genre, et les idées de mise en scène, l'univers totalement barré dans lequel se déroule cette histoire. Tout ça est simplement rafraichissant. Chaque plan a une idée qui permet au film de ne jamais sombrer dans la banalité, de toujours avec un petit quelque chose à se mettre sous la langue et emporter son spectateur.
Bref, pour ma part, c'est que de plaisir... Encore une fois...
L’animation est tellement délirante, avec un crayonné au stylo, des teintes sépia. La musique est country, le héros est un Lonesome Cow-boy, et les femmes ne sont pas que des pxtes. C’est toujours un plaisir de voir un film d’animation de Bill Plympton !
Réalisé par le vétéran de l’animation américaine indépendante Bill Plympton, Duel à Monte-Carlo del Norte (2023) tient toutes ses promesses. Totalement artisanal, complètement barré, délicieusement subversif : cette fable foisonnante aux accents écologiques brasse un nombre impressionnant de sujets de l’Amérique contemporaine - hommes politiques populistes et violents, omniprésence des armes à feu, misogynie, constitution de boucs émissaires à tous les étages… Un tourbillon d’images souvent drôles, parfois plus insaisissables, qui impressionne par sa richesse, sa densité et sa créativité de chaque instant.
Bill Plympton nous offre avec cette délicieuse parodie de western complètement déjantée un merveilleux film artisanal. Son inventivité fait un bien fou!
Franchement, je n'ai que fort rarement vu pareil film si totalement dénué, d'intérêt, de talent et de scenario. Même si vous êtes invités, n'y allez pas ! De plus la bande-son est criarde et vous empêchera de faire la sieste...mais pas de vous enfuir !
Bon OK le graphisme est original, et très expressionniste. Mais l'histoire sous-jacente, elle, manque je trouve d'originalité - ça donne dans la fable écolo simple disons ... Dommage donc que le fond (l'histoire) manque autant de souffle, en contraste avec la forme (le style graphique), ce qui en fait plutôt pour moi un film pour enfants. spoiler: Un vilain maire d'une vallée veut raser une forêt, qui abrite un monstre sauvage, le "hellboy", et noyer des maisons sous un lac artificiel, pour bâtir un complexe touristique de luxe pour accueillir une équipe de film de Hollywood. Mais une pasionaria et un justicier contrecarrent les plans et "gagnent à la fin", et la vallée devient un gentil lieu d'accueil écolo. Vous aimez la musique country ? Vous serez servi ! Tant elle est omniprésente dans l'espace sonore du film...