La Forteresse noire
Note moyenne
2,5
617 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

96 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
19 critiques
3
17 critiques
2
27 critiques
1
16 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2007
Un film très théatralisé dans la mise en scène. Les effets spéciaux ont certes un peu vieilli mais servent bien un scénario solide.
La musique tendance Vangelis accompagne une intrigue qui se construit progressivement, et où les zones d'ombres demeurent suffisament nombreuses pour donner aux acteurs la liberté de jouer pleinement leurs rôles.
Une heure trente onirique, mélangeant fantastique et horreur sur fond de 2nde guerre mondiale. A voir.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Cette fable horrifique conciliant ambiance gothique, horreur graphique et contexte historique de Seconde guerre mondiale est une rare approche réussie d'un univers lovecraftien. A l'aide d'un gros travail sur la photo, les décors et les effets de la créature maléfique qui hante les lieux de cette forteresse, le film possède un aspect visuel superbe et une vision étrange de la peur. J'avais vu ce film à sa sortie en 1983, et j'avais été tout de suite envoûté par cette ambiance hypnotique et très particulière installée par Michael Mann, par ce décor étonnant, par la musique de Tangerine Dream, et par son casting brillant (on y voit Ian McKellen encore assez jeune), mais hélas le film fut trituré par les producteurs, ce qui l'a rendu chaotique par des ellipses éhontées, c'est dommage, c'est l'exemple parfait d'un film qui au départ s'annonce comme ensorcelant et qui peut être complètement sabordé quand les dollars prennent le pas sur la création..
nicebob
nicebob

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2011
Un critique avait qualifié ce film "d'oeuvre ratée", et c'est a peu près cela. En effet, l'idée de base est excellente (un purgatoire pour les nazis) et le casting alléchant (Prochnow, Glen, Byrne...). Par ailleurs, le monstre a été créé par Enki Bilal lui même. La mise en scène est également intéressante et annonce le futur style de Michael Mann. Qu'est ce qui cloche alors ? Tout d'abord, les effets spéciaux, complètements désuets (le créateur de ces derniers serait mort pendant le tournage). Ensuite, la fluidité de la narration. Les coupes sont visibles à des kilomètres (le film devait à l'origine durer 3 heures mais les producteurs en ont décidé autrement). Enfin, la musique est catastrophique (on a connu Tangerine Dream plus inspiré).
Michael Mann, qui a renié ce film, n'est donc pas véritablement responsable de ses défauts (ceux-ci résultant plutôt des choix des producteurs ainsi que de circonstances extérieures). Dommage car le sujet abordé pouvait déboucher sur quelque chose de réellement captivant.
Anzo
Anzo

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2024
Peu importe les critiques négatives de l' époque, ce film est fascinant, envoûtant et pas seulement à cause de la musique de Tangerine Dream.... son étrangeté est, pour ma part, du au fait d'avoir vraiment le sentiment d'être dans un rêve (ou cauchemar).
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2019
Film ô combien maudit, La Forteresse Noire est un de ces nombreux longs-métrages inachevés, malmenés dès leur production et au final reniés par leurs auteurs. Adapté du roman "Le Donjon" de Francis Paul Wilson, le film perd en cours de route le superviseur des effets visuels (handicapant grandement cette œuvre bourrée d'effets en tout genre) tandis que son réalisateur, Michael Mann, se heurte aux producteurs qui amputent son film de moitié. Le film devait durer plus de trois heures, il ne durera qu'une petite heure et demie histoire de satisfaire au mieux des spectateurs incrédules. Alors, que reste-il au final de cette œuvre fantastique désavouée par son propre auteur ? Un film hybride qui laisse un amer goût d'inachevé flagrant. Les coupes opérées par les producteurs sont visibles, créant un rythme irritant, empêchant le spectateur de s'attacher à quelconque personnage, précipitant soudainement une intrigue intéressante qui se retrouve en milieu de parcours comme montée à la va-vite. On ne sait pas grand chose au final de ce Molasar, cet être divin prêt à éradiquer l'espèce humaine, ni sur ses pouvoirs variés. Quiconque a lu le livre de Wilson sera bien entendu frustré de ne pas y voir tous ces détails qui étoffaient l'histoire, qui y apportaient une réelle mythologie et qui s'intéressaient particulièrement aux relations entre les personnages, nazis ou gentils. Pour ne citer qu'un exemple, la relation entre Eva (Alberta Watson, une erreur de casting) et le héros Glenn (Scott Glenn, ennuyé de participer à un tel projet) est ici comme balancée en pâture. Les effets spéciaux sont inégaux, on comprendra pourquoi, mais n'empêchent pas le film d'exister. Les décors majestueux, l'atmosphère lugubre et les multiples artifices créant cette constante ambiance de mort restent les seuls points positifs du film. On ne pourra pas faire autant d'éloges concernant la musique électronique inappropriée de Tangerine Dream ni l'interprétation ringarde d'acteurs pourtant talentueux comme Ian McKellen, cabotinant comme jamais, Scott Glenn, Jürgen Prochnow et même Gabriel Byrne. Une direction d'acteurs inexistante entremêlée de dialogues pas très finauds et d'une mise en scène parfois ratée en dépit de quelques passages réussis. Mais comment juger un film inabouti, charcuté au montage et privé de sa propre identité ? En espérant voir un jour une version director's cut.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2022
Ouille ! Je suis assez fana de Michael Mann, mais là il est difficile d être indulgent. On reconnaît la pate question musique et traitement de l image et puis ... c est tout. Scénario nullissime et totalement invraisemblable (surtout la dualité des nazis ... vraiment les américains c est compliqué l histoire), pour le reste tout aussi catastrophique dans l intrigue, dialogues, et jeu d acteurs. La seule curiosité d un Michael Mann m a motivé, très déçu.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2018
Une sorte de film maudit, moqué par certains comme adulé par d'autres... Je ne fais partie d'aucune des deux catégories même si, à trancher, je ferais plutôt partie des seconds. Il faut reconnaître que ce n'est pas l'œuvre de tout le monde : la démarche est originale, cette volonté de mélanger deux genres complètement antinomiques (guerre et fantastique) pouvant séduire. Mais bon, c'est quand même souvent du grand n'importe quoi. Autant la première partie se tient à peu près, et je peux entendre que l'entreprise ait rencontré d'énormes soucis de production, avec un montage passant notamment de 210 à 90 minutes : évidemment, ça n'aide pas. Maintenant, il est clair que ce qui reste n'est vraiment pas satisfaisant. Il y a bien de belles images ultra-torchées, sophistiquées au possible, accompagnées au passage par la musique planante de Tangerine Dream, mais hormis le personnage de Ian McKellen, les uns et les autres ont soit du mal à exister, soit carrément ridicules, à l'image de celui incarné par Scott Glenn, où il faut le voir pour le croire : une sorte de spoiler: voyageur temporel venu sauver le monde
sans qu'on nous donne le moindre début d'explication de sa présence, sans parler d'un dénouement totalement hallucinant et complètement négligé spoiler: (euh, en fait, pourquoi il n'a pas fait ça dès le départ, le Monstre dégageait d'emblée et on évitait les tueries, la terreur, tout ça... non?)
. Disons que c'est une curiosité, sorte de série Z (au moins dans le scénario) combiné à un réalisateur épris d'ambition esthétique et de grandeur, non sans un certain talent (ah ba oui, j'ai oublié de préciser, c'est Michael Mann, quand même !! Oui, le grand Michael Mann!!) par un réalisateur qui trouvera son plein épanouissement quelques années plus tard en signant notamment « Le Sixième sens » et son chef-d'œuvre : j'ai évidemment nommé « Heat ».
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2016
Merci tout d'abord au podcast qui m'a permis de découvrir ce film, le premier de Michael Mann. En dépit des énormes problèmes de réalisation et des multiples montages, j'ai vu celui qui doit être le plus régulièrement diffusé et je l'ai trouvé génial. L'ambiance est angoissante, le moment historique de la seconde guerre est très bien choisi, le casting juste parfait avec Ian McKellen, Jürgen Prochnow, Scott Glenn et un Gabriel Byrne qui fait froid dans le dos. La créature est originale et très bien faite pour l'époque. Bref, ce film doit être vu par tout cinéphile qui se respecte, sans parler du fait qu'il mériterait une édition remastérisée en Blu-Ray. Un très grand film, d'un grand réalisateur.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2015
Malgré une ambiance prenante, un casting imposant plutôt convaincant et même si on retrouve là les prémices de la mise en scène chère à Michael Mann avec notamment quelques séquences visuellement réussies, un film d'épouvante au scénario et au discours sur le Bien et le Mal bien classiques.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2025
A qui la faute? Quand l'on cherche un peu l'histoire derrière la production de ce film, on doit convenir qu'il ne fallait pas s'attendre à un meilleur résultat. Michael Mann n'est pas encore le brillant réalisateur qu'il deviendra peu de temps après, et même si l'on sent bien qu'il avait souhaité une démarche un peu hors des sentiers battus pour son film horrifique, les effets spéciaux tendance série Z et le montage paresseux et lent de plus d'une séquence rendent le film plutôt plat et sans valeur ajoutée. C'est un peu ballot avec un tel casting et un sujet qui ne manquait pas de connotations possibles.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 février 2024
Découvert enfin ce film apparemment tronqué.
Et renié par son réalisateur selon les dires.
Bref, un film maudit comme il y en a ici ou là.
Maintenant ce n’est pas parce que le film est maudit que « La Forteresse noire » est un mauvais film… même si l’échec de son exploitation tend à le confirmer.
En ce qui me concerne, « La Forteresse noire » est loin d’être un mauvais film.
C’est affaire de goût.

Cela dit, le film vieillit vite.
Attention, cela ne veut pas dire qu’il vieillit mal.
Là encore c’est affaire de subjectivité.
Les effets spéciaux sont des éléments qui n’aident pas.
« La Guerre des Mondes » vu dernièrement, a des effets spéciaux qui s’accordent avec son temps, 1953. Trente ans après, on a l’impression que les effets spéciaux de « La Forteresse noire » n’ont pas évolué.
A moins que Michael Mann tenait à restituer des effets spéciaux « vintage ».
Je ne crois pas.
Pourtant, la représentation du monstre Molasar me paraît réussie.

Ce qui n’aide pas non plus : le fameux montage.
A lire les Allocinautes avertis, le film aurait une durée initiale de plus de trois heures. Seule la version d’une heure-trente est proposée au public.
Le montage a une importance capitale mais à trop couper, le film risque de perdre toute sa substance première.
Ici le montage de « La Forteresse noire » n’aurait pas été maîtrisé d’où cette impression de confusion.
L’exemple est cet homme Glaeken (John Glenn) qui apparaît un peu comme un cheveu dans la soupe spoiler: et dans un lit à faire l’amour à une jeune femme Eva Cuza (Alberta Watson)
le temps d’une nuit pour aider à patienter !
On ne sait pas grand-chose de lui spoiler: si ce n’est qu’il semble immortel et s’est assigné pour mission d’empêcher Molasar de sortir du temple
où il s’emploie à broyer du nazi.

Autre éléments qui participent au vieillissement rapide du film : des dialogues parfois creux ou artificiels.

Malgré ces défauts largement supportables, je suis resté focus sur ce récit sombre et mystérieux… parce que les défauts étaient largement supportables. Michael Mann a, au moins, réussi à attiser ma curiosité.
« La Forteresse noire » a quelque chose d’hypnotisant et la musique de Tangerine Dream y est pour quelque chose.

Michael Mann qualifie son film de conte de fée pour adultes.
Un conte fait de cauchemars spoiler: en raison d’un monstre qui hante un temple où personne ne peut en ressortir. Pas même les occupants nazis ! Et encore moins le monstre, à moins de lui trouver un talisman.


« La Forteresse noire » ce sont deux Mal qui s’affrontent : spoiler: le monstre Molasar et les nazis.

A moins que le mal matérialisé par Molasar ne soit rien d’autre que la représentation du mal dispensé par les nazis.
Voilà pourquoi « La Forteresse noire » n’est certainement pas un mauvais film.
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 263 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2025
Pourquoi j’aime The Keep (La Forteresse noire) ?

Tout simplement parce qu’il aurait pu n’être qu’une énième resucée de film de vampires… et que Michael Mann en a fait tout autre chose : un objet cinématographique mystérieux, original, et, osons le mot, absolument unique en son genre.

À l’origine, le roman dont le film est tiré racontait bien une histoire de vampires, avec tout ce que cela implique de clichés attendus : un château isolé, une créature suceuse de sang façon simili-Dracula, et l’habituel folklore gothique. Mais Michael Mann, au lieu d’en reprendre les codes, a décidé de les pulvériser.

Il troque le château pour une forteresse au design brutaliste saisissant, sorte de relique menaçante surgie d’un cauchemar totalitaire. Le vampire, quant à lui, laisse place à une entité quasi mythologique, une entité que l'on pourrait croire sortie du folklore hébraïque, aux allures de golem, incarnation du mal primordial, à la fois archaïque et cosmique. Et là où l’on aurait attendu une bande-son ténébreuse, faite d’orgues et de chœurs lugubres dans la veine du Dracula de Coppola (que je tiens d’ailleurs en très haute estime), Mann convoque Tangerine Dream et leur musique planante, éthérée, qui nimbe le film d’une atmosphère onirique et irréelle.

The Keep aurait très bien pu ressembler à un Dracula ou à un classique du gothique à la Hammer. Mais il préfère lorgner du côté des films ésotériques et expérimentaux des années 80, comme Quest de Saul Bass ou certains récits métaphysiques de John Boorman. Et c’est précisément ce qui le rend fascinant. Mann prend à contrepied les conventions du genre pour bâtir une œuvre étrange et insaisissable, et c’est ce genre de risque qui, à mes yeux, donne tout son sel au cinéma fantastique.

Attention, je ne dis pas qu’un bon film doit forcément s’affranchir des codes. Dracula de Coppola en est la preuve éclatante : un chef-d’œuvre gothique qui sublime les conventions qu’il embrasse. Mais lorsque, comme ici, un cinéaste parvient à dépasser ces codes pour créer un film cohérent, poétique et singulier, il signe une œuvre précieuse.

Je ne sais pas ce que Michael Mann pense réellement de The Keep — il me semble qu’il en a longtemps renié l’existence. Pourtant, c’est à bien des égards un véritable film d’auteur, hanté par une vision esthétique forte et une ambition conceptuelle rare. Un film sans doute inachevé, mais fascinant dans son étrangeté et sa tentative d’élévation du fantastique vers quelque chose de plus mystique.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2021
Une curiosité de la part de Michael Mann qui délaisse ici le polar pour un film fantastique qui parle de l’opposition entre le bien et le mal. Boudé à sa sortie et pour le coup a juste titre. C’est monté de manière curieuse, on sent que de nombreuses coupes ont été faites au montage et le récit s’en ressent. Reste quand même quelques plans de qualité car le soin apporté à l’image est toujours là mais c’est clairement un des films les plus faible de son auteur.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 mai 2025
Ressortie en salle de cet opus de Michael Mann, invisible depuis de nombreuses années qui ne connu pas de succès à sa sortie (1983).

Certains commentateurs éminents ont tenté de reconsidérer le titre en l'associant à " Alien" de Ridley Scott (1979) ou à " The thing" de John Carpenter.

Pour ma part, je ne les rejoindrais pas. " La forteresse noire" m'est apparu comme l'opus très largement le plus faible du cinéaste. Seule la volonté de connaître la filmographie intégrale de Michael Mann peut justifier l'intérêt de se déplacer pour le visionner.

Le suspens est presque inexistant, le scénario est mal fichu, les décors sont ratés, la musique de Tangerine dream n' est pas en harmonie avec les images.

Il reste le casting où l'on reconnaîtra Scott Glenn et Gabriel Byrne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le film maudit de Michael Mann, mutilé par la Paramount, victime de la mort du superviseur des effets spéciaux durant le tournage. Reste tout de même la beauté plastique des décors mis en valeur par une magnifique photographie gothique et par la mise en scène élégante de Michael Mann, inspiré par le cinéma expressionniste Allemand. En attendant une hypothétique version DVD qui ferait honneur à l’œuvre d’origine.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse