La Forteresse noire
Note moyenne
2,5
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97 critiques spectateurs

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Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2025
Un film très inégal, parfois très kitch dans ses effets spéciaux, voire risible. De belles images et ambiance plutôt sombre.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2018
Si "Le solitaire", le premier film de Michael Mann avait été une réussite critique mettant en avant les partis pris esthétiques d'un réalisateur soucieux jusqu'à l'obstination de maitriser l'ensemble des paramètres de son œuvre, son succès modeste au box-office ne l'a pas fait émerger de la catégorie des outsiders à suivre de près par les studios. C'est la Paramount qui se tourne vers lui pour l'adaptation d'un roman fantastique de Francis Paul Wilson ("Le donjon") publié en 1981. Cela tombe bien, Michael Mann redoute après "Le solitaire" de se laisser enfermer dans le genre du policier urbain. Sans doute le réalisateur souhaite t-il au fond de lui-même se confronter à ses limites. Ce sera une erreur toute à la fois commise par le studio qui engage un réalisateur novice dans le domaine et par Michael Mann dont le perfectionnisme pathologique fera fatalement exploser le budget. Celui-ci passe effectivement de 6 à 10 millions de dollars, obligeant Mann à tourner à l'économie certaines scènes finales voire à en supprimer d'autres. Comble de malheur, en pleine postproduction, le responsable des effets spéciaux optiques Wally Weevers décède sans avoir laissé de consignes écrites pour la suite. Cette lourde perte se ressentira fatalement sur le résultat final. Pourtant malgré ses nombreux défauts tenant essentiellement à une histoire rendue très obscure par les coupes imposées par une Paramount excédée et par la tonalité cosmique voulue à toute force par Mann qui instaure un décalage baroque avec le contexte historique de la Seconde Guerre Mondiale, le film demeure sous certains aspects envoûtant. Il faut dire que le travail de John Box le chef décorateur est remarquable qui reconstitue l'atmosphère des Carpates dans deux carrières d'ardoise abandonnées du Pays de Galles. Dans un cadre grandiose, la forteresse noire massive apporte à l'entame du film très réussie (un détachement nazi est envoyé en Roumanie pour contrôler l'accès à un col) une sensation cauchemardesque du meilleur effet. La suite ne sera malheureusement pas à l'avenant, les arabesques new age dont s'est entichées Michael Mann servant mal la métaphore sur la folie hitlérienne symbolisée par le monstre contenu dans cette forteresse bâtie à l'envers pour protéger le monde extérieur de ce qu'elle contient. Pour l'une des rares fois de sa carrière, le réalisateur semble avoir été dépassé par son imaginaire qu'il s'est révélé incapable de transposer à l'écran. Tout devient dès lors un peu fumeux notamment le personnage interprété par Glenn Scott sorte de Superman amorphe qui symbolise peut-être l'Oncle Sam débarqué pour sauver le monde de la bête libérée imprudemment par les nazis. L'autoritarisme de Mann sans doute décuplé par les difficultés qui s'accumulent épuise toute l'équipe des techniciens aux acteurs qui semblent désorientés par le manque de ligne directrice claire du scénario. Le pire étant le pauvre Ian McKellen d'abord vieilli de vingt ans puis soudainement rajeuni par la bête sans que cela ne choque personne. Mal né et mal conçu, "La forteresse noire" fait désormais figure de film tout à la fois maudit et culte. En effet un problème de droit sur la musique composée par le groupe de krautrock allemand Tangerine Dream, empêche jusqu'alors toute sortie DVD. Depuis Michael Mann n'a jamais été tenté de s'aventurer à nouveau sur les rives du cinéma fantastique.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2016
Étrange film mélangeant les genres mais qui a très mal subit le poids des années (les effets spéciaux sont dépassés tout comme la musique). L'histoire est assez basique partant d'une bonne idée au départ mais seul le message du film (inspiré du livre) le sauve. Ne mérite pas d'être visionné car sans gros intérêt.
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2020
Un film qui a été massacré par ses producteurs, mais qui est tout de même un véritable bijou. Une ambiance unique, des acteurs excellent. Bon les effets spéciaux ont vieilli et le film mériterait un remake, mais quel film !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

257 abonnés 2 079 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juin 2016
Un film sans âme, qu'on a l'impression d'avoir vu dix fois, même s'il est sorti en 1983. Bien des séries B tournées sans gros moyens sur des thèmes équivalents sont bien meilleures. On chercherait vainement une idée originale, une astuce de scénario, une once d'humour et de second degré. De plus, il est toujours risqué de montrer le monstre, en l'occurrence un Golem semble-t-il, même quand celui-ci a été créé par Bilal. L'opposition entre le gentil officier allemand antifasciste et le méchant nazi est caricaturale et invraisemblable dans ce contexte. Bref, voici de l'antinazisme à l'américaine et du fantastique de pacotille. Je ne suis pas, en règle général, un inconditionnel des films de Michael Mann, mais il a tout de même fait mieux...
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2021
The Keep produit cette désagréable impression d’assister à une grande œuvre tronquée, mise en pièces par un studio soucieux de la raccourcir afin de faciliter sa diffusion – impression similaire devant le Dune (1984) de David Lynch. Non que la version intégrale eût été forcément meilleure ou davantage maîtrisée, seulement elle nous aurait donné accès au travail d’un auteur qui avait su braver les difficultés climatiques, mobiliser son équipe pendant de longs mois, remplacer au pied levé le superviseur des effets spéciaux, décédé pendant le tournage pour concrétiser sa vision.

Ce que nous avons, en lieu et place, demeure satisfaisant du point de vue du récit et de sa cohérence, ainsi que de celui de la densité de l’univers installé, tout à la fois dense et opaque. La réduction drastique du film a peut-être évité les dispersions pour resserrer l’intrigue sur le mystère planant autour de cette forteresse et de son hôte démoniaque ; pour autant, elle se fait sentir dans le montage charcutier, que raccorde mal une musique au demeurant fort immersive signée Tangerine Dream. Nous n’avons guère le temps de nous perdre dans ce cauchemar éveillé, la faute à un saut de puce qui privilégie les dialogues au détriment des moments de contemplation pure.

Nous retiendrons néanmoins une parabole puissante offerte au nazisme et, de façon plus générale, au Mal qui habite l’homme : la forteresse n’est visible que de l’intérieur ou par plans extérieurs interposés et épars qui ne délivrent aucune vue d’ensemble ; de même, la créature reste tapie dans ombres et brouillards, quoique son anthropomorphisation ne rende justice ni à l’ambition du romancier ni à celle de Michael Mann qui aurait voulu une entité abstraite hors de toute caractérisation humaine. L’officier nazi se rencontre lui-même dans les dédales composant ce lieu fortifié, un château qui n’a pas été bâti pour résister aux assauts ennemis mais pour empêcher ceux qui s’y trouvent de sortir. Le monstre devient ainsi l’allégorie de la part obscure de l’individu – « je viens de toi », révèle-t-il lors de la clausule – qui use de stratégies de séduction et d’arguments pour tenter de rallier son entourage à sa cause.

The Keep cristallise ainsi une partie des thématiques chères au cinéma de Mann, et contient en germes l’excellent Manhunter (1986) sorti trois ans plus tard. Une curiosité à découvrir.
loulou451
loulou451

147 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2008
Un des films les plus méconnus de Michaël Mann... L'un des moins réussis aussi. Certes, dans ce troisième long métrage du réalisateur de "Heat" et du "Dernier des Mohicans", on retrouve ici tout l'univers sophistiqué du cinéaste américain. Atmosphère électrisée, montage ultra serré, musique envoûtante..., mais la comparaison s'arrête là. Le film manque cruellement d'un scénario digne de ce nom. La mise en scène, d'ordinaire si brillante, peine à donner vie aux personnages. Au final, ce film ressemble plus à un puzzle constitué de pièces rapportées qu'à une histoire fantastique dont on peine à pénétrer l'atmosphère.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 septembre 2007
C'est un très bon film envoûtant. C'est certain que le roman est meilleur, mais je trouve que c'est un belle effort. Tout est parfait ou presque dans ce film.
Guigui Paul
Guigui Paul

13 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2025
En dépit de quelques ellipses narratives abruptes et effets (spéciaux) visuels "datés"/bâclés essentiellement dans le bref affrontement final (rayons laser et éclairs lumineux colorés à la STAR WARS?) LA FORTERESSE NOIRE reste plus de 40 ans après sa sortie un film absolument unique et envoûtant. Une photographie, des décors, des cadrages en Cinémascope et une musique sublimes qui parviennent à composer un climat onirique et mortifère inédit. Une oeuvre hypnotique aux thèmes passionnants entre Fantastique et Histoire, qui reste une des oeuvres les plus marquantes de Michael Mann, du moins sa plus originale, avec son "remake" policier MANHUNTER/LE SIXIEME SENS, autre oeuvre entêtante et méconnue.
JLP88
JLP88

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2016
Très mauvais film. Effets spéciaux ratés. Trop de lenteurs. Aucun acteur ne sort du lot. Les décors semblent être en carton. Le pire revient à la musique qui n'est pas du tout adaptée au film.
Surfeurfou974
Surfeurfou974

12 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2023
J’attendais de regarder ce film avec beaucoup de curiosité. Et d’impatience, comme étant un des premiers films de Michael Mann, mon réalisateur fétiche auteur de la série Miami Vice la plus grande série des années 80 de tous les temps on retrouve relativement jeune d’excellents acteurs comme Ian McKellen, Gabriel Byrne, Jürgen Prochnow, J’ai réussi sans être pourtant un spécialiste a retrouver les mêmes moments d’émotion que dans Miami Vice, ces moments de souffrance, avec cette musique aérienne en arrière-plan qui éternise des moments d’émotion et qui incarne des amours impossibles. Le film n’a pas véritablement de sens, on pourrait même dire à ni queue , ni tête, mais on pourrait probablement en analysant, lui trouver une dimension mystique, religieuse et humaine. C’est un film de science-fiction, très différent des thriller de Michael man à réalisé plus tard , mais c’est un plaisir à regarder, quand on connaît ses créations ultérieures
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 novembre 2010
Le cul entre deux chaises. Voilà quelle a été ma première réaction après avoir vu ce film. On est face à un oeuvre des plus singulières. Certains passages touchent au sublime, d'autres en revanche sont tellement marqué eighties qu'ils baignent dans un kitsch impressionnant.

Tout dans ce film est doté d'un énorme potentiel que les conditions du tournage ne transformeront jamais.

En 1982, Michael Mann vient de passer plus d'une année à travailler sur ce film et propose au studio Paramount sa version du film : 3h30. Résultat, tollé général, les pontes du studio décide de le remonter, coupant 2 heures de pellicule, et accouchant d'un film à la fois incohérent mais bizarrement envoutant (on reconnaît la patte visuelle de Mann).

Quasiment tout ce qui pêche dans le film est imputable à des problèmes technique et non à l'incompétence de l'équipe de tournage.
Les effets spéciaux sont datés, kitsch, voire mauvais ? Normal quand on sait que le responsable des effets spéciaux est mort à peine deux semaines après le début de la post-production et que le studio refusa de débloquer des fonds pour engager un remplaçant.

Les musiques font trop eighties ? Avec un groupe comme Tangerine Dream (que j'aime beaucoup par ailleurs) c'est tout à fait logique.

Certaines scènes sont incohérentes et sans transition ? Ben oui, avec 2 heures d'images coupées de la première version, forcément le film perd beaucoup.

Quand on sait tout cela on se rend compte qu'on est en face d'un objet filmique qui, s'il avait eu la chance d'être vraiment terminé, aurait pu donner un chef d'oeuvre du fantastique, combinant des réflexions profondes sur la violence de l'homme, une relecture très intéressante du mythe de Faust ainsi qu'un film à l'ambiance inimitable.
Souvenez vous du calvaire de Coppola pour finir Apocalypse Now et en faire le chef d'oeuvre d'aujourd'hui. Peut-être cela aurait pu arriver pour "La Forteresse Noire".

Et bien sur, comme tout film maudit, pas de DVD. Rien du tout, alors malheureusement je pense qu'on peut se brosser pour voir sortir un jour une Director's Cut.
Le film passant vraiment très rarement à la TV, sautez sur l'occasion si elle se présente. Vous adorerez ou détesterez, mais on ne peux rester insensible à ce film.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 118 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2021
Un film des années 80 hypnotique avec une musique synthétique. Cette ambiance est incroyable. Peut importe les effets spéciaux. Il y a quelques choses d envoûtant dans ce film. A voir au moins une fois.
Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2016
Au moment de la rédaction de ces lignes et sauf erreur de ma part, la forteresse noire ne figure sur aucun support commercial ce qui fait de cet opus rare une curiosité que de nombreux heureux ayant eu la chance de visionner réduiront en cendres suite à la somnolence quasi permanente de son parcours.

Ca passe ou ça casse.

Quelle déception ou quelle fascination devant ces images amorphes et ces trucages simplets que la musique éthérée de Tangerine Dream n'arrive pas à colorer.

Une peau de chagrin passant peu à peu d'un statut de piste intéressante à celui de bouse conséquente suite à l'anéantissement progressif de la plupart de ses neurones énergétiques.

A voir néanmoins dans la mesure du possible afin de visiter une terre inconnue aussi translucide qu'hypnotique.

Parfois le vide sans le savoir s'habille d'une lumière intense.

Certainement un film culte entretenant sa valeur à l'aide de ses contradictions à découvrir à l'aide de ses deux antonymes l'euphorie ou la déprime.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 novembre 2006
navrant , le genre de film que michael mann doit regretter à présent.
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