Je l’avais vu une première fois, tout en me disant ce film est pas top, mais il y a un sacré potentiel. Et il y a peu, je me suis dit, tiens je le reverrais bien. J’ai bien fait de le visionner une seconde fois… Ce film est vraiment bon et on ne peut qu’être frustré à la fin quand on pense à tous les déboires qu’il a subi : un superviseur des effets spéciaux mort dès le début du tournage, un massacre à la tronçonneuse du montage final par les producteurs et une sortie DVD toujours hypothétique. Pourquoi ai-je aimé le film ? Il bénéficie d’une très belle photographie et Michael Mann démontre, déjà en 1983, son talent qui nous offrira, par la suite, d’excellents films, comme Heat, Collatéral… Niveau casting, il n’y a que du prestige : un Jürgen Prochnow qui pour un fois, tient un rôle presque de premier plan, Gabriel Byrne qui campe un officier SS impitoyable et surtout un excellent Ian McKellen. Seule déception, Scott Glenn que je n’ai pas trouvé transcendant, cela est peut-être du aux coupes drastiques dont le film a été victime. L’ambiance est également très bien travaillée et cela dès le début à l’arrivée de la Wehrmacht dans le village. On sent nettement une menace planer, sublimée par la musique d’ouverture signée Tangerine Dream. Les décors participent également à cette impression d’oppression, offerte par un environnement enclavé dans les Carpates. Côté musique, la B.O. est très datée années 80, mais elle reste excellente et colle parfaitement à l’image (le thème Stealing the Silver Cross est magnifique !) . Il est vrai que les effets spéciaux piquent parfois les yeux, mais on parvient à en faire abstraction pour s’attacher à tous les points que j’ai mentionnés précédemment. En somme, un film vraiment très bon qui ne mérite pas sa relégation au rancard. A quand une sortie DVD en version longue ?!
je suis de ceux qui défende ce film abimé.la version que nous avons pu voir est la version courte,une version qui n'est pas a la hauteur de la magie de ce film.le sens du film est incroyablement beau et l'histoire tien tres bien la route.michael mann fait parti des plus talentueux métteurs en scéne actuel.je conseil ce film pour ce qui aime le fantastique qui ce situe l'époque de la seconde guerre mondial et l'occulte comme indiana jones,hellboy et le labyrinthe de pan.
Une des premières réalisations de Micheal Mann, et des acteurs prometteur, Jurgen Prochnow, Scott Glenn, Ian mckellen, et Gabriel Byrne, mais l'interprétation n'aide pas beaucoup. Visuellement, la réalisation semble correct sur un scénario fantastique que j'ai du mal à trouver un intérêt, mais plombé par un manque de moyen, les effets spéciaux sont pas fameux typique de ses long métrage début 80. On est quand-même loin de ses futures films comme Heat, ou le dernier des Mohicans, Ali. Ce petit film d'horreur, dont le mystère qui entoure cette forteresse noire, m'échappe et ne me fait pas frissonner. Pas grave le meilleur reste à venir !
Adapté du roman éponyme (1981) écrit à 37 ans par l’Américain Francis Paul Wilson, l’idée de départ est intéressante, à savoir l’occupation par des Allemands puis des nazis, en 1941 d’une forteresse vide au col de Dinu, en Roumanie (mais tournage au Pays-de-Galles pour les extérieurs et dans les studios de Shepperton en Angleterre). spoiler: La cupidité de 2 soldats (voulant s’emparer de 2 croix en argent, fixées dans les murs, parmi 108 en tout) libère un démon meurtrier, Molasar (créé par le Yougoslave Enki Bilal, 32 ans). Malheureusement, tout se gâte lors de l’apparition de la créature qui aurait dû rester invisible ou suggérée, annihilant tout mystère [on est loin de « La maison du diable » (1963) de Robert Wise ou « The changeling » (1980) de Peter Medak].spoiler: L’histoire se résume alors à l’obéissance (ou non) du Dr Theodore Cuza (le Britannique Ian McKellen, 44 ans), juif échappant de justesse à la déportation pour déchiffrer, à la demande du major nazi, une inscription en glacolithique (langue slave utilisée au XIe s), à Molasar, afin de le libérer de la forteresse . Les présences de la fille de Cuza (Eva) et de Trismegestus, homme mystérieux venant de Grèce, n’apportent pas grand-chose à l’intrigue paresseuse. Sans compter la musique électronique du groupe allemand Tangerine Dream qui parait peu adaptée au contexte, un orchestre symphonique avec prédominance de cordes et de percussions, aurait été plus convaincant. Seule la photographie (d’Alex Thompson, 54 ans), les décors de John Box (63 ans) et les effets spéciaux sauvent le film du naufrage.
Le côté obscur. Il s’agit là du deuxième long de Mann. Il fait suite au fabuleux Solitaire sorti deux ans plus tôt. On change radicalement d’univers car l’histoire se passe ici en Roumanie occupée par les nazis au cours de la seconde guerre mondiale. La Wehrmacht s’installe dans un ancien château chelou à la réputation sulfureuse. D’étranges événements s’y passent. Plus tard, les SS vont débarquer et tenter de maîtriser la force obscure qui vit dans ce lieu. Dans ce récit fantastique extrêmement stylisé, Mann tente de définir le mal. Celui qui ronge l’homme et celui qui gouverne le monde, créateur de chaos et de corruption. Chacun est alors amené à se positionner par rapport à cette force qui pourrait être libératrice ou au contraire créatrice d’apocalypse. Et comment résister quand la survie est en jeu ? Quelle place pour le courage personnel et la responsabilité individuelle. Le mal peut-il débarrasser du mal ? Un conte efficace qui hante la rétine. Petite précision, la version vue n’est pas celle voulue par Mann mais celle montée par la production. Pour autant, tout ça marche très bien si on accepte la kitscherie des effets spéciaux et la musique de Tangerine Dream (perso, j’adore).
Un film fantastico-historique étonnant,surtout de la part d'un esthète comme Michael Mann.Et pourtant,"La Forteresse Noire"(1983)part avec toutes les contraintes possibles et imaginables:décès du chef-opérateur,montage final amputé de moitié,effets obsolètes et musique synthétique qui ne colle pas trop à l'histoire.Malgré tout,le film a une vraie personnalité.Il conserve intact son mystère,même sur la fin.La force démoniaque qui aspire les âmes pour prendre une apparence physique,est terrifiante;surtout lorsqu'elle se confronte à un extra-lucide immortel aux pouvoirs inquantifiables.Autour de ces 2 titans,gravitent une palanquée de nazis,et une troupe SS que l'on voit se faire décimer avec jubilation.Egalement un programme,un rescapé juif des camps de la mort et sa fille unique.Mann a cette faculté de créer un parallèle dans l'horreur,entre le réel(le nazisme)et l'impalpable(les phénomènes surnaturels).Ses acteurs s'adaptent au ton très noir de cette série B d'auteur,comme Scott Glenn,Ian McKellen ou Gabriel Byrne.En dépit d'ellipses dommageables,ce second film de Michael Mann est d'une singularité notable.
Un film intéressant, assez mystique qui mélange le film de guerre et le fantastique, le tout baigné dans une sorte d'onirisme chère à Mann. Si ce film n'est pas le plus connu c'est parce qu'il n'est toujours pas sorti en DVD à ce jour, et qu'il a connu de nombreux problèmes notamment la mort du superviseur des effets spéciaux. Moi aui ai adoré d'autres films de Mann je dois dire que celui-ci est un peu un OFNI à l'intrigue bancale, aux dialogues assez pauvres et un scénario brouillon. C'est le mot brouillon, car on a du mal à comprendre le sens de tout ce qu'on voit à l'écran malgré l'excellent partition de Tangerine Dream planante et des plans Manniens assez beaux (surtout au début du film). Cependant la fin est vite emballée et les effets spéciaux ratés ne font que l'aggraver. Ce qu’on retiendra surtout c’est qu’il permet de comprendre le style du réalisateur dans son brouillon.
Fascinante réalisation série B clairvoyance, s'attardant à travailler la mise en scène sonore interpellatrice qui s'engouffrera à l'intérieur de cette forteresse maudite. Située en Roumanie et gardé par des nazis, artefacts germains de l'histoire mondiale, dans l'imaginaire de la sombre conscience humaine. On est bien en guerre 40, flirtant avec le fantastique horrifique tout en voyant ce bord du gouffre à n'en pas finir, l'infinie scène que peut provoquer cette force inconnue, le grand mystère du scénario obscur.
Une créature crépusculaire ambivalente théorie, faisant très spatial comme intrigue des plus passionnantes, le vilain cosmique profondeur terrestre nous semble originaire vraisemblablement de cette planète des vampires interdite. Les souffles génèrent de la fumée jaillit en un chef-d'œuvre où rêve et cauchemar défilé au sens figuré sera fantasmagorique, ne s'éternise là dessus. Le seul incompris de la filmographie tellement stylée, un nom du cinéma qui ne s'oublie, les angles ne sont pas vus de la même manière indépendamment dont l'individu le réceptionne.
Une courte initiation au cinéma qui donnera l'occasion de voir son intégralité vers d'autres opportunités à venir, c'est une histoire littéralement incroyable, formidable, diaboliquement envoûtante, sous hypothèse hypnotique.
Un film qui a le mérite d'être l'unique incursion de Michael Mann dans la science-fiction paranormale, petit plaisir de cinéphiles en vue... Malheureusement, le constat final est que ce film La Forteresse Noire n'est pas magique (excusez le jeu de mots). L'intrigue paranormale met beaucoup trop de temps à se mettre en place (il y a bien une disparition mystérieuse au début du film, mais pour voir la créature en elle-même, vous pouvez attendre... Entre-temps, c'est le silence radio pour se concentrer sur l'autre intrigue, moins intéressante, de l'occupation nazie de la forteresse... Et cela s'éternise...). Les effets spéciaux sont corrects pour l'époque mais non pas extraordinaires pour autant, les acteurs sont très discrets dans leur performance (on pense notamment à un Ian McKellen presque invisible, dommage quand on connaît son talent), et la fin est poussive... Seul les rares apparitions de la créature peuvent être intéressantes pour le spectateur, et le dilemme final sur le talisman également suscitera un peu d'intérêt avant le générique. Pas vraiment ce que l'on appelle un film exceptionnel, si ce n'est par le fait que ça soit un test du fantastique pour Michael Mann...
C'est un film un peu vieillot, un peu pourri, un peu naze mais qu'on peut voir si on a une bonne raison. Quand j'étais jeunot, un pote du collège avait vu ce film et l'avait trouvé génial, il m'a donné une envie terrible de le voir mais je n'ai trouvé personne pour y aller avec moi (oui, à l'époque je n'allais pas seul au ciné) et je l'ai longtemps regretté. J'ai donc complété une partie de ma vie passée ;-) (ça vaut bien une étoile)
Un film dont j'avais entendu que du bien et au final je suis un peu déçu, le film n'est pas nul mais reste assez lent malgré de beaux décors et un grand casting. J'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire fantastique. En gros, un film sympathique mais qui ne m'a pas marqué.
Une forteresse massive bardée de garde-fous religieux et bâtie dans les montagnes des Balkans sert depuis des siècles à contenir une puissance diabolique qui y sommeille. Hélas, les vilains pas beaux nazis lui ouvrent la porte lors d’un pillage en 1941. Est-ce uniquement mauvais et décousu parce que la version originale dure plus de 3 heures et que celle des salles est réduite à 1H30 ? Toujours est-il qu’on a droit à un imbroglio mal joué de scènes incohérentes, fantastiques bateau, et d’une succession de dénouements disloqués, sanguinolents et improbables entre les bons et les méchants allemands, le prêtre du village, un archéologue Juif et sa fille et l’intervention d’une sorte de créature mi humaine mi Saint-Michelesque. Gros nanar bien lourd du début des années 80, qui me laisse dubitatif de la part de Monsieur Michael Mann. Merci quand même à la musique de Tangerine Dream, et à la curiosité amusée de voir d’encore jeunes acteurs comme Gabriel Byrne ou Ian Mac Kellen. Mais à condition de se laisser aller à une vision au 2ème, voire au 12ème degré, on peut juste espérer passer un bon petit moment à rigoler.