12975 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 563 critiques spectateurs
5
219 critiques
4
396 critiques
3
236 critiques
2
254 critiques
1
191 critiques
0
267 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mickkado
10 abonnés
43 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 24 septembre 2025
Anderson gratte le vernis de l’Amérique pour laisser voir son chaos intérieur, entre activisme violent, régime autoritaire, sectes de supremacistes blancs, réseaux clandestins... Un savant mélange des genres entre course poursuite, comédie et drame politique, sublimé par sa mise en scène ingénieuse et ses acteurs tous absolument géniaux (Sean Penn mérite un oscar). Un chef d’œuvre, une scène culte après l’autre.
Vu en avant première la veille de sa sortie Consternant Ce film est lunaire. Il y a un bon casting, une DA, des moyens etc… Il manque simplement un scénario qui suscite l’adhésion du spectateur… Les forces révolutionnaires s’attaquent à l’ordre en place, bon. Pourquoi? Contre qui? Quel est le régime en place? On ne le saura jamais… Mais finalement l’enjeu n’est pas là, au bout d’une heure s’amorce l’histoire dans l’Histoire, bon. Mais l’intrigue paraît tellement futile par rapport aux combats auxquels se livrent les personnages principaux… Bref, il y a beaucoup trop de choses inexpliqués pour cadrer le film. Par ailleurs, les personnages sont caricaturaux à souhait. Il n’y a qu’à voir la proposition de Sean Penn. Il surjoue tellement que ça en est ridicule. Sa démarche, ses pseudos tics physiques, c’est aberrant de nullité. Le reste des personnages est moins risible mais on est loin d’un jeu de qualité. Et tout ça pendant quasiment 03 heures accompagné d’une bande son de piano perpétuelle… C’est une vraie déception car je n’ai entendu que du bien sur ce film. À éviter, la vie est trop courte comme dit dans le film!
Un film prenant, avec une tension permanente. Une description glacante d'une Amérique fascisante aux prises avec des révolutionnaires d'operette. Une interprétation magistrale de Sean Penn et, comme toujours, de Di Caprio. Un peu long tout de même. Un film oscarisable.
Anderson est tombé bien pas avec ce semi-éloge de l’activisme anticapitaliste tellement enfantin et binaire qu’on en reste coi. Et qu’on ne dise pas qu’il ne penche vers aucun camp. La façon dont le personnage de Sean Penn est campé associée à la sympathie finale que s’attire l’adolescente aura tôt fait de convaincre n’importe quel spectateur un tant soi peu lucide du contraire.
Une bataille après l’autre, fresque ample et labyrinthique de Paul Thomas Anderson, ne raconte pas seulement la violence et la révolte : il en fait une élégie, où la lutte politique se confond avec les blessures intimes. L’idéal révolutionnaire y apparaît comme une poésie fragile, nourrie autant de ferveur que de désillusion, toujours menacée par la pesanteur des passions humaines.
La mise en scène saisit les personnages au seuil de leur mythe : silhouettes usées, regards ardents, gestes marqués par une foi trop grande pour leur époque. Le film montre combien les combats collectifs s’enracinent dans des fêlures personnelles : amours impossibles, fidélités brisées, trahisons qui éclatent comme autant de fissures dans le rêve révolutionnaire. Ces liaisons, qu’elles soient clandestines ou contrariées, rappellent que la ferveur politique ne se sépare jamais du trouble des désirs, et que les révolutions se consument souvent dans la même flamme qui nourrit les passions.
La partition de Jonny Greenwood incarne ce vertige. L’ossature repose sur des motifs sériels portés par un ostinato inquiétant, qui martèle comme une idée fixe, implacable, répétition de la lutte à travers les époques. Cette mécanique obsessionnelle, héritière de Bartók et de Reich, traduit l’inexorabilité du conflit. Mais, en contrepoint, surgissent les lignes fragiles de la guitare classique : arpèges méditatifs, presque murmurés, qui rappellent Albéniz et insufflent une tendresse mélancolique. Dans cette tension sonore entre rigueur sérielle et souffle intime, se dessine la dialectique même de l’idéal révolutionnaire : discipline et ferveur, calcul et sacrifice, amour et déchirure.
Ainsi, Une bataille après l’autre dépasse le cadre du simple récit d’action : il s’impose comme une méditation poétique sur la persistance des rêves collectifs et la fragilité des liens qui les soutiennent. Les batailles filmées par Anderson sont politiques, mais elles sont aussi intérieures : entre fidélité et trahison, entre désir et renoncement, entre l’appel de l’utopie et le poids tragique de la réalité.
Une bataille après l’autre n’est pas seulement un film de luttes : c’est un poème d’ombres et de cicatrices, un chant funèbre où l’amour contrarié et la trahison se dressent comme les véritables visages de la révolution — non pas pour l’éteindre, mais pour en révéler la beauté tragique.
Paul Thomas Anderson réunit un casting de légendes pour un des meilleurs films de l’année.
La comédie est un prétexte à la description de cette Amérique post-reaganienne sans aucun repère, Une bande d’anarchistes idéalistes préparent la révolution qui rendra justice sociale et égalité à l’Amérique. La trahison d’un membre donne lieu à son éclatement. Seize ans plus tard les révolutionnaires ont vieilli, baissé les bras, abandonné et se sont réfugié dans l’alcool et la paranoïa. Mais pas leurs adversaires qui ont juré de les anéantir pour de bon…
Au milieu de ce cocktail un Léo di Caprio plus paumé que jamais tente de fuir et d’élever sa fille en échappant aux poursuivants lancés à leurs trousses.
Paul Thomas Anderson compose un film porté sur le registre comique parfaitement maitrisé. Film de révolution oblige s’enchainent des scènes d’actions particulièrement spectaculaires. Le réalisateur n’en oublie pas sa maitrise formelle en composant des plans d’une beauté à couper le souffle. Le film dépeint une galerie de personnages tous plus savoureux les uns que les autres et magistralement interprétés (un prof de judo plein de ressources, un couvent de religieuses révolutionnaires cultivatrices de Cannabis, un impitoyable et pas moins dégénéré colonel des marines, une secte suprémaciste aux modalités absurdes…)
Le film n’est pas moins dénué d’un propos sans appel, l’Amérique divisée et ultra violente est définitivement irréconciliable…
P T Anderson confirme avec ce nouvel opus qu' il est un cinéaste majeur américain depuis 3 décennies. un scénario dingue qui aurait pu inspiré Tarantino ou les frères Coen. un casting incroyable ou 3 stars américaines livrent une performance formidable. un vrai film d action, drôle et bien mené mais aussi un portrait effrayant d une Amérique ultra hystérique qui se porte malheureusement très bien en ce moment
Une critique acerbe de l’Amérique et de ses extrêmes politiques. Même si les personnages ne sont pas particulièrement attachants (hormis un Sean Penn au sommet de son art), on passe tout de même un excellent moment. La course-poursuite tient en haleine, l’action et l’humour font mouche, et les paysages jouent un rôle à part entière. DiCaprio, lui, assure mais reste un peu sous-exploité : son personnage manque de profondeur et laisse un léger goût d’inachevé. Mais ne boudons pas notre plaisir : c’est un véritable film popcorn de fin d’année, énergique, spectaculaire et plein d’humour, comme on en voit de moins en moins.
Si vous aimez les jeux subtiles d’acteurs plutôt que les vrombissements, si vous aimez la nuance plutôt que la caricature, si vous aimez la musique qui tombe au bon moment plutôt qu’un bruit de fond constant, si vous aimez les personnages complexes plutôt que taillés à la serpe, si vous aimez un scénario qui fait progresser doucement l’histoire plutôt que par à-coups incompréhensibles, si vous aimez la finesse plutôt que la fureur, si vous aimez la paix plutôt que la violence, passez votre chemin il n’y a rien de tout ça dans le film, rien. Par ailleurs, je serais curieuse que quelqu’un dénombre le nombre de fois où est utilisé le mot f*** et ses dérivés qui doit être le mot le plus vulgaire de la langue anglaise/américaine, je pense qu’on doit arriver à un nombre à quatre chiffres. Film à fuir d’urgence !
Si la mayonnaise a l'air d'avoir pris avec beaucoup de monde, presse et spectateurs, c'est pas le cas pour moi. Après une première demi heure où le sujet de la révolution est central, spoiler: le film se perd ensuite sur le sujet de la paternite totalement sans interet. D ailleurs comment la mere peut elle coucher avec le militaire, c est totalement idiot et invraisemblable. Au dela de ca certaines repliques sont droles. Pour voir un film qui traite de la societe americaine, je recommande davantage Eddington.
DiCaprio délaisse l'instant d'un film son réalisateur fétiche, Martin Scorsese, pour un autre talent, Paul Thomas Anderson. Il y incarne un écorché vif prêt à tout faire péter avec sa volcanique petite amie. Et pourtant, 16 ans plus tard il vit reclus avec sa fille et semble avoir délaissé ses idéaux avant que le passé ne le rattrape. PTA nous sert un très bon film d'action avec un humour détonnant porté par un casting royal. A travers le personnage de Sean Penn, le cinéaste dresse un portrait acide de l'Amérique contemporaine en pratiquant l'autodérision. DiCaprio ne tourne pas beaucoup mais sa seule présence est un gage de qualité. Seul bémol, la durée peut-être un peu trop longue du film (2h45)...
Une vraie daube. C’est chiant, interminable, avec un scénario digne d’un post-it : « j’aime ta femme, je veux la kidnapper ». On enchaîne plans inutiles, séquences inutiles, dialogues inutiles, personnages inutiles… bref, 2h40 de vent, sauvées par seulement 30 minutes vaguement sympathiques.
Une belle mise en scène qui culmine avec une course-poursuite impressionnante. Mais il est permis de peiner à entrer dans ce récit outrancier peuplé de personnages déplaisants auxquels on peine à s'identifier, d'autant plus que DiCaprio et surtout Sean Penn en font des tonnes.
Un long métrage éminemment politique, gorgé de cinéma, et porté par un casting simplement impeccable. On est emporté dès l'introduction, et on ne lâche pas l'écran durant 2h42. A voir absolument.