L’Ia du mal ou la nullité Blumhouse à l’état pur. Sincèrement que dire ? Allez, peut-être l’originalité d’une famille sino-américaine. Pour le reste… Le métrage est consternant. D’abord il fait 80 mn et il met 40 mn à démarrer. Ensuite il ne se passe rien ou presque, et tout est incohérent. Le métier du héros ? Keith Carradine est à la tête de quelle boîte ? Ils sont que deux ? Et cette fin ? C’est quoi ce n’importe quoi ? Les personnages n’ont aucune consistance, on a l’impression d’un film fourre-tout où l’on a mélangé des sujets à la mode (charge mentale, harcèlement, Ia…) dans l’espoir d’arriver à quelque chose de fun et moderne, mais c’est juste horriblement vide et stupide. Bordélique à souhait, les personnages ne sont par ailleurs pas du tout attachants et ce, malgré quelques efforts d’un casting pas toujours aux fraises (Katherine Waterston surnage un peu). On se fiche littéralement de cette famille et de leur sort, car le métrage est incapable de nous les rendre sympathique, réduisant les héros à des clichés inintéressants. Je n’ose parler des dialogues, c’est vraiment très gênant parfois tellement ça sonne faux. Enfin, certains léveront les yeux au ciel sur la conclusion !
Formellement le métrage est archi moche, et on a vraiment l’impression qu’il a été fait au rabais avec trois bouts de ficelles. Pour l’ia pratique, on customise alexa et on rajoute une loupiote bleue, et voilà, c’est fait ! C’est terrible comme j’ai eu le sentiment d’un film qui se voulait hyper technologique alors qu’on voit de pauvres pièces minables. Même le siège de la société qui propose l’ia on dirait que c’est tourné dans un parking ! Il y a rien dans la réalisation et pour faire sursauter deux ou trois jumpscare sortis du chapeau déjà vus mille fois dans les prods Blumhouse.
Musicalement il n’y a rien, du point de vue horrifique c’est le néant, il n’y a aucune surprise, hormis une vague tentative à la fin de surprendre mais c’est tellement horriblement amené avec de telles énormes ficelles scénaristiques qu’on rigole. Franchement, c’est le pire Blumhouse que j’ai vu, mou du genou, fade, moche, rien à sauver.