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2,0
Publiée le 3 mars 2025
« Ce n'est pas une faute de quitter quelqu'un. » Les sentiments s'estompent parfois et il est toujours difficile de l'accepter. Dans "Trois amies", l'amour est vécu de manière différente par ces trois femmes qui n'en sont pas au même point sentimentalement. Des duos et des triangles relationnels, dont la dynamique change très souvent. Des relations humaines complexes avec des secrets et des faux-semblants, ce qui n'est jamais suffisant pour rendre cette histoire mollassonne un minimum passionnante. On dirait un Woody Allen peu inspiré. Ce n'est même pas un peu charmant et pas assez incisif. De plus, ces trois femmes existent uniquement à travers des hommes. Bref, je n'ai pris aucun plaisir devant ce film rapidement ennuyeux.
Trois amies. Vincent Macaigne de nouveau en amoureux loose épleuré, mis à part son rôle de médecin dernièrement. Sara Forestier qui au fil des années à l'air d'être plus en paix avec elle-même, son jeu s'en ressent, moins musclé . Pour le reste la mayonnaise ne prend pas. Deux étoiles et demie.
C'est avec ces 3 portraits de femmes que sont évoqués les relations de couple, les faux-semblants, l'évolution des sentiments. Ce traitement est tout de même fastidieux, platonique, prétentieux à certains égards, appuyé par une musique piano mélodramatique lourde. I. Hair est en outre insipide.
Les histoires amoureuses de trois amies. On frôle le pire avec ce film, caricature du film français sans scénario, sans action, avec des histoires que chacun vie sans en faire de film. Un grosse déception de la part d'Emannuel Mouret qui a fait tellement mieux.
Les histoires d'amour -qui s'entrelacent- de trois amies. On reconnait bien le style d'Emmanuel Mouret, avec des dialogues très (trop ?) élaborés. C'est plutôt bien joué, amusant et plaisant. Plaisir notamment à voir des beaux plans de Lyon comme le parc de la Tête d'Or.
Avec Trois amies, Emmanuel Mouret délaisse partiellement son style léger et badin pour explorer des territoires plus mélancoliques. Cette ronde amoureuse, où mensonges et non-dits rythment la vie de trois femmes, oscille entre comédie de mœurs et drame existentiel. Si l’on retrouve son art du dialogue et des situations cocasses, le film surprend par sa tonalité plus grave, voire funèbre. Un trio d’actrices au sommet
Camille Cottin, Sara Forestier et India Hair incarnent avec justesse ces amies liées par une affection sincère mais rattrapées par leurs propres contradictions. Joan (Cottin) incarne la culpabilité d’un amour éteint, Alice (Forestier) la résignation heureuse, tandis que Rebecca (Hair) semble plus libre mais non moins empêtrée dans ses dilemmes. Leurs interactions, pleines de spontanéité, confèrent au film une humanité touchante.
La disparition de Victor (Vincent Macaigne), élément déclencheur du bouleversement émotionnel du trio, est traitée avec une pudeur qui renforce l’impact dramatique. Emmanuel Mouret, en maître du récit fragmenté, parvient à nous faire ressentir l’absence tout en explorant les réactions intimes de ses personnages. Une mise en scène subtile et épurée
Mouret opte pour une réalisation élégante, évitant tout excès mélodramatique. Les plans fixes, les jeux de regards et les silences traduisent plus que de longs discours. Lyon, où se déroule l’intrigue, est filmée avec douceur, ses ruelles et ses cafés devenant le théâtre des élans et des désillusions sentimentales.
Le choix d’une narration en voix-off, assurée par Victor lui-même, peut sembler audacieux, voire risqué, mais il apporte une profondeur singulière au récit, offrant un regard posthume et ironique sur les relations humaines.
Nouvelle variation d’Emmanuel Mouret sur le thème de l’amour, de l’amitié et de la gestion du mensonge et de la vérité au sein du couple, cette chronique douce-amère nous plonge dans l’histoire d’un trio féminin incarné par India Hair, Camille Cottin et Sara Forestier. Toutes trois sont tourmentées par leurs situations sentimentales, et essaient de s’en sortir comme elles peuvent dans le grand maelström des sentiments. Lorsque la mort vient s’immiscer au milieu de leur fragile équilibre, les logiques des unes et des autres vont s’en trouver bouleversées. Si les deux premiers tiers de Trois amies sont magnifiques, la fin du film est un brin plus faible : la faute à un Mouret trop gourmand, qui empile les couches de récits, quitte à densifier excessivement une narration qui n’en demandait pas tant.
Camille Cottin, India Hair, Sara Forestier, Damien Bonnard, Vincent Macaigne… la crème de la crème des acteurs et actrices français aujourd’hui, il n'y a que du beau monde.
Encore un film formidable de Mouret, ce qui me pousse davantage à découvrir sa filmographie. Des histoires romantiques aussi touchantes et rocambolesques tout en analysant l’une des croyances les plus vieilles et complexes au monde, l’Amour. L’Amour, c’est constamment croire qu’il y a un lien qui se tisse, croire qu’il ne va rien se passer, croire que cela ne durera jamais ou au contraire croire que cela va être vécu pour l’éternité. Sentiment complexe qui demande de l’effort en continu, de la réflexion mais surtout et peut être la chose la plus difficile de la confiance en soi.
Je suis Emmanuel Mouret depuis ses début et, à une exception près, j'ai grandement apprécié tous ses films. Là encore, des dialogues fulgurants, des situations cocasses et cette façon à la fois simple et fouillée de parler de l'amour, de la vie, des relations. On compare souvent Mouret à Rohmer ou Woody Allen. C'est tout à fait cela !
Un bon film c'est certain mais le problème est que c'est un film d'Emmanuel Mouret alors tout y est une langue magnifique, de beaux plans tout est parfait limite régal. Mais une impression de déjà vu. Emmanuel Mouret fait du Emmanuel Mouret et là gâche tout. Plus de d'heureuse surprise mais presque un film attendu.
Avec ses précédents films (Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait et Chronique d'une liaison passagère), Emmanuel Mouret nous a habitués à bien mieux que ce Trois amies. On assiste à un marivaudage sur le thème de l'amour peu crédible et déconnecté de la réalité. Trois amies, trois histoires, trois actrices. L'une d'elles récite son texte à voix basse et monocorde, rendant son personnage et son histoire absolument pas crédibles. Une autre, célibataire, a comme amant le mari de sa meilleure amie et cela se passe de manière très désinvolte sans sentiment de culpabilité ni explication aucune. Là c'est le personnage qui manque de profondeur. Une note positive : les jeux de Camille Cottin et Grégoire Ludig sont excellents.