C’est un véritable petit bijou de cinéma que nous adresse Emmanuel Mouret avec ce film sur l’amour et le désamour chez trois femmes modernes, provinciales, actives et flirtant avec le milieu de la vie. Les dialogues, toujours justes, sont étincelants de finesse et d’intelligence. La direction des acteurs conduit à un jeu toujours juste de chaque protagoniste qu’il faudrait tous citer.. Il faut beaucoup aimer ses interprètes pour arriver à un tel niveau. Beaucoup de douceur, d’humilité, aussi. Le scénario brodant sur tous les marivaudages possibles reste étrangement réaliste, malgré l’apparition inattendue d’un fantôme bienveillant à mi-parcours. Emmanuel Mouret, de film en film, n’est plus l’enfant de Rohmer ou de Sautet, il est devenu lui-même un maître !
Ah, Emmanuel Mouret ! Film après film, c'est toujours le même cinéma. Il change les lieux (à peine), les personnages (à peine), mais il raconte toujours et encore la même histoire, celle de couples petits bourgeois libertaires qui passent leurs journées à tromper leur conjoint(e), refusant toute restriction à leur plaisir narcissique. C'est du pur vaudeville. Mais la petite bourgeoisie n'aime pas le vaudeville, alors pour faire intello, entre deux coucheries, les personnages discutent de leurs tourments sentimentaux, un verre de blanc à la main, se baladant dans une expo d'art contemporain sur un fond de flûte traversière. Sans intérêt.
Si le reste du monde devait élire le film le plus français de l'année, nul doute qu'il choisirait Trois amies, haut la main. Sans remonter à Marivaux, la tradition hexagonale des œuvres où le sentiment amoureux prédomine a trouvé un héritier exemplaire en Emmanuel Mouret, après Rohmer et Truffaut, parmi d'autres. Son dernier film, qui n'est pas son meilleur, nous entretient des amours plus ou moins réciproques de trois femmes, le cinéaste délaissant un peu, cette fois-ci, l'autre sexe, même s'il est impliqué dans ce marivaudage qui marie élégamment conversations et situations, dans un milieu urbain (Lyonnais) et intellectuel. La voix off,, qui s'efface heureusement souvent, donne au long métrage un aspect littéraire, voire même théâtral, ce qui ne gène pas dans le cadre du cinéma d'Emmanuel Mouret, qui aime ses personnages, même quand ils sont perdus, hésitants ou même hypocrites. Le film 'est une ode à l'amitié, vibrante, et une étude sur la synchronicité amoureuse, laquelle ne va évidemment pas de soi, et des petits arrangements que cela nécessite, dans une vie de couple. C'est donc une comédie, mais pas de boulevard, qui intègre aussi le deuil parmi ses ingrédients, sans que cela n'entache la légèreté voulue de l'ensemble. Au jeu de l'amour et du hasard, le rôle d'India Hair est de loin le plus touchant et cela tombe bien car l'actrice se révèle parfaitement à l'aise dans un registre qui la change des caractères, assez souvent loufoques, qu'elle a eu à interpréter par le passé.
On a connu Emmanuel Mouret meilleur. Trois Amies s'attarde sur les ruptures et les culpabilisations qu'elles entraînent. Si les intrigues amoureuses des trois amies passionnent immédiatement, tout s'essouffle malheureusement en milieu de course pour finir par ennuyer poliment. Il faut dire que les hommes sont plus que fades face à Sara Forestier et Camille Cottin.
J'avais adoré Mouret dans "Fais-moi plaisir en 2009, je l'avais vu plusieurs fois... J'avais bien aimé "Chronique d'une liaison passagère" il y a 2 ans du même Mouret... J'ai donc été très déçu par "3 amies"... Vincent Macaigne, que j'apprécie beaucoup par ailleurs est beaucoup trop chiâlard, voire inexistant... Ces prétendus jeux de l'amour et du hasard sont artificiels, inexistants... on n'y croit pas... ce film est sans colonne vertébrale, trop "bobo"-"intello"...
Emmanuel Mouret signe là le film de la maturité ! C'est une merveille à tout point de vue avec une India Hair touchante comme jamais. Ça sent le César, que dis-je ..... les César.
Il y a une perfection dans les films de Mouret qui est toutefois pleine d’émotion, on rit, on pleure, on passe par tout un faisceau de sentiments et de ressentis. On est proche de la tragédie lyrique et de l’opéra comique. La présence de musique classique et de dialogues très écrits nous y entraînent. Les 3 actrices sont en état de grâce, en particulier Sara Forestier. Et quel bonheur de voir India Hair dans un premier rôle. Une merveille de cinéma et le bonheur de retrouver ce cinéaste si singulier et pourtant si universel.
Au milieu de tous ces « merci » et « pardon » c’est un film qui impulse à relativiser tout dans la vie, à lâcher prise, se questionner mais accepter aussi les choses comment elles sont, comme elles viennent. J’ai beaucoup aimé et je le conseille fortement
"Heureuse complexité" de l’Amour, protéinurie, aussi fort lorsqu’il est fait de chair, de tendresse ou d’amitié. En tentant de répondre à l’éternelle question, à jamais irrésolue de la définition de l’amour, Emmanuel Mouret nous offre un très beau film choral qui nous fait passer du drame à la comédie, des larmes au rire. Et si l’amour, qui fait naître transports et abattement, inquiétudes et certitudes, tristesses et joies immenses était finalement la condition sine qua non pour être réellement vivant? Les 3 amies sont merveilleuses d’humanité, avec une mention. spéciale pour Indra Haïr qui propose un jeu tout en sobriété et intériorité touchante, à contre emploi de ses rôles habituels. C’est le cas également des personnages masculins (magnifique Vincent Macaigne, comme d’habitude!), filmés dans leurs fragilités mais sans caricature. Enfin, le film est servi par de magnifiques dialogues, photographie et une bande-son superbe qui vient souligner avec subtilité, en points et contrepoint, toute la palette des sentiments amoureux.
bravo pour cette exploration des sentiments humains remarquablement écrite. cette legerete tintee d'hunour qui enveloppe ces rencontres croisées pourrait faire penser a un marivaudage mais le drame n'est jamais loin, comme le fantôme des absents...la confusion des sentiments, les jeux de l amour et de la culpabilité donnent lieu à des dialogues savoureux.
La série arlequin chez les profs…2 heures de suspense assez pathétiques pour finir par savoir quel prof va coucher avec qui, quand et comment dans un lycée de Lyon.
alors quelle claque !!! pas très moral mais tellement juste. Un film émouvant, touchant parfois pathétique et souvent drôle. Le sous-titre à la Voltaire pourrait être : "de l'inconstance des sentiments". Vu en avant-première la veille de sa sortie, j'espère qu'il rencontra son public et touchera du monde.
Je suis allé voir ce film en avant-première au cinéma "Grand Action" à Paris en présence du producteur Frédéric Niedermayer. Le film raconte la vie sentimentale de trois jeunes femmes vivants à Lyon. J'apprécie beaucoup le cinéma d'Emmanuel Mouret et j'ai eu beaucoup de plaisir à voir ce film. Ici chacune des protagonistes à une conception et un vécu de l'amour et du couple qui lui est propre. J'apprécie la simplicité et la clarté des dialogues qui explicitent les pensées et les cheminements amoureux des personnages. Ce cinéma me fait penser à Rohmer pour ce travail sur les dialogues. Lors de l'avant-première, le producteur à dit quelque-chose de très pertinent : c'est un film qui a la même "couleur", la même thématique que le film "Les Choses qu'on dit, les Choses qu'on fait" réalisé en 2020. Pour ne pas se répéter, ils ont choisi des acteurs avec lesquels ils n'avaient jamais tourné auparavant (sauf pour Vincent Macaigne spoiler: qui a un rôle un peu à part ) et c'est vrai que ce choix apporte une fraicheur inattendue au film.
Mouret fait encore et toujours la même chose sur les variations de l'amour mais bon, je me disais qu'avec un tel casting (rien à dire de ce côté là sauf peut être pour Vincent Macaigne qui devient agaçant avec ses airs de chien battu) ça passerait mais non,non, non . voix off trop omniprésente et musique hyper gnangnan n'arrangent vraiment pas les choses. Des personnes quittaient la salle, d'autres dormaient.... tirez-en les conclusions que vous voudrez !