2809 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
289 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
113 critiques
3
77 critiques
2
41 critiques
1
12 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patrick Braganti
101 abonnés
425 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 21 novembre 2024
Les deux opus précédents de Emmanuel Mouret ( Chronique d’une liaison passagère et Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait) attestaient d’un certain embourgeoisement (un cinéma devenu confortable avec des castings de premier choix) et d’une propension au sérieux et à un certain manque de légèreté. Trois Amies ne tourne bien sûr pas complètement le dos à cette tendance. Il y a encore du beau monde à l’affiche, tandis que le sujet reste celui des rapports et des sentiments amoureux. Pourtant, l’alchimie se produit grâce à l’interprétation impeccable des comédiens (avec une mention spéciale pour India Hair, qui est de facto le pilier du film) et à la qualité incontestable du scénario et des dialogues parfaitement écrits, ciselés et agencés. Le réalisateur confirme sa connaissance fine et profonde des mécanismes des rapports amoureux, et plus généralement des relations entre les hommes et les femmes en général. Pourquoi cesse-t-on d’aimer un jour une personne, et pourquoi tombe-t-on amoureux d’une autre sans l’avoir prévu ? Vastes questions qui servent de fils directeurs à un ballet savamment chorégraphié entre trois amies, leurs compagnons et leurs amants. Autour d’eux, dans une salle de classe, dans un restaurant, un cinéma ou un musée, le monde semble flou, artificiel et presque irréel, comme si Emmanuel Mouret avait voulu établir une distance ou une protection. Cette sensation d’irréalité est encore augmentée par la photographie ripolinée ou diaphane (à cet égard, Trois Amies m’a fait beaucoup penser à Cœurs, un des derniers films d’Alain Resnais). Cette analyse intelligente et ludique du sentiment amoureux débouche sur un long-métrage très émouvant, qui alterne des séquences primesautières à des moments extrêmement forts (une séparation sous un porche, la visite d’un fantôme). Éros et Thanatos exécutent ici un pas de deux infiniment élégant et sensuel.
On connait Mouret: dialogues et explorations des situations amoureuses On rescent une certaine maestria pendant le visionnage du film On prends plaisir à voir les actrices et les acteurs jouer Rires Larmes Très réussit
Je vais être un peu moins dithyrambique que les critiques presse sur le dernier long métrage d'Emmanuel Mouret (dont je ne suis pas un inconditionnel). Force est de constater que le film est bavard avec des dialogues efficaces et le jeu des trois amies impeccable (Camille Cottin, Sara Forestier et la solaire India Hair). Néanmoins les rencontres et les ruptures finissent par être quelque peu lassantes. On reconnaît la "patte" Mouret dans la mise en scène des relations amoureuses mais ici, au final, tout le monde couche avec tout le monde (c'est un peu caricatural mais pas tant que ça...). La vraie bonne idée du cinéaste est d'inclure une part de fantastique tout au long de son récit qui accouche d'une fin vraiment touchante.
A force de « marivauder », Emmanuel Mouret se prend les pieds dans le tapis, et tourne en rond en compagnie de ses trois charmantes protagonistes. Camille Cottin, Sara Forestier et India Hair tiennent admirablement la distance d’une épreuve sentimentale, voire amoureuse, que le cinéaste imagine en porte à faux . Elles s’aiment à la folie, mais ignorent totalement la façon dont elles peuvent agir, une fois le dos tourné. Ce qui intrigue au départ, sans jamais trouver la bonne résolution scénaristique, ni le ton adéquat d’une mise en scène de plus en plus répétitive. A la longue ça devient commun, on s’habitue ( ça se répète aussi ), on s’ennuie Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un joli film sur l’amitié et les sentiments amoureux, tout en délicatesse. Ces trois amies ont des discussions sur la vie, l’amour et le deuil, claires et profondes, qui enrichissent leur vie respective. Le personnage de Rebecca (Sara Forestier), fragile et fantasque, qui surnage dans le mensonge et le manque d’amour vrai. Alice (Camille Cottin) qui prône un amour sans complication, mais qui ne vibre vraiment que lorsque sa vie devient moins lisse. Enfin Joan (India Hair) qui reçoit beaucoup de preuves d’amour, qui surmonte la douleur et qui reste exigeante, tout en douceur, sur la qualité de ses relations. Les hommes sont un peu en périphérie, ils jouent les catalyseurs dans cette histoire. Une jolie comédie dramatique française.
Les histoires amoureuses de trois amies. On frôle le pire avec ce film, caricature du film français sans scénario, sans action, avec des histoires que chacun vie sans en faire de film. Un grosse déception de la part d'Emannuel Mouret qui a fait tellement mieux.
Cinéma de Emmanuelle Mouret avec moi ça passe ou ça casse. Et cette fois ci ça passe bien, avec un casting merveilleux surtout Vincent Macaigne incroyable. Une mise en scène à l'image de Mouret, plutôt bien photographier et propose des beau plans. Certaines sont à la fois belle et cruelle mais c'est la grande qualité de ce métrage.
Le titre du livre écrit par un des personnages pourrait faire office de sous-titre à ce nouvel opus de E.Mouret " heureuses complexités".
Si le scénario est sans doute plus accompli ( de mon point de vue) que ceux de la plupart des titres de la filmographie du cinéaste, " trois amies" alterne scènes réussies et beaucoup d'autres qui le sont vraiment moins.
Les interrogations sur l'amour posées par le film finissent par tourner en rond mais surtout Mouret n'est malheureusement pas Rohmer auquel son cinéma fait penser.
Les amateurs du travail du cinéaste ne le manqueront pas, je situerais pour ma part cet opus dans le haut de sa filmographie.
Cas de conscience de profs dans un lycée de Lyon : ils se font des noeux au cerveau faute de mieux … servi par des dialogues improbables sans doute trop verbeux on reste incrédule sur certaines situations. Au bout de deux heures on s’interroge sur ces couples égarés et improbables également. Les acteurs font le job mais ne rattrapent cet ensemble qui se noit progressivement dans l ennuie à force de tourner en rond.
Avec ce long-métrage sorti en 2024, Emmanuel Mouret s’enlise dans une comédie romantique assez paresseuse. Le principe du scénario est de suivre le chassé-croisé des relations amoureuses vécues par trois amies (India Hair, Sara Forestier et Camille Cottin). Si le propos est léger avec quelques revirements de situation bien sentis, l’ensemble reste très verbeux et théâtral. Par ailleurs, les états d’âme continuellement indécis des personnages rendent le récit plus proche du vaudeville que de l’analyse de la profondeur des rapports humains. Bref, un petit divertissement qui ne laissera aucune empreinte indélébile dans le cinéma français.
Ai vu « Trois amies » d’Emmanuel Mouret. Le réalisateur rajoute une pièce supplémentaire à son oeuvre d’une grande cohérence et originalité. « Trois amies » est une variation sur le sentiment de l’amour qui stagne, se tari, surgit, s’enflamme, se contrôle, se fait désirer… Trois amies, toutes trois professeurs dans l’Education Nationale dans le même collège, vivent des histoires d’amour mais pas au même stage et qui vont évoluer avec le temps. Comme au jeu des chaises musicales il y en a toujours une qui reste en rade. Alice, professeur d’histoire (parfaite Camille Cottin dans un registre nouveau qui lui va bien) n’a jamais été amoureuse de son mari mais est heureuse avec lui. Joan, professeur d’anglais (sublime India Hair) est sur le point de quitter son mari et père de sa petite fille, sans savoir à quel point sa décision va impacter tout son entourage. Rebecca, professeur d’Art Plastique, (irradiante Sara Forestier) vit une histoire passionnée avec un Monsieur X qui est marié. Autour de ce trio, les hommes (Damien Bonnard, Grégoire Ludig, Vincent Macaigne, Eric Caravaca) vont papillonner, virevolter, se succéder, partir, se poser… Comme à son habitude, Emmanuel Mouret construit un scénario d’une mécanique de haute précision imparable. Les dialogues littéraires sont savoureux, la caractérisation des personnages très juste. Mais Mouret est aussi de plus en plus un grand metteur en scène, dans ce nouvel opus il fait évoluer ses comédiens et sa caméra en mouvements fluides et constants souvent proche d’un ballet, jouant avec les perspectives, les portes, les couloirs… Là aussi la grammaire et la mécanique sont à leurs apogées. « Trois amies » est un film d’une grande élégance où les sentiments sont subtils, le propos prête toujours à réflexion, sans oublier la jubilation de voir toute cette équipe très homogène de comédiens se délecter à interpréter ce marivaudage doux-amer.
Première déception de la part d’Emmanuel Mouret dont j’ai vu et aimé tous les précédents films. Surtout les deux derniers, d’une émotion rare. Dans celui ci, on se retrouve d’emblée en territoire de connaissance, avec cette voix off , cette jolie distanciation du récit, qui rappelle Rohmer ou Truffaut, puis ces affaires de couple entre drame et comédie.. Mais très vite cette entrelacement des intrigues amoureuses plutôt laborieuses et ces rebondissements peu crédibles m’ont cette fois un peu perdu. Étais je au théâtre de boulevard (beaucoup de scènes relatives à l’adultère y font référence) ? Chez Marivaux ou Musset ( il y a pires références, certes)? ou même dans un roman photo ou un soft opéra brésilien ( car certains dialogues ou rebondissements sont parfois bien naïfs) ? Un peu de tout ça. Tout semble sur-écrit, très/trop travaillé, peu crédible, assez peu touchant au final. Reste toutefois ce très bel art de filmer en plan fixe, avec des délicats hors champs dans les scènes de confrontation matrimoniale. Reste aussi cette splendide scène entre Vincent Macaigne, excellent, et India Hair qui sort enfin avec talent de ses rôles loufoques où border-line. La conjugaison de leurs talents nous offre là une scène très émouvante. Pour le reste, on se délecte de retrouver la verve et l’audace de Sara Forestier, qui déjoue tous les pièges d’un rôle qui aurait pu être caricatural, ainsi que Damien Bonnard qui aborde enfin un personnage juste « normal » et lui donne chair et consistance, ce qui n’est pas le cas de tous les autres personnages (notamment le couple Cottin - Ludig ) Bref on ne s’ennuie pas, mais on ronronne un peu en espérant que Mouret se réinvente … Quand à la morale de l’histoire ( pour vivre heureux ne soyons pas trop amoureux de la personne avec qui l’on vit) , elle ne m’a guère convaincu.
Joan cache un lourd secret qu'elle décide de révéler avec peine à sa meilleure amie Alice : elle n'est plus amoureuse de son compagnon Victor, le père de sa fille. Alice la rassure en lui exposant sa propre expérience. Vient ensuite la troisième amie Rebecca qui elle entame une relation extra-conjugale avec un homme marié. Les trois femmes vont vivre chacune des histoires d'amour inattendues. En salle le 6 novembre.
spoiler: "Trois amies" m'a plu comme une viennoiserie chaude sortie du four du boulanger. On suit trois parcours amoureux de femmes, qui s'entremêlent constamment au gré des rencontres et du hasard. L'intrigue fait toujours mine d'aller dans une direction attendue avant de laisser retomber le soufflet, comme dans la vraie vie. Les personnages ne suivent pas un destin mais sont aussi perdus que des gens réels, ce qui apporte une forte crédibilité à leurs psychés. Le film est très bourgeois, aux antipodes du film social : on vit dans le meilleur des mondes ici à Lyon. Pourquoi pas, c'est assumé. Petit bémol sur la présence fantomatique dispensable selon moi.
Une très jolie narration qui dresse le portrait de 3 femmes que tout réuni et que tout oppose. Ce film est réussi et nous emmène dans l'intimité de ces trois amies.