Voilà une manière originale de traîter, à travers l'imagination d'une petite fille, l'histoire trop souvent méconnue de Charles Martel. Bien sûr, le film ne se résume à cela, bien au contraire. Il aborde avec un humour corrosif et parfois poétique le sort d'une famille d'immigrés dans la France du début des années 80. Camelia Jordana exprime son côté volcanique, tandis que Sofiane Zermani arrondit les angles (jusqu'à un certain point) pour canaliser sa femme. Un ensemble qui n'hésite pas à déranger de par son côté engagé mais bienveillant. spoiler: Dommage que la fin laisse trop de questions en suspens sur cette famille à laquelle on s'attache.
Le nouveau film de Manele Labidi nous plonge dans le quotidien d’une famille immigrée dans la France des années 80-90, confrontée aux contradictions d’une société en pleine mutation. Dès les premières scènes, la réalisatrice surprend par des idées originales (la petite fille des protagonistes qui se lie d’amitié avec un compagnon imaginaire pour le moins inattendu : Charles Martel lui-même !). Ce choix audacieux permet d’aborder des sujets importants tels que la quête d’identité, le poids du racisme décomplexé du début des années 90, le populisme grandissant et le rôle central de la famille dans ces épreuves. Malgré quelques clichés inévitables, le film parvient à faire mouche. Après le succès d’ un divan à Tunis, Manele Labidi signe ici une nouvelle réussite, à la fois drôle, émouvante et engagée.
Malgré de bonnes intentions et des acteurs talentueux, la réalisation ne suit pas une ligne directrice solide et se disperse sans approfondir sur des sujets sociaux trop nombreux. De plus l'apparition de charles Martel me paraît bien incongrue.
Pour son 2ème film, Manele Labidi traite des difficultés d'intégration d'une famille immigrée d'origine magrébine en France début 90 avec son racisme latent et je pense, le plus gros danger, son populisme décomplexé. Tourné comme une comédie italienne avec ses outrances..Mama Jordana assure en reine mère combative et Amor Zermani excellent en père travailleur plein de douceur. La bonne idée est l'utilisation de Martel, ami imaginaire de Mouna qui paradoxalement, va la rassurer et lui donner une force contre la bêtise humaine. spoiler: Que dire des scènes tétanisantes de La Zoubida... Alors oui beaucoup de sujets traités et pas toujours aboutis (mais est-ce que la vie n'est pas faite ainsi ?!...) l'humour, les acteurs, les seconds rôles féminins, de nombreuses jolies scènes et la réalisation ont finalement remporté mon adhésion. ,
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2,0
Publiée le 17 juin 2025
Sur le point de perdre leur appartement, Amel et Amor ne prennent pas la nouvelle de la même façon. Amel pense à tous les bénéfices du quartier qu'elle ne veut pas perdre tandis qu'Amor est optimiste de nature et se satisfait du minimum. Quant à leur fille, elle vit les prémisses du changement avec son ami imaginaire Charles Martel... Tout un programme pour cette comédie sociale qui fait plus que flirter avec la fable fantaisiste. C'est absurde quand il s'agit de la gamine et parfois pertinent quand il s'agit de dépeindre le quotidien des familles issues de l’immigration, mais cette histoire familiale sur fond d'intégration, d'identité et de racisme est beaucoup trop fourre-tout et souvent moralisatrice. Camélia Jordana et Sofiane Zermani sont bien, mais leurs personnages sont trop unidimensionnels et peu attachants. J'ai eu l'impression de voir la même chose pendant 90 minutes. Malgré une bonne énergie et plein de fantaisie, l'ensemble est trop décousu, mal rythmé et finalement décevant.
Reine mère séduit par sa personnalité forte et son audace formelle… même s’il peut parfois peiner à marier pleinement toutes ses ambitions. Le film joue habilement avec les genres , à la fois chronique familiale, comédie sociale et fantaisie historique. Les visions de Charles Martel symbolisent les tensions identitaires et ajoutent une touche narrative singulière.
Grosse attente car j'adore Damien Bonnard et Camelia Jordana. Or pas grand chose ne fonctionne : tout va trop vite, rien n'est creusé, c'est parfois mal filmé... Je n'ai eu aucune empathie pour les personnages alors que je voulais vraiment les aimer mais vraiment je ne comprend pas ce qu'a voulu raconter la réalisatrice.