April
Note moyenne
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Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
La réalisatrice de ce film géorgien nous raconte l’histoire dramatique de cette femme médecin qui enfreint les lois de son pays en pratiquant des avortements. Le sujet du film est intéressant mais la longueur excessive de certaines séquences ainsi que le climat de lourdeur et de tension permanente ternissent l’intérêt du film.

Bernard CORIC
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2025
Trouver des ressemblances, entre le joyeux Blackbird, Blackberry et le sordide April, semble incongru, outre le fait que les deux longs métrages sont géorgiens. Et pourtant, ses deux héroïnes sont des femmes d'âge moyen, indépendantes et sans attaches sentimentales ni progéniture, et, de ce fait, considérées comme des bêtes curieuses dans un pays qui est loin de s'être débarrassé de ses coutumes patriarcales. Mais le ton, on l'admettra volontiers, n'est pas du tout équivalent, April, deuxième essai de Dea Kulumbegashvili, après l'étonnant Au commencement, étant marqué par un excès de formalisme lequel se révèle malgré tout fascinant, entre réalisme clinique et fantasmagorie monstrueuse, au gré des errances d'une gynécologue obstétricienne, hors de contrôle quand elle ne pratique pas dans son hôpital. C'est le genre de film qui déconcerte au fil des minutes, où le hors-champ prédomine souvent et où les dialogues semblent comme figés dans une lenteur fangeuse. Avec plusieurs scènes très inconfortables et d'autres sublimes, sur le plan visuel, April ressemble parfois trop à un exercice de style, destiné davantage à épater les jurys des festivals qu'à intéresser un public dit "normal." Attention, l'accouchement n'est pas sans douleur !
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 février 2025
Obstétricienne dans un petit hôpital au fin fond de la Géorgie, Nina voit sa responsabilité mise en cause après le décès d’un nouveau-né. Une enquête administrative est confiée à l’un de ses collègues qui se révèle avoir été son amant. Parallèlement, Nina se déplace dans les campagnes et y pratique des avortements clandestins lorsque les délais légaux de l’IVG sont dépassés.

Dea Kulumbegashvili est décidément une réalisatrice qui ne laisse pas indifférent. J’avais été profondément marqué par son premier film, "Au commencement", hésitant à crier au génie ou à l’escroquerie, et optant finalement pour un « coup de gueule » retentissant. J’ai eu exactement la même réaction en sortant du MK2 Beaubourg, la seule salle parisienne à diffuser "April". J’ai été horripilé par ce film qui s’étire pendant plus de deux heures dans des plans fixes d’une durée exténuante. Mais je me suis néanmoins demandé si je n’étais pas passé à côté d’un chef d’œuvre.

"April" nous vient de Géorgie un pays qui décidément occupe sur la carte du cinéma européen une place intéressante. Nous viennent régulièrement de ce petit pays du Caucase, dont on sait par ailleurs les troubles géopolitiques qu’il traverse, coincé entre l’ours russe et ses aspirations europhiles, des œuvres âpres et intenses : "Blackbird, Blackberry", sur l’éveil tardif à la sexualité d’une quinquagénaire, "Sous le ciel de Koutaïssi", une languide histoire d’amour dans une petite ville de province plombée par l’ennui, "Et puis nous danserons", qui brise le tabou de l’homosexualité au Ballet national géorgien, "Khibula", sur la longue errance d’un président déchu et de son dernier quarteron de fidèles, etc.

L’héroïne d’"April" aurait pu être une femme admirable et courageuse, une Antigone moderne bravant une loi inique pour sauver de grossesses dont elles ne voulaient pas des femmes perdues dans une campagne arriérée. Mais Nina est plus ambivalente. C’est une femme profondément dépressive dont les nuits sont hantées par des visions monstrueuses. Sa nymphomanie – elle saute au paf d’un autostoppeur ou d’un laveur de glaces – cache un profond mal-être. En tous cas, son personnage ne suscite ni l’empathie ni l’identification.

Jusqu’à sa conclusion déroutante, "April" est un film sinistre dont la lenteur et la noirceur revendiquées ne peuvent que rebuter. Si Dea Kulumbegashvili aspirait secrètement à ce qu’on déteste ses films, elle ne s’y prendrait pas autrement.
dorbais
dorbais

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 février 2025
Entièrement d'accord avec le commentaire du nouvel OBS
"Héroïne dépressive et maso, mise en scène se gargarisant d’effets concentrationnaires et de postures humiliantes, métaphores douteuses, rien n’est à sauver là-dedans, surtout pas la complaisance avec laquelle la cinéaste prend en otage ses personnages et ses spectateurs ni son incapacité à articuler une once de pensée profonde (alors qu’elle se prend tout du long pour Pasolini"
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2025
« Tu n'as pas peur d'être découverte et de tout perdre ? » Lorsqu'elle fait face à des accusations à la suite de la mort d'un nouveau-né, Nina, gynécologue-obstétricienne, reste fidèle à son devoir de médecin en continuant à aider les femmes dans le besoin malgré les risques. La plupart des femmes qu'elle croise sont démunies ou mal informées face aux moyens de contraception qui ne sont pas connus, pas utilisés ou interdits. Nous sommes dans un milieu rural où ça parle et stigmatise beaucoup et où la désinformation, l'oppression patriarcale et le manque d'éducation se fait clairement sentir. Un contexte délicat où les femmes subissent, y compris Nina dans des scènes qui n'ont pas grand-chose à voir avec la narration. Dea Kulumbegashvili fait d'ailleurs des choix très étranges tout au long de son long-métrage. Il y a une recherche de style qui prend le pas sur le récit. Pourtant, derrière son côté froid et cette mise en scène rigide, "April" est un film puissant et pas seulement au niveau graphique parce qu'il montre des avortements, des césariennes ou des accouchements, mais aussi pour ce qu'il évoque. Il y a un côté documentaire avec Nina, qui apparaît à peine, qui prend le rôle de la journaliste pour récolter des témoignages. Tout d'abord conquis et happé par cette histoire très crue, j'ai ensuite déchanté en raison de tous ces abus au niveau du style qui est répétitif et rebutant. La plupart des plans sont trop longs, ça s'éternise sur une tempête, ça zoome sur un sexe, etc. Au bout d'un moment, faut arrêter de faire des trucs qui ne servent à rien... Bref, le fond y est, mais la forme m'a lassé et atténue beaucoup trop la puissance de cette histoire.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2025
Film choc où les scènes très longues en plan fixe semblent inutiles, mais permettent de souffler face aux scènes très inconfortables et malaisantes éparpillées durant les 2h20 du film.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mai 2025
L'intention de dénoncer la loi anti-avortement en Géorgie était tout à fait louable. En effet, Nina, en plus de son poste de gynécologue-obstétricienne à l'hôpital arpente la campagne pour aider des jeunes femmes à avorter dans l'anonymat. Malheureusement, le cinéaste Dea Kulumbegaschvili abuse de séquences interminables qui ne servent pas du tout sa cause. Et que dire de l'héroïne qui propose ses charmes à des inconnus pour combler son vide sentimental. Récompensé par je ne sais quel hasard à la Mostra de Venise, ce film est tout bonnement malaisant et il s'en dégage une atmosphère froide et pesante à l'image de son personnage principal. Je le déconseille vivement.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Film intéressant de Dea Kulumbegashvili , empli de métaphore , qui est âpre et dense , dans le fond comme dans la forme , avec une sensation de danger omniprésente en suivant une gynécologue confrontée à la rude Société Géorgienne interprétée par une actrice exceptionnelle en la personne de Ia Sukhitashvili !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 600 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2025
Plans fixes à gogo

La géorgienne Dea Kulumbegashvili – pas sûr de pouvoir mémoriser le nom -, avait déjà intrigué le public en 2021 avec Au commencement. La formule lisible sur les affiches et les programmes : Tout public avec avertissement me semble beaucoup trop mesurée après avoir vu ces 134 minutes âpres et malaisantes. Nina est gynécologue-obstétricienne dans un petit hôpital en Géorgie. Après la mort d'un nouveau-né lors d'un accouchement, sa réputation professionnelle et morale est mise en cause. Des rumeurs l'accusent de pratiquer des avortements illégaux... Mais, si le jury de Venise a décerné son Prix Spécial à ce drame pour le moins inconfortable, ce n’est pas au hasard. Beau film, sujet difficile et courageux, cinéma conceptuel qui peut séduire à condition d’aimer les plans fixes.
Oui, ce film peut paraître long, parfois inutilement long, car ces fameux plans fixes pullulent. Certains même sont cadrés de façon à ce que tout se passe hors champ, l’action comme les dialogues. Le cinéaste va jusqu’à refuser le champ-contrechamp pour laisser sa caméra statique. – Mais le grand Zemeckis ne nous a-t-il pas donné une leçon du genre dans son dernier film ? -. Non, le plus gênant ici – outre le sujet plus que malaisant -, ce sont les métaphores qui parsèment ce film, métaphores pour le moins absconses… J’avoue pour ma part ne pas avoir tout compris. Entre fantasmagorie monstrueuse et formalisme fascinant ou encombrant, les 2 heures et quart peuvent paraître très longues. On oscille en permanence entre le sordide et le sublime. On court le risque de réduire le tout à un exercice de style et d’en oublier le fond.
Au-delà de toutes ces qualités – ou défauts, selon les goûts -, ce film nous permet de découvrir une merveilleuse actrice, même si elle avait déjà tourné dans le précédent film de ce réalisateur, Ia Sukhitashvili, qui porte ce drame de la 1ère à dernière minute. Une réelle performance. Elle est fort bien entourée par Kakha Kintsurashvili, Merab Ninidze, Roza Kancheishvili… Certes pas un film grand public. Et même pour les plus avertis d’entre nous, l’accouchement n’est pas sans douleur.
Martin Albertini
Martin Albertini

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0,5
Publiée le 4 février 2025
À éviter. C'est l'ennui assuré. 2h15 de film qui pourraient se réduire à 1/4 d'heure d'histoire. Des scènes où on ne comprend rien et qui n'ont aucun rapport avec l'histoire. Et des longueurs, des longueurs j'ai du lutter pour ne pas m'endormir et rester jusqu'à la fin.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2025
À mi-chemin entre le drame et le documentaire, ce récit poignant dresse le portrait d’une femme confrontée aux injustices sociales tout en interrogeant la maternité et la condition féminine dans une société patriarcale. D’une sincérité brute, les images frappent par leur cruauté, capturant sans fard la violence du réel. Un regard puissant et nécessaire riche en symboles.
Philippe
Philippe

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2025
Le temps long, mais pas ennuyeux...propice à méditer.
Le thème de la contraception et de l'avortement vu dans le contexte de la ruralité en Géorgie.
Cet exotisme des pays de l'Est fait du bien.
Des scènes crues, à déconseiller à un public sensible.
Rémy Bendayan
Rémy Bendayan

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5,0
Publiée le 29 janvier 2025
Un chef-d’œuvre qui mériterait davantage de lumière. Une histoire palpitante avec une actrice exceptionnelle. J’irai le revoir.
Julia Grosman
Julia Grosman

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4,5
Publiée le 29 janvier 2025
J’ai eu la chance d’assister à la projection de ce film au festival de Venise début Septembre.
C’est un film puissant, et résolument beau, sur la réalité méconnue des femmes en Georgie .
Je suis ravie de voir qu’il sort en France cette semaine, je retournerai le voir.
Sacha Benhamou
Sacha Benhamou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Tellement émouvant… je ne saurais comment décrire les sensations, la découverte des émotions humaines. Le réalisme des scènes est juste dingue ! Dingue dingue dingue !
Merci pour ce moment passé en salle
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