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Simon Bernard
206 abonnés
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2,0
Publiée le 6 novembre 2024
Louise Violet est une institutrice envoyée par l'administration française dans un petit village très rural en 1889. En disgrâce suite à un passé compliqué et des idées politiques divergentes, elle arrive dans un environnement hostile. Les villageois ne souhaitent pas la réouverture d'une école pour diverses raisons et rejettent en bloc l'institutrice. Heureusement, le maire décide de l'aider. En salle le 6 novembre.
spoiler: "Louise Violet" est un joli divertissement. Les décors sont magnifiques : le village où prend place l'intrigue est authentique et est une invitation au voyage dans les paysages ruraux de la France du 19e siècle. Les villageois sont traités avec tendresse et sans manichéisme : tous ont des préoccupations plus ou moins légitimes qui expliquent leur frilosité face à l'arrivée de l'école obligatoire. J'ai trouvé l'histoire un peu molle malheureusement, avec des arcs narratifs peu captivants et tenant en 2 ou 3 phrases maximum. Difficile de croire le jeu d'Alexandra Lamy, il y a quelque chose qui m'a gêné dans sa présence sans que je puisse mettre des mots dessus.
Tout est magnifique dans ce film : les décors, les costumes, les acteurs et leur jeu, enfants comme adultes. Splendide film sur l'arrivée de l'école publique dans les petits villages. À présenter à tout le monde pour démontrer l'utilité de l'instruction et la chance que nous avons de pouvoir profiter d'une école gratuite !
Comme souvent dans les films de Eric Besnard on apprécie le soin apporté aux décors/costumes, à cette reconstitution historique qui oscille joliment entre réalisme et image d'épinal. On apprécie aussi les personnages souvent bien croqués mais là par contre qui manque souvent de profondeur, trop caricaturaux restant sur la bonhommie facile et la franchouille passe-partout. Le véritable soucis est que le film est doté d'une scénario archi classique, convenue et qu'il n'y a absolument rien dans l'histoire qui va nous surprendre et/ou nous étonner. Une femme institutrice en 1889 c'est comme "Docteur Quinn" au far-west, ok on comprend et on sait déjà ce qu'elle va traverser. Idem les hommes sont travailleurs et rustres, bas du front mais ils restent fondamentalement bons... etc... Heureusement, les acteurs sont impeccables, la bonhommie (oui) de Gadebois est toujours un pur plaisir, et Alexandra Lamy campe une institutrice rêvée voire même fantasmée, les bons sentiments font du bien parfois et la nostalgie par image d'épinal rappelle qu'on n'a le droit de regretter l'époque d'antan. Site : Selenie.fr
En 1889, il n'était pas facile d'implanter l'école laïque, gratuite et obligatoire dans les campagnes de notre beau pays. C'est ce que va découvrir Louise Violet, envoyée comme institutrice dans un petit village de Haute Loire. Même si le maire du village, tombé en fait sous le charme de Louise, se montre plutôt favorable à son arrivée, ce n'est pas le cas de tous les administrés, des paysans qui préfèrent voir leurs enfants les aider dans les travaux des champs plutôt que sur les bancs d'une école. Dès le début du film, on sait que Louise porte en elle un lourd secret, mais on n'aura la teneur de ce secret que beaucoup plus tard. On ne peut que se féliciter d'être en présence d'un film qui nous parle d'une période importante de notre histoire, trop peu souvent évoquée au cinéma, la Commune de Paris, même si l'on regrette que, lorsqu'il est dit que ce fut une période sanguinaire, aucune mention ne soit faite du rôle de l'ignoble Adolphe Thiers, le génocidaire des communards. Parfaitement interprété par Alexandra Lamy et Grégory Gadebois, "Louise Violet" est un curieux mélange de scènes magnifiques, souvent tournées en plans séquence, et de scènes, heureusement beaucoup moins nombreuses, qui se complaisent dans la facilité.
Voilà un sujet intéressant et prometteur (une institutrice doit imposer l'école gratuite et laïque dans un petit village français en 1889) qui aurait mérité plus d'intensité ! Les comédiens (Alexandra Lamy, Grégory Gadebois), pourtant convaincants, peinent à insuffler la vitalité nécessaire à cette histoire. La réalisation, signée Eric Besnard (que j'ai déjà apprécié dans ses précédents films), est toujours aussi soignée. L'ensemble reste presque trop sage et trop académique, et c'est bien dommage, car même si j'ai passé un moment cinéma agréable et instructif sur le commencement de l'instruction obligatoire en France, je n'ai pas ressenti grand chose côté émotion. Correct, mais inabouti. Site CINEMADOURG.free.fr
Vu au festival des Vendanges du 7ème art. Je pense qu'il n'est pas mémorable, mais il reste un bel hommage à toutes les femmes institutrices, avec deux acteurs principaux talentueux. Néanmoins d'autres acteurs ont un jeu moins convaincant et un répertoire de jeu plus réduit, ce qui peut rendre leur personnage fade (je pense en particulier à certains enfants et à un des parents). De plus le film va parfois trop loin dans le tragique et dans le pathétique, au point que cela puisse devenir un peu risible. Mais, les dialogues sont globalement beaux et ont le mérite d'amener vers la réflexion. Les images sont plutôt agréables et le scénario, bien que classique, m'a paru correct. Je n'ai en revanche observé que peu d'idées de mise en scène notables, et le film comporte quelques longueurs avec un ton parfois monotone. Cela pourrait éventuellement se justifier par l'intention du réalisateur de nous immerger entièrement à une époque très différente de la nôtre, dans un village perdu où le temps passe plus lentement. Si le sujet de l'éducation et de la condition féminine/du féminisme vous intéresse, je pense que vous pouvez aller le voir, ça reste plutôt pertinent.
Difficile de maintenir son attention car ce film plat et convenu se contente de faire surtout du surplace autour d'une seule idée force, la scolarisation des enfants en milieu rural, développée ad nauseam, plutôt niveau série tv..
Bravo Monsieur Éric BESNARD ✨ Interprétation remarquable d’Alexandra Lamy ♥️ dans le rôle de cette institutrice, femme moderne. C’est le premier film historique réalisé sur le thème de l’Ecole (1889 : l’Ecole laïque, gratuite et obligatoire)
Amoureuse du personnage de Louise Violet Inspirée du parcours de Louise Michel.
À l’heure du combat des enseignants pour une meilleure reconnaissance de leur métier et salaire (aussi c.f.Samuel Paty) , il est nécessaire pour les enseignants d’emmener aussi les classes de collège et lycée voir ce film !
10 571 abonnés
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2,0
Publiée le 7 mars 2025
« Comment bâtir une société meilleure si personne ne veut apprendre. » À la fin du XIXe siècle, l'éducation française a connu un grand changement avec l'école qui est devenue obligatoire, gratuite et laïque. Un changement, mais pas un bouleversement et surtout pas dans les campagnes où l'éducation passait après le travail. Les paysans avaient besoin de leurs enfants pour les tâches quotidiennes et se nourrir. Alors qu'elle se pensait attendue, Louise Violet va découvrir que les gens ont des priorités différentes. Éric Besnard dresse à la fois le portrait d'une époque pleine de changements avec des réformes sociales, d'une communauté qui a du mal à se tourner vers l'avenir avec un présent déjà difficile, et d'une femme au lourd passé. L'histoire n'est pas inintéressante, mais elle est racontée de façon monotone avec des enjeux finalement assez faibles malgré quelques sous-intrigues sur les personnages secondaires. Le cadre est superbe avec de très jolis plans notamment la salle de classe ouverte sur la nature, mais la mise en scène est sacrément plate. Les intentions sont louables, mais j'ai eu l'impression de regarder un simple téléfilm. Bref, un film qui ne m'a pas du tout passionné.
J’ai hésité à aller voir le film, puis je me suis dit que ça pourrait être une jolie évocation de ce monde paysan disparu, avec patois, traditions, paysages. J’ai eu raison d’hésiter. Cet aspect là est anecdotique. Pour l’essentiel, c’est de la lourde propagande gauchiste, avec tout le côté pontifiant qui va avec, mais aussi tics de langue prétendue « inclusive » (« celles et ceux » à la fin du XIXe siècle, vraiment ?), accent parisien pour tout le monde (à croire que l’accent de la campagne ça tache), personnage méchant qui emprunte des intonations à Marine Le Pen… ce film est une sombre caricature de lui-même, sans aucune intelligence ou intelligence dans le scénario ni dans la réalisation. Une étoile et demie pour les splendides images de la campagne française.
Vu en avant-premiere ce mardi 19/03/24, ce film qui sortira le 6/11/24 est tout à fois une leçon d’histoire, de vie, d’emotions. Vous en ressortirez marqués Tous les acteurs jouent excellemment bien, y compris les enfants. Alexandra Lamy et Gregory Gadebois sont epoustouflants. Comment ne pas mettre 5/5 ?
Tout est réussi dans ce film : beau sujet, bons acteurs, images splendides, dialogues succulents, musique discrète. Jusqu'au générique qui est amusant. Le son est audible contrairement à la plupart des films français. La reconstitution du milieu et de l'époque est parfaite. Et l'on évite les bons sentiments et les anachronismes, ce qui est méritoire par les temps qui courent.
Film remarquable, même si de petits défauts d'interprétation de personnages secondaires et mise en scène ternissent un peu cette production. Cette histoire décrit de façon pertinente le séisme qu'a produit la scolarité publique laïque et obligatoire dans l'univers du XIXè siècle. A ne pas manquer.