1939 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
297 critiques spectateurs
5
84 critiques
4
116 critiques
3
69 critiques
2
21 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gonzague Steenkiste
30 abonnés
47 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 novembre 2024
Louise Violet, visiblement, partage les critiques et les spectateurs. Les premiers sont généralement peu sensibles à ce type de film de reconstitutions historiques. Celui-ci se passe en 1889, soit sept ans après les lois Jules Ferry qui rendent l'école obligatoire, laïque et gratuite. Il est vrai que cette reconstitution est un peu laborieuse et très classique par sa forme. Les seconds, les spectateurs donc, semblent eux, plus convaincus de l'intérêt de ce film. On dira donc que ce film ne marquera pas l'année, cependant, par son sujet et le jeu d'Alexandra Lamy et de Grégory Gadebois, je dois bien avouer qu'il m'a touché, et que je ne l'ai pas trouvé si caricatural et convenu que certains critiques le décrivent. L'histoire de cette institutrice envoyée un peu par mesure de représailles dans un village auvergnat très hostile à cette arrivée n'est pas inintéressante. Le fait qu' elle ai été communarde vingt ans auparavant et a du "faire" dix ans de bagne donne de l'épaisseur au personnage, La difficulté à faire accepter l'école obligatoire dans les campagnes est un sujet passionnant. Le film a au moins la vertu de nous rappeler que le plus beau métier du monde, celui d'enseigner, a toujours été difficile. Le combat pour la justice et pour faire cesser toutes les formes d'aliénation, lui, ne peut s'obtenir encore et toujours que collectivement.
Magnifique chronique sur la difficulté d'implantation de l'école libre, obligatoire et laïque en milieu rural au 19ème siècle. Les enfants sont tiraillé entre savoir et métiers de la campagne. Un film historique, touchant et sensible. Acteurs formidables avec mentions spéciales à Gregory Gadebois et Alexandra Lamy.
Un film un peu trop sage proche d'un documentaire mais Gadebois a toujours une présence corporelle et d'acteur remarquable et les seconds rôles sont assez seyants y compris les enfants d'école.
Photographie, décors, costumes, textes parfaits et bien léchés... Immersion dans une époque récente ma foi, création de l’école de la République gratuite, obligatoire et laïque, la religion à son église ! Aller au fin fond de la France avec convictions et passé militant pour "Ce droit, d'où la Liberté du libre arbitre". Le garder en rappel de nos jours, inclusion et justice de classe. Alexandra Lamy tiens ce rôle émouvante de lutte d'une femme d'avant garde. Bref j'ai kiffé avec une larrmichette.
Une piqûre de rappel salutaire sur l'évolution des femmes dans le monde du travail, par le biais de Louise Violet, institutrice de la capitale venue enseigner en milieu rural. L'opposition entre l’instauration d'une loi et sa mise en application est une notion démocratique intéressante à explorer. Ici, il s'agit de la Loi Jules Ferry.
Par ailleurs, la Commune de Paris – événement historique majeur, dont les livres d'Histoire parle peu – sert de nappe politique à un récit féministe. Être une femme à une époque machiste et bourrue n'est déjà pas un cadeau. Venir de la ville n'aide pas. Avoir des idées communistes finit de faire de vous, aux yeux des paysans, une personne infréquentable.
Or, l'enseignement se décorrèle des idées politiques personnelles. Louise Violet montre, par sa persévérance et sa pédagogie, son engagement envers l'éducation et la jeunesse.
Sur le plan technique, ce film n'est pas révolutionnaire, mais son sujet se fait trop rare pour ne pas mériter une attention particulière.
Ce village ressemble beaucoup à celui de mes ancêtres paysans en Corrèze. Ma grand mère est partie de Corrèze pour être institutrice dans un petit village des Ardennes, seule, à 19 ans, en 1929. Hommage à toutes les Louise Violet. Merci et bravo à Eric Besnard, Alexandra Lamy, Gregory Gadebois et toute l'équipe du film.
Une magnifique création d'Eric Besnard. De la même veine que Délicieux qui m'avait déjà beaucoup plu. Des répliques qui collent aux personnages. Des acteurs et actrices habités. Une histoire dans l'Histoire de France, trés justement posée. Un sans faute dans la reconstitution rurale de 1889. Le tout très bien filmé. Bravo.
Un bon moment à regarder ce film qui nous montre toute l'austérité rurale de cette époque, et qui est plus politique que ne le laissait entendre sa bande annonce. Peu de dialogues, mais bien écrits, et lourds de sens, portés par des comédiens investis dans leur rôles. Et de très belles images, durant toutes les saisons. Ne boudons pas ce cinéma simple et populaire.
Un très beau film, à bien des égards, sur le plan de la photographie, de la musique et du jeu d'acteurs. Dommage que le réalisateur n'ait pas tourné quelques scènes supplémentaires pour parler d'avantage de Jules Ferry ou de la Commune de Paris.
Vu en avant première aux Sables d'olonne en présence d'Alexandra Lamy. Magnifique plongée en Auvergne, hommage aux charpentiers, aux paysans, aux compagnons, à l'éducation.. Une foule de thèmes abordés avec brio par un scénario qui paraît simple. À voir absolument, les larmes viennent toutes seules..
Un film historique esthétique et familiale sur une époque bien difficile. Alexandra Lamy est solaire et grave , tous les acteurs sont très bons. J'adore Grégory Gadebois dans le rôle du nounours bourru qu'il joue souvent. Une belle réalisation, avec peut-être un manque de relief s'il faut trouver à redire. ⭐⭐⭐½