Long métrage d'Eric Besnard sur une institutrice qui arrive dans un village reculé des alpes, où celle-ci n'est pas la bienvenue et que l'école obligatoire ne l'est finalement pas dans cette partie de la France
J'ai vraiment apprécié ce film. Eric Besnard nous plonge avec brio dans cette France fin XIX ieme où les enfants servent principalement de main d'œuvre au travail dans les champs, où l'école n'existe pas et où finalement les lois de l'état français sont appliquées de loin. La reconstitution est bien fichue, magnifié par des acteurs convaincants surtout par son duo Lamy-Gadebois. Alexandra Lamy prouve encore par ce long métrage son talent d'actrice qui grandit je trouve de film en film pour atteindre un niveau vraiment bluffant. Gadebois n'est pas en reste dans son rôle de maire bougon , riche et amoureux.
L'histoire et le scénario bien que simples sont prenants, on ne s'ennuie pas et c'est un véritable plaisir que de regarder cette année scolaire se dérouler avec cette institutrice pugnace et libre.
Bref ce film est une petite pépite a voir sans modération
Une jolie histoire sur la difficulté d'instruire et d'être accepté comme institutrice en tant que femme dans une france de l'ancien temps. Face à la nécessité de travailler aux champs, de la non compréhension de l'utilité de savoir lire et écrire. Une sorte de témoignage de la fin du XIXème siècle qui a pourtant été le début de l'école moderne comme nous l'avons aujourd'hui.
Un film mou, sans souffle qui se regarde passivement sans jamais susciter aucun enthousiasme ni émotions particulières. Les acteurs font de leurs mieux, mais on trouve souvent le temps long, Pas mauvais, mais laborieux…
Un très beau film, remarquablement bien interprété par les acteurs principaux. Les paysages sont magnifiques. Le scénario est bien tenu. Cette histoire locale et particulière, dans l’Histoire de France si riche et si complexe, est intéressante. A voir en famille.
Louise Violet confirme l’application d’un dispositif d’écriture et de mise en scène cher au petit cinéma d’Éric Besnard : s’emparer d’un sujet historique à résonnance contemporaine (la gastronomie et la naissance du restaurant dans un contexte d’abolition des privilèges, la reconnexion à la nature et à la simplicité d’un riche entrepreneur, ici la conquête républicaine des campagnes par l’École), le concevoir par projection d’un étranger dans un territoire qui ne veut pas de lui et avec lequel il doit apprendre à cohabiter, suivre la linéarité de son parcours émancipatoire au moyen de facilités et de bons sentiments. Une telle recette trouve, dans le film qui nous intéresse, d’évidentes limites tant l’ensemble demeure à la surface des enjeux individuels et collectifs, schématise les caractères ainsi que les relations entre les personnages, impose l’ellipse ou le sommaire à la place d’une représentation de l’installation concrète de l’instruction : les élèves sont interchangeables, ne disposent d’aucune singularité, les cours dispensés et activités proposées servent à des séquences musicales où s’énumèrent les transitions esthétisantes sur la misère sublimée en prétendue beauté. La lecture en voix off de la correspondance de Louise Violet assène les coups d’une authenticité forcée, que le film échoue à restituer autrement que par une linéarité narrative régie par l’illusion rétrospective – je pars de ma connaissance du présent, que j’exploite comme point d’arrivée, et je remonte le fil du passé – et par des artifices grossiers. Reste Alexandra Lamy, convaincante dans le rôle-titre.
Louise Violet m’a déçu. La mise en scène est plate, trop scolaire. Le réalisateur n’a pas une filmo marquante, et ça se sent. L’histoire avait du potentiel — une instit' face à des villageois pas fans d’école — mais ça manque de force. Le jeu des acteurs est trop théâtral, limite amateur, même Lamy et Gadebois n’arrivent pas à relever le niveau. On a plus l’impression de regarder un téléfilm. Je me suis limite ennuyé.
Un beau film aux couleurs chatoyantes qui nous livre une belle fable d'une jeune institutrice fraîchement nommée dans un village rustre aux moeurs encore paysanne au début de la III ème République. Alexandra Lamy est convaincante ainsi que la galerie d'acteurs interprétant les gens du village.
"Louise Violet", film historique français réalisé par Éric Besnard, sorti en 2024. Par le réalisateur de "Délicieux", sorti en 2021. Beau film historique avec aussi le très bon Grégory Gadebois. "Louise Violet", est également réalisé de façon très soignée, avec une magnifique photo, une belle reconstitution avec Alexandra Lamy dans le rôle titre, dont le prénom "Louise" est certainement un hommage à Louise Michel, institutrice, communaliste, déportée suite aux soulèvements de Paris pendant la guerre de 1870. 1889, sous la Troisième République, les débuts de l'Ecole gratuite, laïque et obligatoire, suite aux lois Jules Ferry. Un hommage aux hussards de la république, envoyés dans toutes les communes de France, pour instruire les enfants, avec les moyens du bord et aussi l'hostilité des locaux, ici dans un village d'Auvergne. Un beau film, de l'Histoire, de beaux décors et de beaux paysages.
Je comprends la vibe autour du film. La vérité est que nous recevons sans cesse de la viole ce, du policier, des meurtres... Ici on est dans les bons sentiments et parfois ça fait du bien.
Production française, ça fait du bien aussi car oui la France est encore capable de faire de bons films.
Bon après, j'ai apprécié le ressort dramatique, mais le côté ultra convenu... Beaucoup moins. Il y a peu de surprise, et pour être un peu dans l'enseignement, ici, c'est plus qu'edulcoré. Non chaque enfants n'aime pas l'école et n'apprends pas en deux semaines... Sans se tromper. Même si entre école et travail forcé...
C'est dommage car le film se veut réaliste et manque parfois cruellement de réalisme. Ça le désert totalement.
Le film reste sympa et se laisse regarder, un bon petit divertissement, ça ne mange pas de pain et c'est gentil.
Bel hommage aux hussards de la République, qui plus est une femme comme porte drapeau et dans une situation difficile ; dans nos campagnes à la fin du XIXe siècle, autant dire la description d’un véritable sacerdoce. Un film sobre autant que son contexte austère, c’est donc un témoignage assez fidèlement historique par ailleurs bien porté par ce casting.
Un très beau film qui relate bien l'époque et cette façon de la vivre. L'histoire est sympa, les acteurs pas bons mais excellents, les décors magnifiques et les paysages fabuleux. Bravo !!
L’instruction primaire gratuite étant devenue obligatoire, une instit’ est envoyée dans un hameau rural. Typique le genre d’histoire qui plait/plaira à beaucoup de gens. L’intention d’Eric Besnard est certes (historiquement) louable mais son film est si lisse, appliqué et prévisible qu’il a même un effet négatif sur ses interprètes.