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Opera R
8 critiques
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4,5
Publiée le 9 octobre 2025
Le film, sans prétention esthétisante, se contente de filmer la réalité dans ce qu'elle a de plus simple : l'amour entre ces deux garçons, la tendresse que Saito reporte sur la mère de son jeune amant lorsque celui-ci meurt, les difficultés de cette vieille femme à survivre dans une société japonaise qui, à bien des égards, ressemble à la nôtre. Il y a aussi, discrète mais présente, la relation entre Saito et son père, en qui il découvre, chemin faisant, un homme peut-être plus sensible qu'il ne l'aurait cru. Et puis se pose le problème du titre, qui complexifie la donne. Saito est-il égoïste ? Certes, il achète son jeune amant pour se le garder pour lui, mais c'est pour leur plus grand bonheur à tous deux. Et d'ailleurs, il se retirera si l'autre refuse sa proposition. Et si le jeune homme n'acceptait pas cette vie que lui propose Saito, ce serait la prostitution qui continuerait. La générosité dont Saito fait preuve est-elle mue par le seul égoïsme: se faire plaisir en répandant le bien ? N'est-il pas aussi un altruiste qui aime profondément les deux êtres que le destin a placés sur sa route. Sans verser dans le pathos, le film est, à plusieurs reprises, très émouvant.
Le thème m’intéressait mais j’avais peur d’un truc trop militant ou surjoué. Pas du tout. C’est juste beau. Simple. Humain. Et ça fait réfléchir aussi sur ce que veut dire aimer, vraiment.
Vu en avant-première dans le cadre du festival Ecran Mixte à Lyon. Beau et triste à la fois, nous sommes plongés dans l’univers japonais et suivons l’histoire d’un homme homosexuel. Les enjeux culturels autour de l’homosexualité sont retranscrits avec finesse. Certains moments sont un peu longs néanmoins.
Surprenante histoire de passion entre 2 hommes et leurs "constellations familiale", dans la subtilité, et avec une réflexion toute paradoxale sur ce que veut dire "égoïste".
Film touchant dans sa 2nde partie qui montre toute la subtilité de la culture japonaise. Une mention spéciale pour la mère qui affronte les accidents de la vie avec une dignité sans nom
Sous ses apparences de romance classique, Egoist s’avère être une œuvre bien plus déroutante, qui prend le spectateur à contre-pied. Si le film est d’abord une ode à la liberté d’aimer, il devient progressivement une méditation sur le deuil, la loyauté et la continuité du lien après la perte. La mise en scène, d’une beauté simple et précise, refuse tout pathos. Les corps se frôlent plus qu’ils ne s’exhibent, et la passion s’exprime dans les silences. Ryohei Suzuki, dans un rôle à contre-emploi, irradie de justesse ; sa présence, tout en retenue, donne au film une sincérité bouleversante.
Je viens de voir ce film en avant première et j'en resort avec une énorme claque émotionnelle. Je ne vais pas spoiler le contenu, je dirais donc juste que c'est un film à la fois doux et très poignant. L'histoire romantique, dure et touchante, montre un amour sous plusieurs formes comme il est trop rare d'en voir. Les rebondissements très inattendus qui ponctue ce film et le très bon jeu des acteurs, font de ce film, à mes yeux, une très belle pépite à voir et revoir (pour moi, c'est l'une des plus belle surprise cinématographique que j'ai pu voir). Je le conseille fortement...