L'amour est au cœur de Egoist, pas celui pour soi, contrairement à ce que le titre du film semble indiquer, mais pour les autres, pas n'importe lesquels, évidemment, ceux qui appartiennent à sa famille ou y entrent, de par les hasards de la vie. Le personnage principal du long métrage de Daishi Matsunaga n'est pas le plus défini, si ce n'est par son train de vie confortable, qui lui permet d'être généreux. Il est en tous cas d'une autre classe sociale que le garçon qu'il aime puisque oui, il est bien question de relation homosexuelle, dans un pays où elles ne sont pas illégales mais le Japon reste cependant le seul pays du G7 à ne pas reconnaître les unions entre personnes du même sexe. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le seul sujet de Egoist qui emprunte une voie narrative inattendue, en sa dernière partie, laquelle se révèle un tantinet trop mélodramatique. D'où un sentiment contrasté pour un film assez cru parfois mais qui laisse dans l'ombre certaines caractéristiques de son protagoniste central, que l'on a du mal à bien connaître, ce qui, d'une certaine façon, correspond aussi au mystère qu'il est pour lui-même. L'interprétation est irréprochable mais la mise en scène, qui multiplie les gros plans ou les passages tournés avec une caméra portée, contribue à rendre le film moins limpide que ce qu'il aurait pu être, ce qui était sans doute le but du réalisateur.
J’ai vu le film avec des amis gay, et c’était émouvant de voir leur réaction. Y’avait un silence à la fin, personne parlait. C’est un film important, pas juste pour les LGBT, mais pour tous ceux qui ont aimé, ou perdu.
Encore bouleversé. Ce film m’a touché au cœur. L’acteur principal est incroyable, et la mise en scène d’une pudeur infinie. J’ai pas vu les 2h passer. Le genre de film qui reste longtemps après la séance.
Très beau film, mais dont l'ambition nous échappe. Vu en VO.
Après avoir vu le film, le Français peut vérifier que le titre original エゴイスト signifie bien égoïste, sauf que le film sort en France sous le titre "egoist", qui a l'allure de l'anglais, mais avec quel sens ? Car égoïste en anglais est communément traduit par "selfish". Ce détail concernant le titre, si c'est un détail, n'est même pas étonnant, car on sort de ce film un peu confus.
D'abord parce qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi ce titre, au vu de l'histoire. Toujours ce titre ! L'histoire n'est en effet qu'amour, amitié, tendresse, délicatesse. Il n'y a bien que la caméra qui soit énervée, les trois quarts du temps - une caméra égoïste ?! À moins que l'auteur n'ait eu l'intention de démontrer que tout amour, toute délicatesse, n'est qu'égoïsme chez l'être humain...
Ensuite, l'histoire est très émouvante dans son récit, et pas très émouvante dans ce qu'on ressent. Ça confine au génie, cet art de parvenir à dissoudre les émotions, à les anéantir, alors qu'elles sont là sous nos yeux et dans les oreilles. Est-ce le ressenti d'un occidental face à ce monde de l'extrême Orient ? Un monde qui passe beaucoup de temps et d'énergie en courbettes, à se confondre en excuses face à l'autre, en toute circonstance. Et de fait, le Japonais semble se regarder lui-même dans ce film qui explique longuement la nature, le bien-fondé comme le mal-fondé, de ces excuses, et en plusieurs occasions (quand on aime, quand on est aimé, quand l'être aimé meurt, quand on aide, voire quand on lave une tasse).
Enfin il y ce deuil, cette détresse chez ceux qui aiment vraiment, qui est raconté dans ce film. Serait-ce aussi un acte d'égoïsme ? - dans ce cas comme dans d'autres. Il y a manifestement un trop-plein d'amour chez ce personnage, qui est prêt à tout faire et tout donner pour s'apaiser. De toute façon, un deuil est irracontable.
Finalement, film difficile à comprendre, voire incompréhensible, qui demeure malgré tout un film à voir (sauf pour ceux que les scènes de sexe explicite dérangent), notamment pour le jeu des acteurs dont on ne décèle pas le moindre défaut - c'est déjà un sacré bon point. Pourquoi sort-il en France trois ans après le Japon ? Mystère.
Vu à l’avant-première Hanabi. J’ai pas l’habitude de pleurer au ciné, mais là j’ai craqué. Une histoire d’amour magnifique, simple, profonde. Et puis venant du Japon, c'est rare et c’est fort de montrer ça avec autant de justesse.
Le réalisateur a fait des choix. Il s'est notamment concentré sur les scènes érotiques, les rendant abondantes et leur accordant un temps d'image très important sur la première heure. Donc cette histoire d'amour ne se compose quasiment pas de dates, mais seulement de sexe. Mon avis est qu'il est évidemment plus facile de se reposer là-dessus que de construire de vrais dialogues. spoiler: Surtout que quand ils parlent c'est pour sortir : "Je vais t'acheter".
C'est dommage car ce film a beaucoup d'émotions à transmettre, notamment sur sa deuxième heure. Cette partie demeure un petit peu déplacée et gênante avec des excuses à n'en plus finir, mais on souffre avec eux et cette façon d'aborder le tragique était encore inexplorée.
J'ai également noté que la voix-off est dispensable et que le son s'emballe parfois sans raison. La version japonaise est excellente. Les acteurs font une énorme prestation.
Les acteurs sont exceptionnels comme les attentes des spectateurs, à la fin personne n’est content’ mais personne n’est déçu non plus qu’un film triste ne soit pas très joyeux
Très beau film. D'une grande sensibilité, sans grandiloquence, sans artifice, d'une grande simplicité, avec des personnages attachants, humains. Au-delà de la relation entre ces deux jeunes hommes, il y a la façon d'appréhender l'absence, même si on ne comprend pas bien pourquoi et comment cette soudaine disparition a lieu. C'est assez incompréhensible, et même déroutant pour le spectateur. On nous laisse un peu dans la perplexité face à cet évènement. Mais l'ensemble est de grande qualité et les acteurs sont bien ancrés dans leur rôle et jouent juste.
J'ai vu ce film lors d'une avant première à Lille. En voyant ce film de Daishi Matsunaga que je ne connaissais pas, j'ai pensé immédiatement au cinéma de Hirokazu Kore-Eda. Ce film plaira donc aux amateurs de ce cinéma japonais sensible, très doux traitant au scalpel des chroniques amoureuses ou familiales où le sens des responsabilités, l'attitude face à la mort, et où le sentiment de culpabilité est toujours présent. Ici, presque sous forme de documentaire avec une image très léchée, on fait connaissance de Kosuke, jeune homme très beau qui travaille dans la mode et qui va faire la connaissance de Ryuta, en cherchant un coach sportif. Celui-ci a du travailler très jeune pour aider sa mère malade qui vivait seule avec lui. Malgré ce fossé social, une histoire de sexe d'une nuit va se transformer en une très sincère histoire d'amour entre les deux jeunes hommes.
En avant première avec les Saisons Hanabi 2024: le festival de films japonais exclusifs en France. Le film Égoïste. Une histoire de rencontre homosexuelle avec quelques scènes explicites mais filmer en douceur comme tout le film. Le manque d’affection de chacun et la naissance d’un amour simple et passionné, et l’amour filial sincère en parallèles. Une histoire de vie, d’amour et de deuil émouvante. Les acteurs sont touchants. Un film merveilleux.
J’étais venue sans rien savoir, j’ai été bouleversée. Egoist parle d’amour au sens large, du manque, du lien. C’est doux et dur à la fois. Un film rare, surtout venant du Japon. On en ressort changé dans son regard
une histoire d'amour ordinaire tout en sensibilité un peu surprenant dans des comportements japonais qui n'ont rien à voir avec les nôtres un respect profond des personnages et de très très beaux garçons
Un des plus beau film que j'ai eu l'occasion de voir en 2025. Un subtil jeu d'acteur, une photo magnifique et un scénario envoutant. Bravo pour cette œuvre!