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Steph HUSS
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5,0
Publiée le 26 mai 2026
Il y a bien longtemps que je n'ai pas vu un film aussi intense, aussi touchant et bouleversant et avec une telle justesse et surtout d’une telle délicatesse. A aucun moment le film ne franchit la ligne du mélodrame pathos, du surjeu ou de la caricature, ou même du tire-larme mièvre, rien n’est excessif, y compris dans la bande son et les silences, ces derniers ont un rôle crucial dans Egoist. Chaque dialogue, chaque plan et chaque cadrage ont leurs importances pour montrer cette pudeur naturelle, chez les japonais.
En effet dans ce film rien n'est laissé au hasard, pas même les scènes intimes de sexe, ni dans le jeu des acteurs, les deux protagonistes sont joués avec une telle lucidité et authenticité (même la mère est poignante !). Autre point important, et pas des moindres, il n'y pas de personnage cruel et encore moins une once de violence, seulement la dure réalité de la vie et celle de nos sociétés. C’est véritablement la grande vertu d’Egoist ! Ni même dans le traitement des sujets, l’homosexualité, les différences de classes sociales et générationnelle, le regard des autres et leur jugement (d’où probablement le titre ?), tout est abordé humainement. Nous avons affaire à un film candide, intimiste, délicat, humble, altruiste et en même temps d’une grande sagesse.
Un des plus beau film que j'ai eu l'occasion de voir en 2025. Un subtil jeu d'acteur, une photo magnifique et un scénario envoutant. Bravo pour cette œuvre!
“Egoist” de Daishi Matsunaga déploie une histoire d’amour entre deux hommes issus de conditions sociales éloignées, et plonge au cœur des dynamiques de pouvoir, d’argent et d’attachement. Le réalisateur y donne à voir une romance filmée avec finesse et élégance, à la fois sensuelle et pleine de retenue, dans une société japonaise encore largement marquée par la norme hétéro-centrée. L’un monte les marches d’une carrière dans la mode, l’autre lutte pour maintenir sa dignité face à la précarité : leurs trajectoires révèlent un véritable combat intérieur. Sans tomber dans l’évidence ou la démonstration, le film trace une trajectoire honnête et sensible, capturant avec délicatesse l’éveil des sentiments, les manques intérieurs, la douleur de l'absence. Un film courageux dans les thèmes qu'il déploie et dans la manière de les traiter.
Très beau film. D'une grande sensibilité, sans grandiloquence, sans artifice, d'une grande simplicité, avec des personnages attachants, humains. Au-delà de la relation entre ces deux jeunes hommes, il y a la façon d'appréhender l'absence, même si on ne comprend pas bien pourquoi et comment cette soudaine disparition a lieu. C'est assez incompréhensible, et même déroutant pour le spectateur. On nous laisse un peu dans la perplexité face à cet évènement. Mais l'ensemble est de grande qualité et les acteurs sont bien ancrés dans leur rôle et jouent juste.
L'histoire d'amour est jolie et bien menée et l'alchimie entre les acteurs très belle. Mais la seconde partie est abrupte, incohérente et contient trop de longueurs, c'est dommage.
une histoire d'amour ordinaire tout en sensibilité un peu surprenant dans des comportements japonais qui n'ont rien à voir avec les nôtres un respect profond des personnages et de très très beaux garçons
La société japonaise est terrible ai fond. Ce film mêle des scènes assez crues de sexe qui contrastent avec la retenue des sentiments. J'ai moins accroché à la 2eme partie assez convenue sur la forme (traitement filmique) et sur le fond. Mais je le recommande
Une romance naissante entre Kosuke, un brillant photographe très soucieux de son apparence et Ryuta, son coach sportif vient troubler les vies de ces deux jeunes hommes. Le film peut se décomposer en deux parties avec un début très sensuel, attendrissant et une seconde partie très surprenante, bouleversante. C’est fort, puissant.
Très beau film, mais dont l'ambition nous échappe. Vu en VO.
Après avoir vu le film, le Français peut vérifier que le titre original エゴイスト signifie bien égoïste, sauf que le film sort en France sous le titre "egoist", qui a l'allure de l'anglais, mais avec quel sens ? Car égoïste en anglais est communément traduit par "selfish". Ce détail concernant le titre, si c'est un détail, n'est même pas étonnant, car on sort de ce film un peu confus.
D'abord parce qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi ce titre, au vu de l'histoire. Toujours ce titre ! L'histoire n'est en effet qu'amour, amitié, tendresse, délicatesse. Il n'y a bien que la caméra qui soit énervée, les trois quarts du temps - une caméra égoïste ?! À moins que l'auteur n'ait eu l'intention de démontrer que tout amour, toute délicatesse, n'est qu'égoïsme chez l'être humain...
Ensuite, l'histoire est très émouvante dans son récit, et pas très émouvante dans ce qu'on ressent. Ça confine au génie, cet art de parvenir à dissoudre les émotions, à les anéantir, alors qu'elles sont là sous nos yeux et dans les oreilles. Est-ce le ressenti d'un occidental face à ce monde de l'extrême Orient ? Un monde qui passe beaucoup de temps et d'énergie en courbettes, à se confondre en excuses face à l'autre, en toute circonstance. Et de fait, le Japonais semble se regarder lui-même dans ce film qui explique longuement la nature, le bien-fondé comme le mal-fondé, de ces excuses, et en plusieurs occasions (quand on aime, quand on est aimé, quand l'être aimé meurt, quand on aide, voire quand on lave une tasse).
Enfin il y ce deuil, cette détresse chez ceux qui aiment vraiment, qui est raconté dans ce film. Serait-ce aussi un acte d'égoïsme ? - dans ce cas comme dans d'autres. Il y a manifestement un trop-plein d'amour chez ce personnage, qui est prêt à tout faire et tout donner pour s'apaiser. De toute façon, un deuil est irracontable.
Finalement, film difficile à comprendre, voire incompréhensible, qui demeure malgré tout un film à voir (sauf pour ceux que les scènes de sexe explicite dérangent), notamment pour le jeu des acteurs dont on ne décèle pas le moindre défaut - c'est déjà un sacré bon point. Pourquoi sort-il en France trois ans après le Japon ? Mystère.
Très bon film Avec plein de sentiments d’amour , mais aussi dur car très émouvant . Ce film M’a beaucoup touché car tres sensible dans l’interprétation. Mais j’ai adoré egalement le fait que cela soit un film avec la culture japonaise pour mieux connaître et découvrir. C’est un très bon film que je recommande même si pas facile parfois vu les circonstances du film Evidemment.
Le réalisateur a fait des choix. Il s'est notamment concentré sur les scènes érotiques, les rendant abondantes et leur accordant un temps d'image très important sur la première heure. Donc cette histoire d'amour ne se compose quasiment pas de dates, mais seulement de sexe. Mon avis est qu'il est évidemment plus facile de se reposer là-dessus que de construire de vrais dialogues. spoiler: Surtout que quand ils parlent c'est pour sortir : "Je vais t'acheter".
C'est dommage car ce film a beaucoup d'émotions à transmettre, notamment sur sa deuxième heure. Cette partie demeure un petit peu déplacée et gênante avec des excuses à n'en plus finir, mais on souffre avec eux et cette façon d'aborder le tragique était encore inexplorée.
J'ai également noté que la voix-off est dispensable et que le son s'emballe parfois sans raison. La version japonaise est excellente. Les acteurs font une énorme prestation.
Un film émouvant, tendre et rempli d'amour sur une relation homosexuelle passionnelle. C'est aussi un film sur la magnanimité, l'altruisme, le respect, l'empathie et... la mort. Bref, un condensé de valeur qui nous manquent cruellement aujourd'hui. Une vraie leçon de vie.
Très belle première partie, sensuelle, romantique, sociologique aussi quand aux amours homosexuelles au Japon et à la différence de milieu social entre les deux protagonistes. Mais spoiler: après la disparition brutale de Ryota la seconde partie du film devient morbide et bien trop longue. Dommage !
Un film à la fois délicat qui se divise en deux parties aux tons distincts.
Une première moitié charnelle et sensuelle, dont la force réside dans la justesse de son regard sur l’amour entre deux hommes et la complexité des sentiments. La dimension sociale (les écarts de classe, l’invisibilisation des couples homosexuels au Japon) est abordée avec tact.
La seconde moitié est beaucoup plus mélodramatique et peut surprendre par la direction que prend le récit, un virage que le synopsis du film ne laissait pas du tout entrevoir.
Mais ce qui relie ces deux parties est finalement le titre, Egoist, qui peut de prime abord surprendre, mais qui joue sur une ambiguïté qui traverse tout le film : une tension entre amour de l'autre et amour de soi. En effet, le personnage principal, issu d’un milieu aisé, tombe amoureux d’un jeune homme à la situation plus précaire. Leur relation, belle mais déséquilibrée, met en lumière la façon dont l'amour, le désir et la protection peuvent se teinter d’égoïsme de manière inconsciente.
La second partie du film permet de comprendre que quelle que soit la personne en face, aimer, c’est aussi pour ce personnage vouloir posséder, et combler un manque personnel. Le film montre avec subtilité comment, derrière les attentions, peut se cache la peur de perdre ou de ne pas être aimé en retour.