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Kat's eyes
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3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Un orphelin, devenu un homme moderne et solitaire tombe profondément amoureux d'un jeune homme mystérieux qui mène une vie compliquée. Lorsque celui-ci disparaît, le héros, tout sauf égoïste, va retrouver l'affection filiale dont il a été privé. Un beau film profond et délicat, qu'on aurait aimé plus heureux cependant.
Sous ses apparences de romance classique, Egoist s’avère être une œuvre bien plus déroutante, qui prend le spectateur à contre-pied. Si le film est d’abord une ode à la liberté d’aimer, il devient progressivement une méditation sur le deuil, la loyauté et la continuité du lien après la perte. La mise en scène, d’une beauté simple et précise, refuse tout pathos. Les corps se frôlent plus qu’ils ne s’exhibent, et la passion s’exprime dans les silences. Ryohei Suzuki, dans un rôle à contre-emploi, irradie de justesse ; sa présence, tout en retenue, donne au film une sincérité bouleversante.
Joli film sur une histoire d’amour gay au Japon. Film attachant, entre deux jeunes hommes qui ont du mal à vivre leur homosexualité dans une société japonaise et une mère qui joue toute sa place. C’est émouvant et attachant.
Silence. Un plan fixe sur un corps qui respire. La lumière tombe en oblique, poussiéreuse. On entend le souffle, presque le frottement de la peau sur le tissu. Dès la première minute, Matsunaga impose un rythme lent, suspendu.
Ryohei Suzuki filme la fragilité sans la nommer. Ou plutôt, la caméra la respire. Son regard sur Ryūta (Hio Miyazawa) n’est jamais frontal : il tremble, s’esquive, glisse sur le grain du torse. Comme si chaque plan hésitait entre caresse et pudeur.
Le montage, discret, coupe au bord du silence. Pas de musique surajoutée. Le son du vent, le cliquetis d’un bracelet, un soupir. Tout tient dans cette économie. On croit parfois à un documentaire, tant la lumière paraît naturelle, presque sale. Pourtant, chaque cadre est pensé, millimétré, sensuel.
La romance naît dans la répétition. Les gestes, les entraînements, la sueur. Rien de spectaculaire. On pense à Still Walking, à Ozu, parfois à Wong Kar-wai pour ces éclats de rouge dans le gris du quotidien. Mais Matsunaga reste pudique, terriblement japonais dans sa retenue.
Puis vient la rupture. Une disparition. Le film s’effondre avec douceur. On dirait un souffle qui s’éteint. La caméra reste, seule. On sent encore la chaleur des corps sur le canapé, l’odeur du shampoing, la poussière sur la peau.
On sort de Egoist un peu vidé. Mais calme. On se dit que l’amour, ici, est un plan fixe : il attend, il écoute, il s’efface.
Le film, sans prétention esthétisante, se contente de filmer la réalité dans ce qu'elle a de plus simple : l'amour entre ces deux garçons, la tendresse que Saito reporte sur la mère de son jeune amant lorsque celui-ci meurt, les difficultés de cette vieille femme à survivre dans une société japonaise qui, à bien des égards, ressemble à la nôtre. Il y a aussi, discrète mais présente, la relation entre Saito et son père, en qui il découvre, chemin faisant, un homme peut-être plus sensible qu'il ne l'aurait cru. Et puis se pose le problème du titre, qui complexifie la donne. Saito est-il égoïste ? Certes, il achète son jeune amant pour se le garder pour lui, mais c'est pour leur plus grand bonheur à tous deux. Et d'ailleurs, il se retirera si l'autre refuse sa proposition. Et si le jeune homme n'acceptait pas cette vie que lui propose Saito, ce serait la prostitution qui continuerait. La générosité dont Saito fait preuve est-elle mue par le seul égoïsme: se faire plaisir en répandant le bien ? N'est-il pas aussi un altruiste qui aime profondément les deux êtres que le destin a placés sur sa route. Sans verser dans le pathos, le film est, à plusieurs reprises, très émouvant.
Je viens de voir ce film en avant première et j'en resort avec une énorme claque émotionnelle. Je ne vais pas spoiler le contenu, je dirais donc juste que c'est un film à la fois doux et très poignant. L'histoire romantique, dure et touchante, montre un amour sous plusieurs formes comme il est trop rare d'en voir. Les rebondissements très inattendus qui ponctue ce film et le très bon jeu des acteurs, font de ce film, à mes yeux, une très belle pépite à voir et revoir (pour moi, c'est l'une des plus belle surprise cinématographique que j'ai pu voir). Je le conseille fortement...
Le thème m’intéressait mais j’avais peur d’un truc trop militant ou surjoué. Pas du tout. C’est juste beau. Simple. Humain. Et ça fait réfléchir aussi sur ce que veut dire aimer, vraiment.
J'ai découvert ce film un peu par hasard en allant le voir lors d'une semaine Hanabi. C'était à la fois sensuel et délicat, pudique et émouvant, ça se transforme au fur et à mesure du film... Vrai coup de coeur. Et l'acteur principal fait un travail formidable.
C’est le genre de film que j’aurais jamais vu si on me l’avait pas conseillé, et je regrette pas. Il m’a retourné. L’acteur principal dégage une telle sincérité. J’ai rarement vu un truc aussi vrai sur l’amour. Bravo les Saisons Hanabi pour cette découverte.
Je suis pas trop client des films romantiques d’habitude, encore moins des mélodrames, mais celui-là m’a surpris. Tout est dans le regard, les non-dits. Et ça touche droit au cœur sans jamais forcer.
Vu avec deux potes, on a tous été un peu sonnés à la fin. On pensait voir une histoire d’amour classique mais c’est plus que ça. C’est sur le manque, la solitude, les regrets… Ça reste longtemps en tête.
Encore bouleversé. Ce film m’a touché au cœur. L’acteur principal est incroyable, et la mise en scène d’une pudeur infinie. J’ai pas vu les 2h passer. Le genre de film qui reste longtemps après la séance.
Une œuvre rare. Le regard que le film porte sur les personnages est rempli de tendresse. C’est douloureux mais jamais misérabiliste. J’espère qu’il sera vu largement, c'est un film sur des sujets importants spoiler: et pas que sur les amours LGBTQI+
J'ai 60 ans, j’y suis allé avec ma fille ado, et on en a parlé après comme rarement. Le film touche des choses profondes, sur le fait d’aimer, de se dévoiler. Et le Japon qui ose ça, c’est beau.
Je suis pas fan de mélodrames d’habitude mais là c’est différent. C’est fin, sobre, très humain. Un film qui ne juge pas, qui regarde les gens avec douceur. Ça m’a rappelé Kore-eda, mais en plus intime.