Tout commence par un coup de foudre entre deux hommes de statuts sociaux différents et se termine par un amour à résonnance universelle, prématurément interrompu...
Film touchant dans sa 2nde partie qui montre toute la subtilité de la culture japonaise. Une mention spéciale pour la mère qui affronte les accidents de la vie avec une dignité sans nom
Les acteurs sont exceptionnels comme les attentes des spectateurs, à la fin personne n’est content’ mais personne n’est déçu non plus qu’un film triste ne soit pas très joyeux
J'ai vu ce film lors d'une avant première à Lille. En voyant ce film de Daishi Matsunaga que je ne connaissais pas, j'ai pensé immédiatement au cinéma de Hirokazu Kore-Eda. Ce film plaira donc aux amateurs de ce cinéma japonais sensible, très doux traitant au scalpel des chroniques amoureuses ou familiales où le sens des responsabilités, l'attitude face à la mort, et où le sentiment de culpabilité est toujours présent. Ici, presque sous forme de documentaire avec une image très léchée, on fait connaissance de Kosuke, jeune homme très beau qui travaille dans la mode et qui va faire la connaissance de Ryuta, en cherchant un coach sportif. Celui-ci a du travailler très jeune pour aider sa mère malade qui vivait seule avec lui. Malgré ce fossé social, une histoire de sexe d'une nuit va se transformer en une très sincère histoire d'amour entre les deux jeunes hommes.
En avant première avec les Saisons Hanabi 2024: le festival de films japonais exclusifs en France. Le film Égoïste. Une histoire de rencontre homosexuelle avec quelques scènes explicites mais filmer en douceur comme tout le film. Le manque d’affection de chacun et la naissance d’un amour simple et passionné, et l’amour filial sincère en parallèles. Une histoire de vie, d’amour et de deuil émouvante. Les acteurs sont touchants. Un film merveilleux.
Surprenante histoire de passion entre 2 hommes et leurs "constellations familiale", dans la subtilité, et avec une réflexion toute paradoxale sur ce que veut dire "égoïste".
L'amour est au cœur de Egoist, pas celui pour soi, contrairement à ce que le titre du film semble indiquer, mais pour les autres, pas n'importe lesquels, évidemment, ceux qui appartiennent à sa famille ou y entrent, de par les hasards de la vie. Le personnage principal du long métrage de Daishi Matsunaga n'est pas le plus défini, si ce n'est par son train de vie confortable, qui lui permet d'être généreux. Il est en tous cas d'une autre classe sociale que le garçon qu'il aime puisque oui, il est bien question de relation homosexuelle, dans un pays où elles ne sont pas illégales mais le Japon reste cependant le seul pays du G7 à ne pas reconnaître les unions entre personnes du même sexe. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le seul sujet de Egoist qui emprunte une voie narrative inattendue, en sa dernière partie, laquelle se révèle un tantinet trop mélodramatique. D'où un sentiment contrasté pour un film assez cru parfois mais qui laisse dans l'ombre certaines caractéristiques de son protagoniste central, que l'on a du mal à bien connaître, ce qui, d'une certaine façon, correspond aussi au mystère qu'il est pour lui-même. L'interprétation est irréprochable mais la mise en scène, qui multiplie les gros plans ou les passages tournés avec une caméra portée, contribue à rendre le film moins limpide que ce qu'il aurait pu être, ce qui était sans doute le but du réalisateur.