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Johnmaylondon
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5,0
Publiée le 1 août 2025
C’est le genre de film que j’aurais jamais vu si on me l’avait pas conseillé, et je regrette pas. Il m’a retourné. L’acteur principal dégage une telle sincérité. J’ai rarement vu un truc aussi vrai sur l’amour. Bravo les Saisons Hanabi pour cette découverte.
Un film à la fois délicat qui se divise en deux parties aux tons distincts.
Une première moitié charnelle et sensuelle, dont la force réside dans la justesse de son regard sur l’amour entre deux hommes et la complexité des sentiments. La dimension sociale (les écarts de classe, l’invisibilisation des couples homosexuels au Japon) est abordée avec tact.
La seconde moitié est beaucoup plus mélodramatique et peut surprendre par la direction que prend le récit, un virage que le synopsis du film ne laissait pas du tout entrevoir.
Mais ce qui relie ces deux parties est finalement le titre, Egoist, qui peut de prime abord surprendre, mais qui joue sur une ambiguïté qui traverse tout le film : une tension entre amour de l'autre et amour de soi. En effet, le personnage principal, issu d’un milieu aisé, tombe amoureux d’un jeune homme à la situation plus précaire. Leur relation, belle mais déséquilibrée, met en lumière la façon dont l'amour, le désir et la protection peuvent se teinter d’égoïsme de manière inconsciente.
La second partie du film permet de comprendre que quelle que soit la personne en face, aimer, c’est aussi pour ce personnage vouloir posséder, et combler un manque personnel. Le film montre avec subtilité comment, derrière les attentions, peut se cache la peur de perdre ou de ne pas être aimé en retour.
“Egoist” de Daishi Matsunaga déploie une histoire d’amour entre deux hommes issus de conditions sociales éloignées, et plonge au cœur des dynamiques de pouvoir, d’argent et d’attachement. Le réalisateur y donne à voir une romance filmée avec finesse et élégance, à la fois sensuelle et pleine de retenue, dans une société japonaise encore largement marquée par la norme hétéro-centrée. L’un monte les marches d’une carrière dans la mode, l’autre lutte pour maintenir sa dignité face à la précarité : leurs trajectoires révèlent un véritable combat intérieur. Sans tomber dans l’évidence ou la démonstration, le film trace une trajectoire honnête et sensible, capturant avec délicatesse l’éveil des sentiments, les manques intérieurs, la douleur de l'absence. Un film courageux dans les thèmes qu'il déploie et dans la manière de les traiter.
Un orphelin, devenu un homme moderne et solitaire tombe profondément amoureux d'un jeune homme mystérieux qui mène une vie compliquée. Lorsque celui-ci disparaît, le héros, tout sauf égoïste, va retrouver l'affection filiale dont il a été privé. Un beau film profond et délicat, qu'on aurait aimé plus heureux cependant.
L'histoire d'amour est jolie et bien menée et l'alchimie entre les acteurs très belle. Mais la seconde partie est abrupte, incohérente et contient trop de longueurs, c'est dommage.
Une romance naissante entre Kosuke, un brillant photographe très soucieux de son apparence et Ryuta, son coach sportif vient troubler les vies de ces deux jeunes hommes. Le film peut se décomposer en deux parties avec un début très sensuel, attendrissant et une seconde partie très surprenante, bouleversante. C’est fort, puissant.
Le Japon est souvent frileux sur ces sujets, alors voir un film aussi juste, aussi sensible… c’est fort. Pas de clichés, pas de surjeu. Juste de l’émotion brute. Et quelle interprétation…
Un film émouvant, tendre et rempli d'amour sur une relation homosexuelle passionnelle. C'est aussi un film sur la magnanimité, l'altruisme, le respect, l'empathie et... la mort. Bref, un condensé de valeur qui nous manquent cruellement aujourd'hui. Une vraie leçon de vie.
Silence. Un plan fixe sur un corps qui respire. La lumière tombe en oblique, poussiéreuse. On entend le souffle, presque le frottement de la peau sur le tissu. Dès la première minute, Matsunaga impose un rythme lent, suspendu.
Ryohei Suzuki filme la fragilité sans la nommer. Ou plutôt, la caméra la respire. Son regard sur Ryūta (Hio Miyazawa) n’est jamais frontal : il tremble, s’esquive, glisse sur le grain du torse. Comme si chaque plan hésitait entre caresse et pudeur.
Le montage, discret, coupe au bord du silence. Pas de musique surajoutée. Le son du vent, le cliquetis d’un bracelet, un soupir. Tout tient dans cette économie. On croit parfois à un documentaire, tant la lumière paraît naturelle, presque sale. Pourtant, chaque cadre est pensé, millimétré, sensuel.
La romance naît dans la répétition. Les gestes, les entraînements, la sueur. Rien de spectaculaire. On pense à Still Walking, à Ozu, parfois à Wong Kar-wai pour ces éclats de rouge dans le gris du quotidien. Mais Matsunaga reste pudique, terriblement japonais dans sa retenue.
Puis vient la rupture. Une disparition. Le film s’effondre avec douceur. On dirait un souffle qui s’éteint. La caméra reste, seule. On sent encore la chaleur des corps sur le canapé, l’odeur du shampoing, la poussière sur la peau.
On sort de Egoist un peu vidé. Mais calme. On se dit que l’amour, ici, est un plan fixe : il attend, il écoute, il s’efface.
Très belle première partie, sensuelle, romantique, sociologique aussi quand aux amours homosexuelles au Japon et à la différence de milieu social entre les deux protagonistes. Mais spoiler: après la disparition brutale de Ryota la seconde partie du film devient morbide et bien trop longue. Dommage !
J'ai découvert ce film un peu par hasard en allant le voir lors d'une semaine Hanabi. C'était à la fois sensuel et délicat, pudique et émouvant, ça se transforme au fur et à mesure du film... Vrai coup de coeur. Et l'acteur principal fait un travail formidable.
Tout commence par un coup de foudre entre deux hommes de statuts sociaux différents et se termine par un amour à résonnance universelle, prématurément interrompu...
J’ai vu Egoist pendant les Saisons Hanabi et j’en suis pas ressorti indemne. C’est d’une beauté triste, tout en retenue. Ça m’a vraiment touché, ça parle d’amour avec une douceur qu’on voit rarement au ciné.
Très bon film Avec plein de sentiments d’amour , mais aussi dur car très émouvant . Ce film M’a beaucoup touché car tres sensible dans l’interprétation. Mais j’ai adoré egalement le fait que cela soit un film avec la culture japonaise pour mieux connaître et découvrir. C’est un très bon film que je recommande même si pas facile parfois vu les circonstances du film Evidemment.
La société japonaise est terrible ai fond. Ce film mêle des scènes assez crues de sexe qui contrastent avec la retenue des sentiments. J'ai moins accroché à la 2eme partie assez convenue sur la forme (traitement filmique) et sur le fond. Mais je le recommande