Le film est comme l histoire sombre comme son image et dans le brouillard comme son scénario. c'est très long, sans réelle intrigue, peu de dialogue... rien n'est lisible: pourquoi la disparition, pourquoi l'enfermement....
J'ai adoré de bout en bout. C'est brillant, intelligent, troublant et mysterieux. Chaque plan, chaque silence, chaque écho dans la montagne renforce l'épais mystère qui entoure le personnage d'Aimée (incroyable Galatea Bellugi!). Les choix de mise en scène (plans fixes, silences, lumière/décors naturels, musique moriconnienne) nous immergent dans la dureté des hivers des hautes cimes à la fin du 19e siecle. Tous les personnages ont leur ambivalence - en premier lieu celui d'Aimée, institutrice républicaine pétrie de certitudes à son arrivée -, toutes les scènes leur lot d'énigmes. C'est si rare de pouvoir à ce point mobiliser son imaginaire pour comprendre un film. L'Engloutie résonnera encore longtemps en moi après l'avoir vu.
Là-haut, sur la montagne, y avait un gros navet! En fait, un monument de mépris de classe, bourré de clichés ringards sur les "crétins des Alpes", aux dépens des montagnards des Hautes-Alpes, réduits à l'état de demi-bêtes à faire alphabétiser par une bonne petite hussarde de la République! Quand on sait que le Queyras était un réservoir d'instituteurs vaudois, qui n'avaient pas de leçons à recevoir des curés laïcs des grandes villes, c'est grotesque! Tout finit sur une scène délirante de maltraitance animale, où de malheureuses vaches sont emmurées vivantes avec la "sorcière" qui a perdu les braves gars - quoi qu'il en coûte, hein! Rien de sorcier: la citadine instruite ayant "dérogé" en se commettant avec des rustauds et lesdits rustauds s'étant égarés en goûtant à la bourgeoise, ce fruit défendu, ils et elles sont châtiés par la puissance immanente d'un "génie de la montagne" tout droit sorti d'un mauvais roman gothique... ou, va savoir, par l'âme en peine d'un défunt absurdement prénommé Jupiter (prénom d'opérette inconnu au bataillon des alpages), dont on ne saura jamais si la dépouille sera enfin inhumée une fois la belle saison revenue (dégoulinades de cascades et tartines de vertes prairies à l'appui)! Bobo en mal de panoramas, chausse tes raquettes et délaisse ce conte à dormir debout, soi-disant inspiré de faits réels, bien tristement dénaturés!
Ce 1er film signé Louise Hémon a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, où il a reçu le Prix de la Création. Quand on sait que cette réalisatrice nous vient du documentaire, on est moins étonné de la facture de ces 98 minutes et d’une évidente difficulté à raconter une histoire. 1899. Par une nuit de tempête, Aimée, jeune institutrice républicaine, arrive dans un hameau enneigé aux confins des Hautes-Alpes. Malgré la méfiance des habitants, elle se montre bien décidée à éclairer de ses lumières leurs croyances obscures. Alors qu’elle se fond dans la vie de la communauté, un vertige sensuel grandit en elle. Jusqu’au jour où une avalanche engloutit un premier montagnard… Même si, personnellement je n’ai pas beaucoup apprécié ce drame, je ne saurais ignorer qu’il a reçu le très convoité ¨Prix Jean Vigo, ce qui n’est pas rien. Autant ce prix prestigieux qui récompense un 1er film, je le comprends quand il couronne Vingt Dieux en 2024, autant, cette année j’ai du mal à me convaincre que ce drame sombre et confus méritait une telle consécration. Alors, soyons honnêtes, les images sont superbes, les éclairages somptueux, la musique très atypique… mais ça ne fait pas un film. Les personnages sont à peine ébauchés et le scénario pour le moins nébuleux. Tout est très lent et cet hiver en haute montagne n’en finit pas. Si je veux résumer ma pensée, la montagne est belle, - bien que filmée en format 4/3, ce qui est tout de même frustrant -, mais l’histoire n’atteint pas des sommets. Je serais d’ailleurs bien en peine de vous la raconter. Le style très auteuriste et docu-fiction ne m’a pas emporté. On serait tenté de comparer ce film au Vermiglio de Delpero ou au Louise Violet d’Eric Besnard, mais on est loin du compte. Bref, voilà encore un de ces films qui distillent un ennui très chic et qu’il est de bon ton de saluer. Ce que je ne ferais évidemment pas sans pour autant en nier les réelles qualités. Mais nom d’un chien ! Où est le scénario ? Le jeune est sensuelle Galatea Bellugi ne manque pourtant pas de présence. Mais ici, elle se contente de faire la gueule à longueur de temps. C’est d’un lassant ! Quant à Matthieu Lucci, Samuel Kircher, Sharif Andoura et les autres, ils sont cantonnés à jouer les utilités dans ce drame du désir féminin bloqué dans un monde où la morale et l’ordre social pèsent sur chaque geste. « Pesant », voilà le qualificatif parfait pour cette démonstration de savoir-faire technique dans lequel, c’est bien la cinéaste qui s’est « engloutie ».
Enorme claque ! L'Engloutie c'est LE banger de cette fin d'année enneigée. On se glisse dans son fauteuil de cinéma comme on écouterait une histoire au coin du feu, blotti sous une grosse couverture, qui nous fait tour à tour frissonner de crainte ou de désir. Du très lourd, une vraie Proposition de mise en scène où les éléments et les températures sculptent une montagne âpre et pleine de mystère. Il y a du fantastique, de l'époque, du sexe, des gadins, d'excellents acteurs. Courrez-y !
Vu en AVP au Max Linder, magnifique film, véritable expérience de cinéma : un appel au sens, on est pris dans le vertige de la montagne et celui de l’Histoire et des histoires qui fondent nos vies humaines.
Un film juste incroyable. Une œuvre singulière qui nous rappelle la magie et l’émotion qu’un cinéma d’auteur, d’artisan, d’artiste peut nous procurer. La photographie est par ailleurs sublime. Foncez en salle, le cinéma a besoin de films comme ceux là.
J'ai eu la chance de voir ce film un peu par hasard au Biarritz Film Festival. Un film qu'il faut à tout prix voir au cinéma tant l'immersion est grande, dès les premières scènes on est tout de suite transporté dans cette époque et ce petit village des alpes. Au delà de l'ambiance du film très réussie, l'histoire est à la fois touchante, intrigante, parfois drôle et nous apprend beaucoup sur une époque. Extrêmement bien réalisé et bien joué pour un film d'époque (dans lequel on ne s'ennuit pas) je recommande cette belle expérience à vivre sur grand écran !
Vu en avant-première au festival de Rieupeyroux en présence de la réalisatrice. Une belle découverte avec ce premier film singulier sur une institutrice qui arrive dans un hameau isolé en haute montagne pour dispenser son savoir à quelques enfants. Les maisons sombres, la blancheur des montagnes, les coutumes des habitants, la fin du siècle tout cela est montré superbement dans une histoire qui vire au conte mystique. Un beau film à découvrir.
Ca m'ennuie d'écrire cela pour le premier Long-Métrage de Louise Hémon mais dans sa globalité je l'ai trouvé relativement ennuyeux à travers ce huis clos rude des montagnes avec ce titre très certainement métaphorique !
Le pire film vu en d'histoire, un profond ennui,trop de scènes sombres, un patois incompré ne sais même pas dire si les acteurs sont bons ou mauvais tellement on ne ressent rien.