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guillermo_go
40 abonnés
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4,0
Publiée le 19 décembre 2025
Mystère alpin aux élans mi fantastique mi naturalistes, une fable féministe sur le désir abstraite surtout portée par une sublime BO, entre Gialli à la Goblin et choeurs de western à la Morricone, dans le décor brutalement doux des hautes alpes au tournant du siècle. Huis clos bourru en format 4:3 qui contraste avec les vastes paysages contemplatifs, direction de la photo tout aussi contrastée passant de la nuit noire ponctuée de par les flammes de torches lointaines à la neige aussi belle et immaculée qu’étouffante, le film de Louise Hemon a bien des qualités esthétiques et ses partis pris tranches ne plairont pas à tout le monde mais ont su captiver le jury du prix Jean Vigo, qui l’a récompensé du précieux prix du meilleur premier film français cette année 2025. Un cadeau de noel pour les cinéphiles qui adhèrent au style hybride des cinéastes françaises contemporaines qui cassent les codes, parfois au prix de la progression dramatique mais jamais aux dépends de proposition sincère dans un paysage cinéma de plus en plus étroit. Une œuvre sœur de l’abstract neo-noir des cinq diables de Léa Mysius, qui sans atteindre les sommets Malickiens revient à un fort désir de cinéma indépendant héritier du vent de liberté des 70s.
spoiler: J’ai vu ce film lors d’une avant-première à Paris
J’ai adoré ce film qui est d’une grande beauté. L’image est vraiment sublime, ainsi que la musique. J’ai particulièrement apprécié l’ambiance onirique qui se déploie à partir d’une trame réaliste et très précise quand aux coutumes et modes de vie locales. Le film rend compte brillamment des enjeux de l’époque pour une institutrice envoyée enseigner en territoire reculée, en nous immergeant dans un univers coupé du monde, à la fois merveilleux et hostile.
Un très beau film qui oscille entre réalisme et étrangeté, et nous happe peu à peu, à l'image de l'héroïne merveilleusement interprétée par Galatea Bellugi. Il y a eu peu de Jane Campion dans cette beauté inquiétante Vu en avant-première au 5 Caumartin,
Il y' a une véritable puissance dans ce premier long-métrage romanesque. Nous ressentons une sensualité qui est transmise dans ce film avec une musique singulière dans un paysage mystérieux et envoûtant. Ce premier long-métrage est réussi avec une belle performance des acteurs. C'est à mes yeux le plus beau film de l'année !!!
Un film superbe. Une photographie à couper le souffle, une bande-son hypnotique, un environnement sonore très sensuel. Une plongée sensorielle dans le 19è siècle, avec des actrices/acteurs tous très justes. Une vraie expérience de cinéma, une narration ouverte, qui laisse le spectateur imaginer plein d'histoires possibles, un film unique!
Un film qui intrigue, l’univers, l’ambiance de la montagne, les dialogues… il est captivant. Un fin original qui nous laisse travailler notre imagination ! Je l’ai vu en avant première à l’eden la Ciotat, je peux conseiller d’aller le voir
Nous avons vu le film de Louise Hémon au studio de Tours en avant première, Le clair-obscur accompagne ce beau film. l'actrice est magnifique, les acteurs (professionnels ou pas) sont criants de vérités... L'histoire où s'entremêlent légendes, croyances, traditions et modernité ne révèle pas tous ses secrets et laisse une grande place à l'imaginaire. Et puis, écouter Louise Hémon parler de son film (de sa genèse à la réalisation) est un vrai bonheur... Cathy-
Film vu en avant-première en présence de la réalisatrice Louise Hémon
C’est un plaisir de voir un film d’une si grande qualité être tourné dans les Hautes-Alpes. Les paysages sont à couper le souffle, le travail de la lumière et du son est parfaitement maîtrisé et les acteurs - pro comme non pro - sont géniaux. Louise Hémon est une personne brillante qui offre à son public plusieurs grilles de lecture vraiment stimulantes. Son film nous embarque entre réalisme et imaginaire. C’est beau, c’est féministe - et on adore ça
Dès les premières images, le film de Louise Hémont nous fait remonter le temps sur un chemin obscur, dans un espace intime et séculaire, c’est comme entrer dans un grenier, s’y installer, ouvrir la malle et découvrir des trésors secrets. Les mots couchés dans un carnet d’une belle écriture calligraphiée d’institutrice sont comme des pierres qui nous guident sur un chemin sombre, sensuel et mystérieux. A la lueur des torches, avec le muletier, l’institutrice arrive dans ce hameau au creux d’une vallée enneigée et froide pour enseigner le français, l’écriture, la science. Au bout du chemin, dans sa maison-école, seul le foyer éclaire faiblement sa chambre unique, les flammes crépitent et donnent leur lueur douce et chaude. A côté dans l’étable le doux regard noir d’une vache l’accueille dans son univers. Rencontrer les visages des paysans et des vieux, les enfants dans la lumière blanche de la neige contraste avec l’espace intime et sombre des chaumières. Les mamans sont absentes, elles travaillent comme domestiques dans la vallée, les vieilles femmes, gardiennes des traditions rejettent les lumières apportées par l’institutrice, les principes cartésiens, l’hygiène et les certitudes du siècle finissant mais quand Amy tombe malade, elles la soignent avec douceur. Les veillées dans la maison des paysans autour d’un feu crépitant, les contes et légendes, les mystères nous enveloppent peu à peu comme Aiméé au milieu des hommes fascinés par sa beauté. La musique lancinante de la vielle, la langue, les chants, les danses, la jeunesse nous font tourbillonner avec nos ancêtres dans cette fête pour passer le siècle ; 1900, cent ans avant l’an 2000, les enfants découvrent le temps, la mort aussi. Elle rôde, elle divague autour de la maison. Amy vient bouger l’ordre ancestral, elle s’y insinue sans y pénétrer, se laisse séduire par ces légendes, ces croyances, le mystère, jusqu’où la modernité pourra atteindre les traditions séculaires, l’antagonisme ira-il jusqu’à la destruction ? Les enfants portent l’espoir, de la couleur dans ce film tout en nuances de noir et blanc aux teintes chaudes et voluptueuses du feu.
un très grand premier film de fiction, maîtrise du récit, de l'image. du mystique, sensualité et désir à l'aune du XXème siècle. une vraie réussite hypnotique et mystérieuse.
Vu en avant-première hier en présence de la réalisatrice, c'est un fil d'une grande finesse sensorielle, sonore et visuelle, un scénario original, habile, aux limites du fantastique, et très sensible et engagé sur la question du passif de la place de la femme dans notre République. A voir !
J'ai vu ce film en avant premier à Tours aux Studio . Un très beau film, très fort (une fable ?) qui ne révèle pas tous ses secrets. Des superbes images, la lumière est toujours magnifique.