L’Engloutie
Note moyenne
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196 critiques spectateurs

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Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Film extrêmement contemplatif et lent.
Les images sont sublimes, décors et lumières naturels, la musique est sublime, Galatéa Bellugi est excellente.
Mais le film dans son ensemble est plutôt longuet et inconsistant en terme de scénario et m'a laissée sur ma faim.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2026
« Je ne suis pas ici pour vous voler, mais pour vous donner. » Aimée se rend dans les Alpes pour enseigner dans un village loin de toute civilisation. Un endroit doublement isolé en raison de l'emplacement, mais aussi des conditions météorologiques puisque l'hiver est rude. D'une certaine manière, elle est prisonnière d'un endroit fermé à tous les niveaux puisque les habitants ne font pas preuve d'ouverture d'esprit. Les anciens, c'est une chose, car ils sont attachés à leurs croyances et leurs traditions, mais elle se heurte aussi à un certain fatalisme de la part des enfants. Un récit d'apprentissage qui la concerne autant que les petits, car elle va se découvrir loin de tout. Je ne pense pas être le seul, mais ce premier long-métrage de Louise Hémon m'a fait penser à "Vermiglio". Il y a l'hiver, le coin reculé, les traditions, l'éveil sentimental, etc. Ce n'est pas la même chose, mais j'ai préféré l'oeuvre de Maura Delpero. J'ai trouvé "L'engloutie" monotone et fastidieux avec une histoire qui ne m'a jamais captivé. Bref, ce n'était pas pour moi...
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Issue d'une lignée d'institutrices du pays du Dauphiné, la réalisatrice s'est nourrie des témoignages de leurs expéditions enneigées. Dont l'histoire des "Hussardes noires", un projet républicain de la fin du XIXe qui se voulait émancipateur et civilisateur. Un premier long métrage prenant. Elle a aussi puisé dans « La vie d’hiver dans le Haut-Vénéon » d’Aimée Bigallet (1922) et « La bière sur le toit » de Jacques Chevallier (1998) Le résultat est fascinant puisque de toutes ces traditions, de toutes ces légendes, elle filme une histoire réelle ( l’arrivée d’une institutrice dans un village perdu , enneigé, dans les Alpes ) qui au fur et à mesure de ses pérégrinations devient un conte envoûtant. Aux secrets entretenus par la population, se mêlent des mystères conséquents. Galatea Bellugi endosse la pelure étrangère qui devient sauvageonne avec conviction et témérité. Mais n’est-elle réellement qu’une institutrice ? AVIS BONUS Deux courts métrages dont un remarquable sur les morutiers ...
fred Sc
fred Sc

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2026
Si le film n'avait pas été ennuyeux je me serais laissé séduire par l'étrangeté et les couleurs particulières, aussi que par l'attrait pour ses personnages arriérés tranchant avec la douceur et la finesse de l'institutrice, remarquablement interprètee par ailleurs.
Pour un premier film il y a cepandant quelquechose et matière à encouragements.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2026
Nous sommes à la veille d'un nouveau siècle (XXème) quand Aimée (Galatea Bellugi) arrive, au milieu d'un hiver particulièrement rugueux, enseigner dans une vallée des Hautes-Alpes. D'emblée, on sent chez elle un désir de transmettre et d'éduquer (un bain par mois! ), mais aussi un désir charnel naissant. Acceptée par les autochtones, une avalanche va bouleverser cette quiétude apparente. Que dire de ce film sinon qu'il est d'une d'austérité sans nom. La plupart des scènes sont filmées à la tombée du jour ou de nuit et Louise Hémon attache trop d'importance à ce climat hostile au détriment de l'histoire propre à ce récit. On a presque envie de dire : vivement le printemps! Un ensemble âpre et un brin prétentieux. spoiler: Et que dire de la fin!
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2026
Arte, Cannes...ça aurait du être des red flags suffisants pour me dissuader de tenter un film noté avec... 18% de recommandation... "mais quelle oeuvre magnifiiiiique" (alors que tout le monde s'ennuie ferme). Époque 1900, retranché dans des maisons de montagne isolées en plein hiver, autant dire que niveau austérité on a la dose. Là dedans une tentative de mélanger la vie à la dure avec un peu d'érotisme du personnage principal. Rien de très passionnant.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2026
c'est le genre de film qu'on aurait envie d'aimer mais c'est trop écrit, trop artificiel. Sans rythme, barbant.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Un vrai saut dans l'histoire !
A l'heure où le cinéma français ne s'intéresse à l'histoire qu'au travers des grands événements et des grands personnages, Louise Hémon s'est intéressée à la petite histoire, celle d'une jeune institutrice envoyée dans les montagnes pour mener une mission d'alphabétisation.
Le film est brut, sans artifices inutiles, sans effets de mise-en-scène ni switchs scénaristiques pour tenir le spectateur en haleine. C'est un film plein de neige, de sabots, de poussière et de paille. Mais le récit est fort, c'est celui de la mission égalitaire des instituteurs•trices de la IIIe République, de l'achèvement difficile de l'Etat-nation. C'est aussi la misère et la violence de la vie rurale qui sont rappelés.
Galatéa Bellugi assure un rôle difficile avec brio et participe grandement à la réussite de ce conte d'un autre âge.
Atypique et brillant.
cecile mille
cecile mille

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
J'ai été complètement engloutie par cette histoire de neige, de désir et de volonté d'apprendre. C'est un monde fascinant du siècle précédent qui nous est présenté là, sous la neige, isolé des autres. Où on ne sait pas bien qui l'on doit craindre et qui se méfier. L'image, la musique et le casting sont très réussis.
Samir.B
Samir.B

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2026
Louise Hémon privilégie une approche sensorielle, fondée sur la lumière naturelle et une mise en scène immersive, qui confère au film une atmosphère à la fois âpre et envoûtante. Porté par la présence magnétique de Galatéa Bellugi, le récit explore avec finesse les tensions entre désir, superstition et ordre social dans un monde rural contraignant. Il en résulte une expérience exigeante, fascinante par moments, mais inégale dans sa capacité à maintenir une cohérence narrative.
Mabe
Mabe

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2026
Hormis les paysages et souvent la musique : film sans intérêt. Personnages réduits à quelques apparitions ou caricatures. Héroïne sans épaisseur. Cadre fixé par juste quelques scènes réalistes et photogéniques comme le cercueil sur le toit en attendant le dégel. Invraisemblances à la pelle par ailleurs pour nous faire comprendre sans doute que ce n’est pas important dans ce film qui se veut ambitieux voire onirique avec tempêtes et neige abondante mais pour quelle ambition ? À part nous montrer que l’auteur connaît les thèmes tendances de notre époque : le désir féminin, l’homosexualité, le colonialisme … Heureusement le film n’est pas trop long !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
L’Engloutie a l’intelligence du genre, entendu à la fois dans son acception féministe et par son sens cinématographique : faire coïncider la monstruosité d’une ignorance qui qualifie justement de monstre l’institutrice venue à la frontière – tant géographique que symbolique – alors même qu’elle repose sur un ensemble spoiler: de superstitions, de légendes et de pratiques occultes à base de poulet ensanglanté, avec la monstruosité véritable d’une sorcière à la fois regardée comme telle par sa connaissance (une femme savante dans un milieu reculé) et incarnation d’une malédiction qui s’abat la communauté villageoise sinon tranquille.
Aux secousses intérieures d’Aimée répondent tempêtes de neige et avalanches, faisant disparaître les jeunes hommes avec lesquels elle a entretenu une relation aussi fugace qu’intense. L’esthétique néo-naturaliste, association des mouvements du dedans et des paysages du dehors, contribue à l’incertitude ressentie devant un long métrage pudique et maîtrisé, à l’austérité cependant appuyée, que nous comprenons parfois comme une rétention à finalité auteuriste.
Shana
Shana

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2026
Totalement déconcertant ce film, dans le bon sens du terme. Un climat jamais vu, un récit simple et mystérieux, un travail sur l'image et le son audacieux. Une cinéaste qui se révèle sans concessions.
Claudine Vartanian
Claudine Vartanian

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
Le début de l'Engloutie laissait entrevoir un film puissant, presque hypnotique, porté par une atmosphère prometteuse et un cadre rude propice au mystère. Hélas, cette promesse initiale s'estompe rapidement, au point de me faire sortir assez vite de l'intrigue.
La réalisation pèche d'abord par une photographie excessivement sombre, qui nuit à la lisibilité du récit. Là où l'obscurité aurait pu servir la tension et le non-dit, elle finit par brouiller la compréhension et par éloigner le spectateur. à cela s'ajoute une insistance un peu lourde sur les besoins de sensualité de l'héroïne : trop appuyée, cette dimension finit par sembler plaquée, voire distraire de la profondeur psychologique qu'elle aurait pu nourrir. Le déroulement de l'intrigue manque de clarté, elle reste floue, avec des enchaînements un peu confus laissant une impression d'opacité qui ne portent pas la narration. En revanche le film dépeint admirablement le monde paysan, la manière frustres de ces hommes et ces femmes dans leur rapport âpre à la nature rude et inhospitalière. L'Engloutie reste pour moi un film contrasté.
Juls
Juls

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2026
Wao wao wao, on a adoré. On vient de passer 1h à échanger sur mille aspects de ce film à haute intensité (dramatique, érotique…). Quel scénario ! Impertinent, singulier, haletant… On a déjà hâte et envie de le revoir car on sait d’avance qu’on y trouvera de nouvelles histoires, de nouvelles subtilités. L’objet est unique, profond, stratifié.
Quelle originalité aussi d’avoir ancré l’histoire dans ce moment charnière et peu documenté de la IIIème république.. quand l’état tente de reprendre le pouvoir sur l’église (et le peuple).
Puis l’Algérie au loin, les contes qu’on fige et les dialectes qui touchent à leur fin, les amours dissidents et ces mères qui remontent au printemps. Des bouts de la grande histoire qui soutiennent la petite avec une malice rare, et la distance qu’il faut pour épaissir le film sans l’encombrer de grossières transpositions.
Là-bas la puissance de l’émancipation féminine résiste à tous les carcans qui voudraient l’étouffer, l’immobiliser… Craindre l’épée tout en continuant d’explorer, là dehors comme son corps, aller vers l’interdit tout en se sachant regardée. Ce personnage féminin est une grande histoire de cinéma.
Et enfin cet incroyable effet de coprésence qui nous a englouti - de proximité avec les personnages, les animaux et cette nature enveloppante, menaçante, magique - pour nous recracher changées à la fin du film, hors de l’enclave. Par le son, par l'image. L’expérience sensorielle est totale et la photographie du film y est pour beaucoup, vite le César pour cette Marine Atlan. Et un grand merci à la cinéaste Louise Hémon pour la traversée.
Alice & Juls
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