L’Engloutie
Note moyenne
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200 critiques spectateurs

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David Etienne
David Etienne

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2026
Belle carte postale, film en creux

L'Engloutie a tout pour capter : un format 4/3 qui referme le cadre sur des paysages de montagne magnifiques, une lumière naturelle travaillée avec soin, un premier film ambitieux qui refuse la facilité. Sur la forme, difficile de lui reprocher grand-chose.

Le problème, c'est que cette belle enveloppe ne débouche sur rien qui accroche vraiment. Le film hésite entre plusieurs récits : chronique paysanne, éveil du désir, bascule vers le fantastique sans jamais s'engager pleinement dans aucun. Le mystère qu'il installe patiemment se dilue au lieu de se préciser, et la fin arrive comme une parenthèse qu'on referme sans avoir vraiment ouvert quoi que ce soit.

Résultat : une expérience contemplative, techniquement maîtrisée, mais qui m'a laissé de marbre. Je suis resté spectateur du paysage, jamais happé par l'histoire.

Point positif pour la photo et les Alpes. Sans plus.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2026
Les jeunes comme les vieux doivent prendre un bain une fois par mois, c'est l'assurance d'une bonne santé. Ça fait bien rire la communauté, qui dans leur patois se moque bien de cette jeune arriviste. Il faut clouter ses chaussures pour ne pas glisser sur la neige, qu'elle bien semble fragile la petite nouvelle, fragile mais bien belle et fraîche, ce qui ne trompe pas le regard des garçons. Seule de son côté Aimée voit malgré le froid et la rudesse sa libido augmenter. Elle doit s'adapter aux traditions, aux pratiques bien originelles de cette région montagneuse, aux danses folkloriques éclairées à la bougie, à la médecine par les plantes. Une vie simple, dure et surtout pauvre … L'étrangeté ici, c'est la jeune institutrice qui oppose la transmission du savoir par l'écrit à celle de la parole qui s'enseigne de bouche à oreille au travers de contes et légendes depuis toujours.
Pépin a disparu suite à cette nuit d'amour avec Aimée. Aux besoins charnels de l'isolée jeune femme on associe vite la malédiction.
C'est un temps qui n'est plus, oublié, dans les hautes montagnes perdues entre tradition et résistance où l'histoire d'Aimée la porteuse de savoirs venue d'un pays où ne voit même plus les montagnes qui prend possession des hommes qui sont sur son passage. Ma note sera de sur 5, Parce que voilà une histoire qui se veut sans fin mais déjà passée.
LAURENT
LAURENT

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2026
"L'engloutie" - Cinéma l' "ABC" Toulouse - Dimanche 4 Janvier 2026.

Cette affiche assez mystérieuse m'a donné envie de voir ce film et j'ai profité du train à 1€ pour aller le voir à Toulouse.

C'est une belle histoire qui se déroule en 1899, celle d' Aimée, jeune institutrice républicaine qui part passer l'hiver au fin fond des Pyrénées pour rejoindre un tout petit village pour faire la classe à 4 ou 5 enfants vivants là-bas et leur apporter du savoir et les apprentissages de base.
Elle se trouve confrontée à la rudesse du climat, à l'illettrisme, les coutumes locales indiscutables, la froideur des cœurs ...

Il y a quelques points négatifs dans ce film. Comme souvent dans les films français, les attitudes, la façon de s'exprimer et les accents des acteurs ne correspondent pas du tout au lieu et à l'époque, ce qui implique un problème de crédibilité pas ouf ... Aussi, les scènes sont découpées assez vivement. Cette modernité n'est pas vraiment adaptée non plus ni au sujet, au lieu, à l'époque. Mais cela maintient tout de même un certain rythme et permet de ne pas s'endormir, ce qui n'était pas le cas de la mamie à côté de moi qui s'est offert une bonne sieste à 9€ 

Les points positifs sont un paysage de montagne merveilleux, dévoré par la neige, où résistent les monts fiers, les rochers saillants et les arbres nus, morts et noirs qui patientent sans bruit. Le choix d'une lumière naturelle, donc souvent de son absence, donne des zones sombres au service de l'histoire. Aussi, de touchants sous entendus visuels, particulièrement dans les scènes intimes, que l'on retrouvent souvent chez les réalisatrices et peu chez les réalisateurs.
Il est aussi appréciable de voir un film français qui sort des deux désolantes catégories auxquelles il s'est résumé, c'est à dire soit des petits films gauchistes "parfum moraline nombriliste", soit ces films gavés d'humoristes pathétiques, ultra-rémunérés et insupportables ...

Mais le plus intéressant est le côté métaphysique de l'histoire.
En voici en dessous le contenu.

Attention ! SPOILER ALERT !!

Aimée lie un lien avec un jeune homme du village. Une nuit, ils ont une relation sexuelle. Plus tard survient une avalanche qui emportera l'amant sans le rendre au village. Plus tard Aimée fréquentera un second jeune homme. Elle aura aussi une relation sexuelle avec lui et une autre avalanche l'emportera dans la nuit froide. Les habitants verront là une malédiction portée par cette intrue et boucheront avec des clous et des planches les portes et les fenêtres de la maison d'Aimée avec elle à l'intérieur ! Le film aurait pu s'arrêter là. Mais il continue encore quelques minutes. Le printemps arrive enfin, il n'y a plus de neige, le soleil brille, les arbres sont verts. Un homme se promène dans la montagne avec sa mule chargée. Il fait une sieste. A son réveil, il aperçoit une femme toute de noir vêtue, une tenue de deuil. C'est Aimée. Elle a dû arriver à sortir de la maison et à se cacher dans la montagne. Elle monte sur la mule et le promeneur l'emporte pour la ramener dans la vallée. Elle le regarde d'en haut. C'est la fin.

Tout se melle dans cela : le terrible sort que réserve la montagne, le destin, le purgatoire de la pauvreté qui fera payer au plus cher le moindre plaisir, les croyances, la condition humaine et la résilience. Bien que cette idée aurait mérité bien plus de place, de clarté et d'aboutissement, c'est très intéressant et propice à la réflexion. C'est, à mon avis, là que réside tout l'intérêt de ce film.
Voilà 
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 217 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2026
Quel étrange film! Son principal intérêt est d'avoir une valeur documentaire, puisque nous sommes plongés dans la vie d'un hameau alpin, en plein hiver, à la toute fin du XIXe siècle. Le rythme est lent, les images sont belles, les personnages étonnants. Galatea Bellugi est attachante. Mais il est difficile d'adhérer à la part de mystère que veut nous faire vivre ce film.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Film extrêmement contemplatif et lent.
Les images sont sublimes, décors et lumières naturels, la musique est sublime, Galatéa Bellugi est excellente.
Mais le film dans son ensemble est plutôt longuet et inconsistant en terme de scénario et m'a laissée sur ma faim.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2026
« Je ne suis pas ici pour vous voler, mais pour vous donner. » Aimée se rend dans les Alpes pour enseigner dans un village loin de toute civilisation. Un endroit doublement isolé en raison de l'emplacement, mais aussi des conditions météorologiques puisque l'hiver est rude. D'une certaine manière, elle est prisonnière d'un endroit fermé à tous les niveaux puisque les habitants ne font pas preuve d'ouverture d'esprit. Les anciens, c'est une chose, car ils sont attachés à leurs croyances et leurs traditions, mais elle se heurte aussi à un certain fatalisme de la part des enfants. Un récit d'apprentissage qui la concerne autant que les petits, car elle va se découvrir loin de tout. Je ne pense pas être le seul, mais ce premier long-métrage de Louise Hémon m'a fait penser à "Vermiglio". Il y a l'hiver, le coin reculé, les traditions, l'éveil sentimental, etc. Ce n'est pas la même chose, mais j'ai préféré l'oeuvre de Maura Delpero. J'ai trouvé "L'engloutie" monotone et fastidieux avec une histoire qui ne m'a jamais captivé. Bref, ce n'était pas pour moi...
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Issue d'une lignée d'institutrices du pays du Dauphiné, la réalisatrice s'est nourrie des témoignages de leurs expéditions enneigées. Dont l'histoire des "Hussardes noires", un projet républicain de la fin du XIXe qui se voulait émancipateur et civilisateur. Un premier long métrage prenant. Elle a aussi puisé dans « La vie d’hiver dans le Haut-Vénéon » d’Aimée Bigallet (1922) et « La bière sur le toit » de Jacques Chevallier (1998) Le résultat est fascinant puisque de toutes ces traditions, de toutes ces légendes, elle filme une histoire réelle ( l’arrivée d’une institutrice dans un village perdu , enneigé, dans les Alpes ) qui au fur et à mesure de ses pérégrinations devient un conte envoûtant. Aux secrets entretenus par la population, se mêlent des mystères conséquents. Galatea Bellugi endosse la pelure étrangère qui devient sauvageonne avec conviction et témérité. Mais n’est-elle réellement qu’une institutrice ? AVIS BONUS Deux courts métrages dont un remarquable sur les morutiers ...
fred Sc
fred Sc

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2026
Si le film n'avait pas été ennuyeux je me serais laissé séduire par l'étrangeté et les couleurs particulières, aussi que par l'attrait pour ses personnages arriérés tranchant avec la douceur et la finesse de l'institutrice, remarquablement interprètee par ailleurs.
Pour un premier film il y a cepandant quelquechose et matière à encouragements.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2026
Nous sommes à la veille d'un nouveau siècle (XXème) quand Aimée (Galatea Bellugi) arrive, au milieu d'un hiver particulièrement rugueux, enseigner dans une vallée des Hautes-Alpes. D'emblée, on sent chez elle un désir de transmettre et d'éduquer (un bain par mois! ), mais aussi un désir charnel naissant. Acceptée par les autochtones, une avalanche va bouleverser cette quiétude apparente. Que dire de ce film sinon qu'il est d'une d'austérité sans nom. La plupart des scènes sont filmées à la tombée du jour ou de nuit et Louise Hémon attache trop d'importance à ce climat hostile au détriment de l'histoire propre à ce récit. On a presque envie de dire : vivement le printemps! Un ensemble âpre et un brin prétentieux. spoiler: Et que dire de la fin!
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2026
Arte, Cannes...ça aurait du être des red flags suffisants pour me dissuader de tenter un film noté avec... 18% de recommandation... "mais quelle oeuvre magnifiiiiique" (alors que tout le monde s'ennuie ferme). Époque 1900, retranché dans des maisons de montagne isolées en plein hiver, autant dire que niveau austérité on a la dose. Là dedans une tentative de mélanger la vie à la dure avec un peu d'érotisme du personnage principal. Rien de très passionnant.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2026
c'est le genre de film qu'on aurait envie d'aimer mais c'est trop écrit, trop artificiel. Sans rythme, barbant.
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Un vrai saut dans l'histoire !
A l'heure où le cinéma français ne s'intéresse à l'histoire qu'au travers des grands événements et des grands personnages, Louise Hémon s'est intéressée à la petite histoire, celle d'une jeune institutrice envoyée dans les montagnes pour mener une mission d'alphabétisation.
Le film est brut, sans artifices inutiles, sans effets de mise-en-scène ni switchs scénaristiques pour tenir le spectateur en haleine. C'est un film plein de neige, de sabots, de poussière et de paille. Mais le récit est fort, c'est celui de la mission égalitaire des instituteurs•trices de la IIIe République, de l'achèvement difficile de l'Etat-nation. C'est aussi la misère et la violence de la vie rurale qui sont rappelés.
Galatéa Bellugi assure un rôle difficile avec brio et participe grandement à la réussite de ce conte d'un autre âge.
Atypique et brillant.
cecile mille
cecile mille

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
J'ai été complètement engloutie par cette histoire de neige, de désir et de volonté d'apprendre. C'est un monde fascinant du siècle précédent qui nous est présenté là, sous la neige, isolé des autres. Où on ne sait pas bien qui l'on doit craindre et qui se méfier. L'image, la musique et le casting sont très réussis.
Samir.B
Samir.B

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2026
Louise Hémon privilégie une approche sensorielle, fondée sur la lumière naturelle et une mise en scène immersive, qui confère au film une atmosphère à la fois âpre et envoûtante. Porté par la présence magnétique de Galatéa Bellugi, le récit explore avec finesse les tensions entre désir, superstition et ordre social dans un monde rural contraignant. Il en résulte une expérience exigeante, fascinante par moments, mais inégale dans sa capacité à maintenir une cohérence narrative.
Mabe
Mabe

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2026
Hormis les paysages et souvent la musique : film sans intérêt. Personnages réduits à quelques apparitions ou caricatures. Héroïne sans épaisseur. Cadre fixé par juste quelques scènes réalistes et photogéniques comme le cercueil sur le toit en attendant le dégel. Invraisemblances à la pelle par ailleurs pour nous faire comprendre sans doute que ce n’est pas important dans ce film qui se veut ambitieux voire onirique avec tempêtes et neige abondante mais pour quelle ambition ? À part nous montrer que l’auteur connaît les thèmes tendances de notre époque : le désir féminin, l’homosexualité, le colonialisme … Heureusement le film n’est pas trop long !
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