726 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
201 critiques spectateurs
5
94 critiques
4
27 critiques
3
35 critiques
2
25 critiques
1
12 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mabe
1 critique
Suivre son activité
2,0
Publiée le 24 mars 2026
Hormis les paysages et souvent la musique : film sans intérêt. Personnages réduits à quelques apparitions ou caricatures. Héroïne sans épaisseur. Cadre fixé par juste quelques scènes réalistes et photogéniques comme le cercueil sur le toit en attendant le dégel. Invraisemblances à la pelle par ailleurs pour nous faire comprendre sans doute que ce n’est pas important dans ce film qui se veut ambitieux voire onirique avec tempêtes et neige abondante mais pour quelle ambition ? À part nous montrer que l’auteur connaît les thèmes tendances de notre époque : le désir féminin, l’homosexualité, le colonialisme … Heureusement le film n’est pas trop long !
L’Engloutie a l’intelligence du genre, entendu à la fois dans son acception féministe et par son sens cinématographique : faire coïncider la monstruosité d’une ignorance qui qualifie justement de monstre l’institutrice venue à la frontière – tant géographique que symbolique – alors même qu’elle repose sur un ensemble spoiler: de superstitions, de légendes et de pratiques occultes à base de poulet ensanglanté, avec la monstruosité véritable d’une sorcière à la fois regardée comme telle par sa connaissance (une femme savante dans un milieu reculé) et incarnation d’une malédiction qui s’abat la communauté villageoise sinon tranquille. Aux secousses intérieures d’Aimée répondent tempêtes de neige et avalanches, faisant disparaître les jeunes hommes avec lesquels elle a entretenu une relation aussi fugace qu’intense. L’esthétique néo-naturaliste, association des mouvements du dedans et des paysages du dehors, contribue à l’incertitude ressentie devant un long métrage pudique et maîtrisé, à l’austérité cependant appuyée, que nous comprenons parfois comme une rétention à finalité auteuriste.
Totalement déconcertant ce film, dans le bon sens du terme. Un climat jamais vu, un récit simple et mystérieux, un travail sur l'image et le son audacieux. Une cinéaste qui se révèle sans concessions.
Le début de l'Engloutie laissait entrevoir un film puissant, presque hypnotique, porté par une atmosphère prometteuse et un cadre rude propice au mystère. Hélas, cette promesse initiale s'estompe rapidement, au point de me faire sortir assez vite de l'intrigue. La réalisation pèche d'abord par une photographie excessivement sombre, qui nuit à la lisibilité du récit. Là où l'obscurité aurait pu servir la tension et le non-dit, elle finit par brouiller la compréhension et par éloigner le spectateur. à cela s'ajoute une insistance un peu lourde sur les besoins de sensualité de l'héroïne : trop appuyée, cette dimension finit par sembler plaquée, voire distraire de la profondeur psychologique qu'elle aurait pu nourrir. Le déroulement de l'intrigue manque de clarté, elle reste floue, avec des enchaînements un peu confus laissant une impression d'opacité qui ne portent pas la narration. En revanche le film dépeint admirablement le monde paysan, la manière frustres de ces hommes et ces femmes dans leur rapport âpre à la nature rude et inhospitalière. L'Engloutie reste pour moi un film contrasté.
Wao wao wao, on a adoré. On vient de passer 1h à échanger sur mille aspects de ce film à haute intensité (dramatique, érotique…). Quel scénario ! Impertinent, singulier, haletant… On a déjà hâte et envie de le revoir car on sait d’avance qu’on y trouvera de nouvelles histoires, de nouvelles subtilités. L’objet est unique, profond, stratifié. Quelle originalité aussi d’avoir ancré l’histoire dans ce moment charnière et peu documenté de la IIIème république.. quand l’état tente de reprendre le pouvoir sur l’église (et le peuple). Puis l’Algérie au loin, les contes qu’on fige et les dialectes qui touchent à leur fin, les amours dissidents et ces mères qui remontent au printemps. Des bouts de la grande histoire qui soutiennent la petite avec une malice rare, et la distance qu’il faut pour épaissir le film sans l’encombrer de grossières transpositions. Là-bas la puissance de l’émancipation féminine résiste à tous les carcans qui voudraient l’étouffer, l’immobiliser… Craindre l’épée tout en continuant d’explorer, là dehors comme son corps, aller vers l’interdit tout en se sachant regardée. Ce personnage féminin est une grande histoire de cinéma. Et enfin cet incroyable effet de coprésence qui nous a englouti - de proximité avec les personnages, les animaux et cette nature enveloppante, menaçante, magique - pour nous recracher changées à la fin du film, hors de l’enclave. Par le son, par l'image. L’expérience sensorielle est totale et la photographie du film y est pour beaucoup, vite le César pour cette Marine Atlan. Et un grand merci à la cinéaste Louise Hémon pour la traversée. Alice & Juls
Totalement creux, sans scénario et sans intérêt. D'accord les décors sont beaux mais c'est juste la nature et les réalisateurs ne les ont pas créés. malgré sa relative faible longueur je m'y suis passablement ennuyé. Il faut un bon moment pour savoir quand cela se passe et on ne sait jamais où exactement. On finit par deviner que c'est à la fin du 19ème siècle et qu'on est dans les Alpes françaises proches de l'Italie à entendre le patois des montagnards. Il ne se passe rigoureusement rien.
Je découvre le film cette semaine, grâce o bouche aux oreilles. Et je confirme, une petite pépite de premier film. La musique est incroyable et créé une atmosphère folle. On dirait un western dans la montagne. Et j'ai surtout eu l'impression de voyager dans le temps. Les costumes, les décors, les scènes tellement bien réalisés, que j'ai vraiment l'impression d'être avec les personnages en 1899. Trop contente de passer en 1900 avec ce petit village. Ses mystères, ses tensions, et cette maîtresse d'école qui sera a jamais transformé par cette expérience. 5 ÉTOILES *****
Le sujet et le projet apparent sont intéressants, mais je trouve le résultat inabouti. Ce champ extrémément resserré sur un milieu montagnard reculé et réduit méritait quelques élements, même très modestes, même très allusifs, de contextualisation. La République envoyait-elle une institutrice pour ce qui n'est visiblement même pas un hameau, trois "maisons" dont au moins une n'est qu'une grange-étable, dans une minuscule combe isolée ? On voit où dort l'institutrice (à l'étable). Il aurait été intéressant de faire entrevoir où/comment dorment les quelques habitants du cru. Le choix luministe de s'inspirer de Georges de la Tour est bien. En réalité on pense plutôt aux frères Le Nain, mais en encore bien plus sombre, devant ces logues scènes presque absolument noires. De plus même à la fin du film on ne comprend presque pas qui est qui, quels sont les liens de parenté entre toutes ces gens. J'ai modérément accroché à cette histoire de pseudo sensualité - plus obligée et convenue que crédible et convaincante. Les scènes de danse à al vielle à la veillée commencent de façon intéressante, mmais pourquoi la jeune institutrice tape-t-elle du pied (ou fait-elle claque ses doigts en secouant les épaules comme si elle était en vulgaire boîte de nuit ? Le conseil d'un musicologue ou spécialiste de danses populaires n'aurait pas été de trop. Des deux jeunes bergers séduisants, pourquoi faut-il que les paroles du plus disert des deux fussent systématiquement inaudibles ? Entre le temps d'images toutes noires et les dialogues incompréhensibles on reste perplexe. En conclusion un film et un sujet en eux-mêmes intéressants, une qualité indéniable d'atmosphère hors du temps, une présentation économe de rapports culturels et sociaux tout à fait particuliers. Donc le film a du cachet et du caractère, mais c'est au prix d'anachronismes, d'incohérences et d'abus faisant penser à un certain manque de véracité vernaculaire et historique. C'est dommage car le film avait du potentiel pour être brillant.
Magnifique film avec un réel plaisir à retomber dans le passé pour retrouver les choses essentielles. Les scènes lentes sont prenantes, les acteurs simplement formidables. Bref, film à ne rater sous aucun prétexte.
En 1899, Aimée est une jeune institutrice républicaine, trop moderne pour le village isolé des Hautes Alpes qu’elle rejoint. Ses connaissances viennent frapper de pleins fouets les croyances et traditions transmises depuis toujours. C’est très bien réalisé et le scénarion est excellent.
Note faussée par nombre d’internautes n ayant publié qu une seule critique et avec 5 étoiles. Ce film qui part d une bonne idée est complètement raté. Dialogues inaudibles et images beaucoup trop sombres. On passe une heure et demie à ne voir que la clarte des issues de secours. Dommage car l actrice vue récemment dans la condition est très talentueuse.
L'engloutie est davantage un documentaire sur la vie rude des montagnards au siècle dernier. Le scénario est faible et aménage donc des plages de mystère pour capter un peu plus l'attention des spectateurs. Heureusement les images de montagne sont très belles à l'image de la beauté naturelle et candide de Galetea Belugi.
Après avoir vu le film une première fois et avoir aimé les images de ce hameau isolé dans cette magnifique montagne et cette musique envoûtante, j ai souhaité le revoir pour m'imprégner des scènes intérieures et surtout me laisser transporter en l an 1900.. Tout m est paru plus clair , j y étais dans le froid , avec les animaux, la lenteur, le patois,les coutumes,les soirées.. La méfiance des habitants du village envers cette étrangère ( l institutrice).Le refus de s'ouvrir au monde....un repli qui va jusqu'à des extrêmes... Les petits élèves sont attachants et curieux Notre institutrice essaie vainement de s'intégrer et d'enseigner dans ce milieu montagnard..., D un autre côté , on montre une sexualité existante chez nos jeunes hommes cachés dans une grotte et chez notre jeune institutrice, Les jeunes hommes attirés par le monde extérieur sont ravis de sa venue ..... Toutefois, le mystère demeure. ....que deviennent ils après leur rapport sexuel..animal....???? Musique angoissante Le printemps arrive. Et la fonte des neiges, tout redevient calme........notre institutrice libérée repart sur son taxi de l époque .... Un film qui se mérite...qui met en lumière la vie des hameaux isolés à cette époque dans notre beau pays Les acteurs et non acteurs bravo !