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Lindaoff
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5,0
Publiée le 5 janvier 2026
J'ai rarement vu un film qui m'a apaisée autant qu'intriguée. La réalisation est sublime , les images sont belles et nous plongent dans un décor montagneux qui appelle le mystère et le questionnement . J'ai trouvé le jeu d'acteurs somptueux et d'une rare authenticité . L'intrigue est également énigmatique et peut laisser perplexe . j'ai passé un excellent moment de cinéma .
Intéressant de se plonger dans un village français au tout debut du 20 eme siècle. Par contre il ne se passe pas grand chose et surtout , on ne comprend pas la fin.
L'engloutie traite de l'extraordinaire d'une manière extraordinaire ! Son prix Jean-Vigo est tellement mérité pour son indépendance d’esprit, sa rigueur et son originalité !
En 1899 une jeune institutrice débarque dans une commune recluse des Hautes-Alpes percluse par des superstitions ancestrales. Mais dans ses bagages elle n’amène pas que son savoir. Film de montagnes à la lisière du fantastique et du sociologique, très intrigant. La scène du passage au nouveau siècle au son entêtant du drone-folk de la viole de gambe semble avoir été tourné par Le Caravage, â elle seule elle justifie la vision de ce film.
Film vu à Cannes en mai, pendant le Festival, mais sorti en salles le 24 décembre dernier.
Avec L’Engloutie, Louise Hémon signe un premier long métrage tout à fait singulier, osant mêler film d’époque, conte et fantastique.
La force la plus immédiate du film tient à sa mise en scène : paysages enneigés écrasants, intérieurs sombres éclairés à la bougie, sensation physique du froid et de l’isolement. Louise Hémon prend le temps d’observer les gestes, les silences.
Après une mise en place très naturaliste, le film glisse petit à petit vers quelque chose de plus dérangeant, dans une atmosphère de mystère permanent.
Galatéa Bellugi impressionne par un jeu tout en retenue. Elle fait sentir, avec beaucoup de justesse, comment l’éveil du désir de son personnage suffit à déranger un monde patriarcal qui n'est pas prêt à se remettre en question.
S'il fascine par la beauté et l'âpreté de ses décors et paysages, et par son atmosphère envoûtante, la lenteur et l'austérité du récit peuvent aussi laisser le spectateur à distance.
Au final, L’Engloutie apparaît comme un premier film radical et sensoriel, qui séduit par sa mise en scène mais peut laisser à distance par son opacité et son austérité.
Une jeune institutrice, Aimée Lazare (Galatea Bellugi), est missionnée en 1899 dans un hameau reculé des Hautes-Alpes pour y faire la classe aux rares enfants qui y passent l’hiver. Elle se retrouve coupée de la vallée par la neige, au milieu de paysans qui parlent à peine le français. Trois bergers lui prêtent une attention qui la flatte et l’inquiète.
Ce premier long-métrage d’une réalisatrice venue du documentaire a été tourné in situ dans les vallées reculées de la Clarée et de la Vallouise. Louise Hémon a poussé l’authenticité au maximum. Même si elle a dû renoncer à son intention de tourner exclusivement, comme Robert Bresson ou Alain Cavalier avant elle, avec des amateurs, elle a demandé à ses acteurs d’utiliser un patois quasiment oublié, l’occitano-alpin, qui se parlait encore au début du siècle dernier dans les Alpes du Sud. Pour magnifier les paysages enneigés, elle a tourné en éclairage naturel, même la nuit à la lumière de la nuit et, dans les intérieurs, à la lueur de l’âtre.
"L’Engloutie" hésite entre plusieurs genres. Ce pourrait être, façon "L’Arbre aux sabots", un film naturaliste documentant les heures et les jours d’une communauté paysanne montagnarde au tout début du XXe siècle. Ce pourrait être, façon "Mission", l’histoire d’une entreprise de civilisation hasardeuse menée dans un décor sauvage et hostile. Ce pourrait être encore le roman d’initiation d’une jeune fille en fleurs. Ce pourrait être aussi un film fantastique voire un thriller autour de la mort inexpliquée de plusieurs paysans emportés par une avalanche ou bien ensorcelés par un rite satanique.
L’Engloutie est tout à la fois. Il souffre de son indécision et de son incapacité à opter clairement pour l’un de ces choix. Son ultime scène, dont je ne suis pas sûr d’avoir compris le sens, porte le poids de ces incertitudes. Je lui ai néanmoins donné deux étoiles pour l’interprétation de Galatea Bellugi, qu’on vient de voir il y a deux semaines à peine dans "La Condition". Ce film-là se déroule à quelques années près à la même époque et je l’ai trouvé beaucoup plus intéressant que ce film-ci.
Je ne poste qu'exceptionnellement une critique ,mais cette fois je ne résiste pas . Je suis arrivée dans cette œuvre en même temps que l'institutrice ,je me suis laissée prendre par la montagne magnifique personnage, essentielle et tellement bien mise en scène ,je me suis intégrée à ce groupe si touchant, si authentique...un moment hors du temps bouleversant ,allez y sans aucun à priori ou références juste pour vivre ! Merci Louise Hemon, une cinéaste à suivre assurément.
Film étonnant, d'atmosphère où l'on est porté par l'immersion du spectateur avec les personnages, arrierés, authentiques, vivant en autarcie et par la musique qui vous enveloppe d'un voile mystérieux et inquiétant La pauvre institutrice debarque dans un village où l'instruction n'est pas demandée, où le quotidien est rude à lnextrê le e, où l'essentiel est le lot du quotidien..et où la jeune fille n'est rien d'autre qu'une intruse très mal venue. A voir mais il faut être prévenu que ce film est..très particulier. Cela se passe en 1900
Une incroyable belle surprise ce film, qui m'a séduit au fur et à mesure qu'il se déploie, de par son atmosphère, son récit et sa mise en scène ! Oui, il y a de la mise en scène et ça fait tellement plaisir de voir un 1er film français aussi singulier - et pas raté ou foutraque, malgré sa singularité -, qui croit au cinéma et qui ose faire du cinéma, au sens premier du terme, de vrais partis pris formels aussi bien visuels que sonores. La musique aussi est incroyable, on se croirait dans un film de Sergio Leone, on entend des sonorités si spécifiques d'Ennio Morricone, des influences évidentes et pourtant si loin de ce film et de son ambiance. Franchement je ne trouve pas les mots tellement je suis sorti non pas englouti mais ébloui par ce film et son audace à tous points de vue, et il est chargé de mystère, ce qui le fait garder en nous longtemps. Une vraie révélation, pour une fois la phrase "une cinéaste à suivre" n'est pas galvaudée ! Merci Louise Hémon et tous les protagonistes derrière et devant la caméra pour ce film !
spoiler: Venue apporter l’éducation républicaine dans un hameau reculé, elle y découvre les puissances telluriques et sa propre animalité . Qui éduque qui? Qui influence qui?
Un autre monde que Louise Hémon nous invite à découvrir
L’Engloutie est de ces films rares qui avancent à voix basse et laissent pourtant une empreinte durable. Rien n’y est démonstratif, tout est pensé, pesé, profondément intelligent. Le propos se déploie avec une clarté troublante, sans jamais souligner, faisant confiance au spectateur et à sa capacité de sentir autant que de comprendre. Le cadre, d’une finesse remarquable, ne se contente pas d’illustrer : il pense le monde, il organise les silences, il donne une densité physique aux absences.
Et puis il y a ce travail titanesque sur les lumières, véritable colonne vertébrale du film : une lumière qui sculpte les corps, révèle les failles, fait affleurer l’invisible. Chaque plan intérieur semble patiemment arraché à l’obscurité. À l'extérieur, le manteau neigeux illumine magnifiquement les peaux des personnages, tous remarquablement interprétés (Mathieu Lucci m'a particulièrement éblouie).
La dernière scène est superbe : elle ne conclut pas, elle ouvre, et déplace le film hors de l’écran. Le récit s’achève, mais l’expérience, elle, se prolonge longtemps dans nos pensées.
L’image est belle surtout en intérieur. Mais pour un film il faut un scénario , une c’est réduit à sa plus simple expression. En court métrage de 30 min peut être . Quand à ceux qui s’extasient sur les images de montagnes …ils n’ont surement jamais été se promener l’hiver dans ces coins des hautes alpes ou cela a été filmé. La réalité est bien supérieure aux images redondantes du film .