L’Engloutie
Note moyenne
3,2
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196 critiques spectateurs

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94 critiques
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Martin P
Martin P

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Un film qui m'a cueilli immédiatement par son ambiance, son univers si singulier, son récit, l'époque, les personnages, les dialogues, tout aurait pu être casse-gueule et pourtant c'est l'inverse, tout y est incarné, juste et "spectaculaire" au sens inédit, avec des choix de mise en scène affirmés qui relèvent de l'audace. Un film en tous points audacieux. A voir, à découvrir, une cinéaste à suivre pour son audace précisément !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2026
Dans les hauteurs enneigées de 1899, "L’Engloutie" installe sa fable à la lisière du réel et de l’inexpliqué. Dans la lumière crue du jour et les ombres dansantes des braises, la démarche de l’institutrice venue transmettre le savoir s’entrelace peu à peu avec un mystère aussi profond que la montagne qui l’entoure. Ce premier long ose un pacte entre naturalisme rugueux et souffle presque fantastique, porté par des décors vivants et un jeu dense et plutôt remarquable.
JRPH
JRPH

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Je viens de voir l’Engloutie à Forcalquier. Je suis estomaqué. C'est un film rare, unique. Un geste de cinéma à la fois beau et radical, qui assume pleinement sa part d’ombre, et qui fait le pari, aujourd’hui presque subversif, de l’intelligence sensible du spectateur. Ici, rien n’est prémâché, rien n’est offert sur un plateau: chaque plan est une matière à explorer, une zone trouble où le regard doit s’habituer, tâtonner, inventer. Dans un paysage de création de plus en plus standardisé, où la lisibilité immédiate tient lieu de valeur cardinale, ce film avance à contre-courant. Le film refuse les balises habituelles, préfère la suggestion à la démonstration, la densité à l’efficacité. Il a confiance dans la puissance plastique des images, dans leur capacité à produire du sens autrement que par l’explication, et dans l’imaginaire de celles et ceux qui les regardent.
Les détracteurs du film - souvent les mêmes vieux bonhommes grincheux qui se plaignent de "ne rien comprendre" ou de "ne rien voir" dans les scènes obscures - passent précisément à côté de ce qui fait la beauté du geste. Ils confondent obscurité et vacuité, refus et paresse. Or L’Engloutie est magnifique parce qu’il ne montre pas tout, parce qu’il oblige à fouiller chaque plan, à accepter de ne pas maîtriser immédiatement ce qui se joue, à convoquer ses propres fantômes, ses propres sensations. L’obscurité n’est pas un défaut : elle est un espace de projection, un lieu actif où le film se termine dans le regard du spectateur.
En ce sens, c'est un rappel salutaire que le cinéma peut encore être un art du risque, de la rétention et du trouble. Parfois, ce que l’on ne voit pas clairement ou ce qui ne nous est pas expliqué est précisément ce qui nous marque le plus durablement.
G'nille05
G'nille05

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0,5
Publiée le 11 janvier 2026
Agréablement surpris par le démarrage avec Descartes et ses effets sur Aimée, puis les longueurs s'accumulent, les montagnards ne sont pas crédible et on se perd dans vide scénaristique. Le vent est merveilleusement filmé mais c'est long!
Nanar B.
Nanar B.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2026
Un premier film pour le moins rafraîchissant. La sensibilité et l'intelligence transpirent du film. Suffisamment rare pour être souligné. Des décors et une image éblouissants jusque dans l'obscurité, de l'étrangeté et de la sensualité. Une vraie et belle proposition de cinéma.
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2026
Scénario incompréhensible, clairs obscurs plus obscurs que clairs, lenteur. Que la montagne est belle oui mais sans cette pollution. On tourne en rond dans l'ombre, de temps en temps une avalanche déboule ce qui réveille le spectateur assoupi.
Il y a une institutrice peu causante, des montagnards inaudibles ( patois sans sous titre) pas mal de chèvres et des vaches qui meuglent à l'étable. Ajoutez une pincée d'érotisme polaire et vous aurez un long métrage glacial.
On l'ignorait mais les navets poussent aussi en montagne.
Guy Gossart
Guy Gossart

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2026
j'ai voyagé, grâce à l'Engloutie, dans une autre époque. Réaliste et dépaysant, les images sombres obligent à un effort, mais c'était ainsi en 1900. A la longue, c'est presque pénible, mais c'était bien ainsi en 1900. La montagne, ses dangers, ses superstitions, on en sort dépaysés mais pas détendus. J'ai aimé, je conseille à ceux et celles qui aiment le cinéma créatif, authentique, la recherche et le beau travail.
Matthieu RQR
Matthieu RQR

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2026
Ayant lu récemment le plancher de Joachim, j'y allais pour voir comment était traité une communauté rurale isolée à la fin du XIXe siècle. Je n'ai pas été déçu, au contraire. Est-ce la formation documentaire de Louise ? Je trouve qu'elle traite excellement cette irruption de l'Institution scolaire, incarnée par une personne, étrangère, qui risque de déséquilibrer la communauté. L'introduction d'abord, avec une photo et une musique qui donne le ton : plus que Morricone, j'y vois Mark Korven, la BO de The witch. Premier regard sur la communauté, on se dit : "aïe, ça sent Délivrance, des prédateurs sexuels dégénérés". Et puis, on rentre progressivement dans cet univers qui se méfie de toute intrusion, et qui met l'intruse dans un sas (l"étable, voir Romain Bertrand). Et on se rend compte que ce sont des gens bizarres, mais respectueux, que les vieilles femmes, celles qui sont restées, sont celles qui dirigent, que la fascination pour le lointain, colonial à l'occasion, ou américain, rappelle l'émigration, la terre promesse d'une vie meilleure. On y voit la gestion de "l'anormal" psychologique au sein des communautés avant l'introduction de la psychiatrie moderne, le désagréable sentiment de ne pas maîtriser cet univers, avec la barrière de la langue, du patois - non traduit - qui fait que l'Ecole ne maîtrise pas tout. Il y a du Juge et de l'assassin de Tavernier dans l'étude des campagnes de la IIIe République, avec plus de gravité. Et le fantastique qui surplombe, comme le Prélude de Pan de Giono, dans ces fêtes dans lesquelles on se demande quand l'intrigue va basculer. Et puis le décor, immense, menaçant : "La Montagne nous le rendra au printemps", qui préside aux contes et au magique. Bien sûr il y a la fiction, et cette fin, mais il y a tout le travail derrière, de réalisme fantastique, qui offre un résultat que je trouve très réussi, d'un tableau d'un monde, d'une sociabilité, d'une rencontre aujourd'hui disparu. On n'est pas en Ingouchie, on est dans les Hautes Alpes à la fin du XIXe siècle.
Martine Lange
Martine Lange

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un film hypnotique par ses belles images, ses lenteurs, ses silences, sa musique qui peut déranger, bousculer. On se retrouve plongés dans l'histoire et l'univers de ce hameau comme devant un documentaire.
Je recommande
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Un exemple qui démontre qu’il est possible de faire un bon film assez captivant, original avec des moyens limités. Certains acteurs sont bluffants.
yeunelez
yeunelez

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
J’ai beaucoup aimé l’ambiance clair obscur des intérieurs, le contraste entre les autochtones et l’institutrice. L’actrice principale joue admirablement bien. La fin est elliptique et laissée à l’interprétation de chacun ce qui prolonge la réflexion sur les mystérieux événements.
Cesar
Cesar

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 janvier 2026
Une caricature du snobisme hermétique d’un cinéma qui vide les salles. L’idée de base était intéressante
Il ne suffit pas d’assombrir de façon outrancière la photographie, de rendre muet les acteurs et de filmer à 2 à l’heure pour être un génie.
Pas de scénario.
À fuir
Ikimashoo
Ikimashoo

4 abonnés 155 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2026
Je me souviendrai d'être allé voir l'Engloutie par un soir de forte neige sur Paris. J'étais raccord avec ce film se déroulant dans un hameau de Haute Montagne. L' histoire est intéressante et bien construite. Il y a un aspect historique enrichissant spoiler: (les institutrices venant essayer d'éduquer les enfants des hameaux perdus pendant l'hiver)
La réalisatrice a souhaité évoquer les propres souvenirs de sa famille dans les Alpes de Haute Provence et Haute Savoie. Au générique, on voit que l'équipe technique est trés féminine, y compris les électriciennes et la cheffe opératrice (trés beau travail sur les lumières douches des cheminées) Bien sûr, le rythme est lent, mais l'intrigue est bonne et pleine de mystères. Pour le côté sensuel, il est bine présent et c'est trés bien filmé et / ou suggéré.
Titi
Titi

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2026
J’ai retrouvé dans ce film le récit de nombreux jeunes hussards(es) de la république jeunes diplômés gonflés à bloc du sentiment d’avoir une mission civilisatrice. Envoyés des années 1870 aux années 1950 à 18 ans dans les hameaux les plus reculés, ils y ont découvert comme l’héroïne le même dénuement, la même solitude, la même méfiance, les mêmes superstitions.
vicier édith
vicier édith

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Un passage du film que je n’ai pas compris : après la scène d’amour avec le deuxième homme du village, pourquoi est-elle emmurée ?
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