L’Engloutie
Note moyenne
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201 critiques spectateurs

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CB75015
CB75015

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
Un grand film. Les acteurs sont tous formidables et la montagne est magnifique. Une histoire mystérieuse qui laisse la place à l'imagination du spectateur.
Antoine Créon
Antoine Créon

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
L’engloutie a un grand goût de reviens-y.

Il faut le voir en prenant le temps de le déguster des yeux et des oreilles. Mais le goût l’odorat et le toucher ne sont pas en reste.
Tous les sens s’en mêlent.

La rencontre entre deux mondes est subjuguante, surprenante et déconcertante. J’en suis sorti avec moins de certitudes et plus de questionnements. L’entrée dans un 3ème monde nous plongent dans un fantastique renforçant le tout.
Tous les sens s’emmêlent.

Encadrant le tout, La montagne y est sublime dans ses couleurs, sa lumière, sa grandeur, mais aussi son grain de neige, comme de roche.

J’en conserve des images, des échos et des réflexions. Merci!
Lilibrousse
Lilibrousse

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
Très beau film, poétique et sensuel qui retrace l’histoire d’une émancipation féminine. Les images magnifiques d’un décor de montagne lumineux est un véritable hommage à l’art du cinéma sa dimension onirique. Bref c’est un très beau film ! C’est un coup de cœur ! En plus c’est un premier film ! Réalisatrice à suivre et à soutenir !!!
Marguerite Trancoulette
Marguerite Trancoulette

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2025
Quel beau film ! Beaucoup de tensions, d’émotions, de suspense dans un climat glacé… des rires aussi, grâce aux enfants qui sont tous excellents. Que la montagne est belle !
Gerarddeltor
Gerarddeltor

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2025
Magnifique lumière. Saisissant contraste entre les huis clos obscurs et la lumière extérieure. Ambiance envoûtante. J ai aimé sans retene
Aurian Bourguignon
Aurian Bourguignon

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 décembre 2025
J'ai été le voir suite à la très bonne critique d'un de nos journalistes cinéma les plus célèbres en Belgique.

Commençons par le positif : l'actrice principale se débrouille très bien !! D'ailleurs, globalement, le jeu d'acteur est plutôt bon.

Continuons par le très mauvais : malgré ce que d'autres en disent, et je précise que je l'ai vu au cinéma, la photographie est extrêmement sombre !! Tellement qu'on peine à voir les choses. Je comprends, certains disent que l'intention de nous plonger dans l'obscurité qu'ils vivaient mais je pense qu'un réalisateur doit pouvoir utiliser d'autres artifices pour représenter cela au risque de rendre le film illisible.

Sinon, j'ai tendance à être agacé dès qu'un réalisateur utilise le 4/3 car ça devrait être l'exception au cinéma et dûment justifié. La montagne se prêtait bien mieux à un format large ou justement on se serait senti bien plus étriqué.

Et pour l'histoire, on aurait pu avoir un film fantastique / horrifique, un film érotique, un film d'ambiance ou juste un film semi documentaire sur les classes populaires aux alentours de 1900. Au final, on a un peu des trois mais ça ne donne rien qui m'ait parlé.

Enfin, peut-être que j'avais trop d'attentes, mais les défauts en se cumulant m'ont rendu le film ennuyeux au possible. Heureusement pour l'équipe du film, je suis très isolé.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 653 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2025
Une maîtresse en hiver

Ce 1er film signé Louise Hémon a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, où il a reçu le Prix de la Création. Quand on sait que cette réalisatrice nous vient du documentaire, on est moins étonné de la facture de ces 98 minutes et d’une évidente difficulté à raconter une histoire. 1899. Par une nuit de tempête, Aimée, jeune institutrice républicaine, arrive dans un hameau enneigé aux confins des Hautes-Alpes. Malgré la méfiance des habitants, elle se montre bien décidée à éclairer de ses lumières leurs croyances obscures. Alors qu’elle se fond dans la vie de la communauté, un vertige sensuel grandit en elle. Jusqu’au jour où une avalanche engloutit un premier montagnard… Même si, personnellement je n’ai pas beaucoup apprécié ce drame, je ne saurais ignorer qu’il a reçu le très convoité ¨Prix Jean Vigo, ce qui n’est pas rien.
Autant ce prix prestigieux qui récompense un 1er film, je le comprends quand il couronne Vingt Dieux en 2024, autant, cette année j’ai du mal à me convaincre que ce drame sombre et confus méritait une telle consécration. Alors, soyons honnêtes, les images sont superbes, les éclairages somptueux, la musique très atypique… mais ça ne fait pas un film. Les personnages sont à peine ébauchés et le scénario pour le moins nébuleux. Tout est très lent et cet hiver en haute montagne n’en finit pas. Si je veux résumer ma pensée, la montagne est belle, - bien que filmée en format 4/3, ce qui est tout de même frustrant -, mais l’histoire n’atteint pas des sommets. Je serais d’ailleurs bien en peine de vous la raconter. Le style très auteuriste et docu-fiction ne m’a pas emporté. On serait tenté de comparer ce film au Vermiglio de Delpero ou au Louise Violet d’Eric Besnard, mais on est loin du compte. Bref, voilà encore un de ces films qui distillent un ennui très chic et qu’il est de bon ton de saluer. Ce que je ne ferais évidemment pas sans pour autant en nier les réelles qualités. Mais nom d’un chien ! Où est le scénario ?
Le jeune est sensuelle Galatea Bellugi ne manque pourtant pas de présence. Mais ici, elle se contente de faire la gueule à longueur de temps. C’est d’un lassant ! Quant à Matthieu Lucci, Samuel Kircher, Sharif Andoura et les autres, ils sont cantonnés à jouer les utilités dans ce drame du désir féminin bloqué dans un monde où la morale et l’ordre social pèsent sur chaque geste. « Pesant », voilà le qualificatif parfait pour cette démonstration de savoir-faire technique dans lequel, c’est bien la cinéaste qui s’est « engloutie ».
selenie

7 483 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2025
On pense forcément au film qui a précédé sur ce même sujet "Louise Violet" (2024) mais alors que ce dernier reste dans un style très populaire et grand public, spoiler: Louise Hémon choisit un style très auteuriste et très docu-fiction au point où on peut aisément se croire dans une immersion façon voyage dans le temps. La reconstitution historique aussi viscérale qu'organique est aussi fascinante qu'hypnotisante. Le rythme lancinant, voir monotone à l'image d'un quotidien dur, rude et âpre inhérent aux conditions environnementaux spécifiques apportent un climax singulier mais très naturaliste autour de cette histoire aussi crédible qu'authentique. Par contre, le côté "sensuel" vendu par la promo du film s'avère une arnaque, clairement cette dimension reste vendeuse mais n'est pas explorée à fond alors qu'on perçoit la partie "jeune femme institutrice" à peine survolée bien plus passionnante.
Malheureusement, l'intrigue mise en place ne repose ni sur la "sensualité" ni sur l'"éducation de la République". Quand toute une histoire se construit pour aussi peu de résultat, une fin ouverte aussi inepte reste incompréhensible... Dommage...
Site : Selenie
Look_away79
Look_away79

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2025
Louise Hémon signe un premier long fascinant où la montagne domine les corps et les esprits. La bande originale, aux résonances morriconniennes, confère au film une profondeur mystérieuse et mélancolique, accentuant son atmosphère à la fois éthérée et inquiétante. Chaque plan respire et invite à se perdre dans ce monde à la fois tangible et surnaturel : un film rare, audacieux et profondément marquant.
Elsa77Sampoush
Elsa77Sampoush

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2025
Louise Hémon signe avec L’Engloutie un premier long qui ne se contente pas de dépeindre un village alpestre isolé. Au tournant du siècle, l’arrivée d’Aimée dans les hautes montagnes oppose la lumière rationnelle de l’école républicaine à une langue des ombres, des légendes et des corps qui se défient des certitudes.
Ce que le film “engloutit”, c’est moins une intrigue nette qu’une sensation, une langue des profondeurs où désir, corps et neige fondue convoquent autant le réel que l’invisible. La réalisatrice ne cède jamais à l’illustration facile du fantastique, mais laisse le monde filmé vibrer à la lisière du palpable et de l’implicite, faisant de chaque plan fixe, du format carré et des clairs-obscurs une poésie de l’enfermement et de l’ouvert.
L’Engloutie ne se raconte pas tant qu’elle se ressent, comme un paysage qui vous regarde autant que vous le regardez. Une entrée en cinéma rare, ambitieuse et véritablement singulière.
Clod_Racc
Clod_Racc

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2025
Louise Hémon signe un premier long hypnotique, où les paysages alpestres et les corps se répondent comme en miroir. Chaque plan, chaque clair-obscur transforme l’isolement en poésie visuelle et sensorielle. Loin de l’intrigue classique, le film se vit comme une expérience immersive, à la lisière du réel et de l’invisible. Une œuvre rare, parfaitement accomplie.
velocio

1 557 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2025
Après avoir suivi le cursus documentaire à la Fémis, Louise Hémon a réalisé un certain nombre de documentaires avant de se lancer dans la réalisation de son premier long métrage de fiction. Elle ne s'attendait peut-être pas à tous les titres de gloire que "L'engloutie" a déjà enregistrés : présence à Cannes 2025 dans la sélection de la Quinzaine des cinéastes, Prix Jean-Vigo 2025, Prix André-Bazin 2025 des Cahiers du cinéma. Reste une étape à franchir : la réception du public. Le prix Jean-VIgo est certes une récompense prestigieuse mais, contrairement au Goncourt auquel il est parfois comparé et qui est toujours un énorme succès de librairie, il n'est pas toujours synonyme d'un très grand nombre d'entrées dans les salles. "L'engloutie" entre dans la catégorie des films dont on dit qu'ils se méritent, sous entendant par là qu'ils ne sont pas faciles d'accès. La distribution ne compte pas de noms susceptibles à eux seuls d'attirer les foules, mais elle n'en est pas moins très solide, avec, tout particulièrement, Galatea Bellugi très convaincante en institutrice envoyée faire la classe dans un petit village montagnard des Hautes-Alpes. On est en 1899 et on y parle davantage le dialecte septentrional de l'occitan que le français. Le coeur du film réside dans les rapports que Aimée, cette jeune institutrice, va entretenir avec les habitants du village. Cela va de l'incompréhension entre Aimée et une vieille femme en ce qui concerne les soins corporels au sentiment qui s'impose très vite comme quoi cette citadine porte malheur. En tout cas, Aimée a un problème personnel qui handicape ses rapports avec les autres : elle se sent coupable chaque fois qu'elle prend du plaisir. Lorsqu'un film est tourné dans les paysages grandioses qu'offrent les montagnes, le choix le plus fréquent est l'utilisation du scope. Louise Hémon a fait le choix contraire, celui du format carré, afin de mettre l'accent sur l'enfermement de la communauté. Par ailleurs, on ne manque pas de se montrer étonné par le français parfait, sans aucun accent, parlé par les enfants et les jeunes adultes. "L'engloutie" est un film qui peut engendrer de longues discussions à la sortie du film, tellement les interprétations qu'on peut avoir de certaines scènes sont variées, surtout en ce qui concerne ce qui se passe à la fin du film.    
alexe
alexe

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2025
Un conte qui vous envoûte, vous percute, Louise Hémon ne se contente pas de montrer : elle ressent, elle accompagne, elle immerge. Cette approche renforce l’impression d’un film intime, presque réalisatrice que l'on a envie de suivre.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 909 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2025
Difficile de ne pas aimer Aimée, la jeune instit débarquée de la ville dans ce hameau enneigé et perdu à la frontière italienne. Tentant de ne pas ostraciser cette Aimée, qui veut faire parler français les gamins, ne connait pas les remèdes de "bonne femme" contre les maladies, spoiler: et qui pourrait devenir une sorcière qui porte malheur aux hommes du village.

On est plongé dans une atmosphère "Arbre aux sabots", alors que la République des Lumières tente d'éduquer la jeunesse des lointaines provinces.
Louis Hémon a décidément une patte pour reconstituer la vie rurale de l'époque! les danses locales, la musique lancinante de le vielle, le mélange de patois et d'italien, le braconnage et l'arrière-plan des familles qui émigrent en Algérie, car la vie ici est sans avenir. Elle s'appuie sur de récits d'une grand tante de sa famille, qui ont vécu quelques épisodes similaires à l'intrigue.
Les atmosphères sont souvent sombres - on peut craindre un passage ultérieur en vidéo sur petit écran- mais ce choix est pleinement assumée pour reconstituer au mieux dans quelle pénombre vivaient les familles rurales à l'intérieur des maisons en hiver.
spoiler: A l'extérieur, les avalanches menacent, les commérages vont beau train.

Le film est tourné dans la vallée étroite, italienne jusqu'en 45, et située au-dessus de la vallée de la Clarée dans les Hautes-Alpes: quel choix pertinent et réussi. Le choix du format 4/3 renvoie pertinemment aux films muets de l'époque
A côté de la mutine Galatea Bellugi, corsetée dans ses tenues de ville, Hémon a choisi une série de "gueules" d'hommes, burinées, qui n'auraient pas déparer dans Le nom de la rose!
Un premier long-métrage pas banal, dans lequel le vent souffle fort, et où les légendes et sorcières, tapies dans les écuries adjacentes aux chambres à coucher, viennent titiller les envoyés de l'Education Nationale!
AP Comoedia Lyon avec L. Hémon - décembre 2025
Direct-actu.fr

402 abonnés 558 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2025
2025 marque sans conteste un tournant pour Galatéa Bellugi, dont le parcours récent confirme une singularité rare. De La Condition à L’Engloutie, l’actrice impose une intensité de jeu qui ne cherche jamais l’effet, mais creuse des figures féminines complexes, dérangeantes, profondément humaines. Ici, elle incarne une femme qui cristallise une peur ancienne : celle de la femme porteuse de savoir, de désir et d’autonomie. Une femme qui ne se contente pas d’exister dans le cadre qu’on lui assigne, et qui, pour cette raison même, devient suspecte.

Le film s’inscrit dans une tradition presque archaïque, où la femme belle, instruite et libre est rapidement transformée en menace. On la regarde, on la désigne, on projette sur elle les frustrations, les pulsions et les désordres d’une communauté masculine incapable de se penser autrement. L’Engloutie joue avec cette idée sans jamais l’imposer frontalement. Tout est affaire de glissement, de sensation, de récit murmuré comme au coin du feu. L’étrange s’installe doucement, sans rupture nette, laissant le spectateur dans une zone d’inconfort volontaire.

Le personnage interprété par Galatéa Bellugi devient alors une figure presque mythique. Est-elle réellement porteuse d’un danger, ou n’est-elle que le miroir des peurs collectives ? Le film ne répond pas, et c’est précisément là qu’il trouve sa justesse. Le fantastique affleure sans jamais s’imposer, comme une hypothèse parmi d’autres. Une jeune femme traverse les lieux, trouble l’ordre établi, et suffit à faire naître la terreur. Mais si cette peur ne venait pas d’elle, plutôt de ce qu’elle incarne : une rupture avec les dogmes locaux, une remise en cause des certitudes, une liberté impossible à contenir ?

Si L’Engloutie fonctionne avec autant de force, c’est parce qu’il assume pleinement cette non-réponse. Chacun y projette sa propre lecture, ses croyances, ses peurs. Le film ne cherche pas à rassurer ni à expliquer. Il observe, il laisse flotter, et rappelle une vérité simple et profondément humaine : nous avançons rarement avec toutes les clés. Et c’est peut-être dans cet espace d’incertitude que le cinéma, comme la vie, trouve sa plus grande puissance.
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