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Paul
1 critique
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4,5
Publiée le 20 octobre 2025
Vu en avant première au max linder panorama Très beau film avec des scenes exterieures tournées dans le froid et la neige rappelant les plus belles scenes de western enneigé ("le grand silence" de Corbucci), et des scènes intérieures de toute beauté en clair obscur dignes d' un Caravage. Porté par une actrice exceptionnelle et la musique d'Emile Sornin. On est vite "englouti" dans ce huit clos montagnard. Courez -y !
Vu en AVP au Max Linder, magnifique film, véritable expérience de cinéma : un appel au sens, on est pris dans le vertige de la montagne et celui de l’Histoire et des histoires qui fondent nos vies humaines.
Film vu en avant-première. Pour son premier film Louise Hémon s’intéresse à un récit assez particulier sur une communauté vivant reclus dans la montagne. Le film est plutôt réussi , le travail sur l’image avec cette patine visuel brumeuse est très réussi , le travail sur le son également.
On reprochera peut être au film quelques longueurs, mais c’est un premier long métrage très prometteur, qui créer une vision différente de ce que l’on a l’habitude de voir en salle.
Vu en avant-première au Cannebiere festival, ce film au décor enneigé et immaculé prend des allures mystiques dans un quotidien rudimentaire. Des plans magnifiques à la direction d’acteur•ices tres juste, ce long métrage nous engloutit au bon sens du terme !
Vu en avant-première lors de l'excellent festival Effervescences à Mâcon. Un film à la fois sensible et intelligent, qui donne parfaitement à ressentir la vie d'une communauté montagnarde au tournant des XIXe et XXe siècles. Natif du Briançonnais, j'ai encore connu dans les années 1970 des personnes qui vivaient ainsi. Il a fallu beaucoup de finesse à la jeune réalisatrice Louise Hémon pour comprendre et faire comprendre ce qu'a été la vie de ces hautes vallées. Un grand bravo !
Un premier film assez envoûtant qui transporte dans la vie isolée des montagnes, entre superstitions et routines quotidiennes. Si le récit ne convainc pas toujours, la musique obsédante crée une atmosphère hypnotique, renforçant le mystère et la beauté rude de cet univers oublié.
Si l'ambiance, la photographie très sombre des intérieurs peuvent dans un premier temps rappeler des sagas paysannes type "L'Arbre aux sabots" d'Ermanno Olmi on comprend assez rapidement qu'il s'agit ici de tout autre chose, que c'est le mythe de la sorcière qui sera évoqué, que "L'Engloutie" est celle qui est suspectée d'avoir englouti. Ce qui peut être reproché au film est précisément ce qui m'a plu : une certaine lenteur, une forme d'artificialité, des images où il faut parfois plus apercevoir que voir. Même si la dernière séquence est clairement de trop Louise Hémon signe là un film suffisamment singulier pour mériter d'être vu dès le 24 décembre, jour prévu de sa sortie.
NB : Il faut peut-être prendre mon avis avec quelques pincettes, mon amour pour Galatea Bellugi étant susceptible d'éroder mon objectivité.
Vu en avant-première au festival de Rieupeyroux en présence de la réalisatrice. Une belle découverte avec ce premier film singulier sur une institutrice qui arrive dans un hameau isolé en haute montagne pour dispenser son savoir à quelques enfants. Les maisons sombres, la blancheur des montagnes, les coutumes des habitants, la fin du siècle tout cela est montré superbement dans une histoire qui vire au conte mystique. Un beau film à découvrir.
Un premier film d'une immense beauté, une plongée immersive dans la vie d'un hameau perdu eau coeur de la montagne majestueuse. A la fois contemplatif, mystérieux et captivant. L'image est magnifique et j'ai adoré la bande son. On sent parfois la montagne trembler dans son corps, comme si on y était, et c'est assez fou. La réalisatrice manie l'art du subtil et du suggéré à tous les niveaux et offre au spectateur un espace de liberté et d'appropriation qui fait beaucoup de bien. Une oeuvre cinématographique unique à voir absolument!
Mention spéciale à l'actrice principale Galatéa Bellugi qui incarne à la perfection le personnage complexe et énigmatique d'Aimée!
J'ai eu la chance de voir ce film un peu par hasard au Biarritz Film Festival. Un film qu'il faut à tout prix voir au cinéma tant l'immersion est grande, dès les premières scènes on est tout de suite transporté dans cette époque et ce petit village des alpes. Au delà de l'ambiance du film très réussie, l'histoire est à la fois touchante, intrigante, parfois drôle et nous apprend beaucoup sur une époque. Extrêmement bien réalisé et bien joué pour un film d'époque (dans lequel on ne s'ennuit pas) je recommande cette belle expérience à vivre sur grand écran !
Si le point de départ de L'Engloutie rappelle bel et bien celui de Louise Violet, le jeu des comparaisons n'a pas lieu d'être, eu égard aux ambitions et à l'atmosphère très développée du premier. Oublions aussi Vermiglio, avec sa même localisation haut-perchée mais dotée d'un contexte historique différent et qui nourrit d'ailleurs une trame narrative plus claire et peut-être plus excitante que celle du premier film de Louise Hémon. Ce dernier commence donc à la fin de 1899, avec l'arrivée d'une institutrice républicaine, dans un endroit enneigé et isolé, où vit une poignée de rudes montagnards. Si l'aspect ethnographique semble prendre d'abord le pas, l'on est vite frappé par la sensualité qui se dégage du film, accompagnée d'une musique singulière. La réalisatrice ne nous dit rien de la personnalité et du passé de son héroïne, cette maîtresse en hiver qui éprouve des difficultés à être prise au sérieux mais qui, fatalement attire toute l'attention. Sans basculer totalement dans le fantastique, le film s'emploie cependant, dans une certaine austérité et exigence, à nous laisser imaginer un certain nombre de péripéties qui conduisent à un dénouement qui obéit à une certaine logique. Mais l'ultime scène, qui tranche avec l'ensemble du métrage, semble nous indiquer une autre conclusion, peut-être inutile, c'est à chaque spectateur d'en décider.
Vu lors du festival de Cabourg. La photographie est soigneusement travaillée et très belle, la musique envoûtante, l'histoire - inspirée des récits de famille de la réalisatrice - invite des légendes et des coutumes ancestrales dans une narration fragmentée qui pose un climat étrange et fascinant. Ce film demande du temps, pour y être prêt avant, et pour y penser après...
Assez étrange et assez surprenant de découvrir ce film. Malheureusement, il est relativement mauvais et frustrant au vu de sa qualité d'image mais de son scénario incompréhensible et faible.
Effectivement, la mise en scène est le point fort de ce film avec tout d'abord des décors magnifiques et naturels. Le tout offre une direction photographique hors norme et terriblement marquante. À côté de cela, le jeu d'acteurs est loin d'être convaincant ; ensuite, le montage est très, voire trop académique, avec des plans interminables. Sans oublier que l'univers sonore et la musique sont complètement absents ou oubliables.
Dans l'ensemble, les images sont belles. Et cela va être la seule chose que le spectateur va retenir de positif.
En ce qui concerne le scénario, il est difficile de juger une histoire vide de sens avec une simple introduction insuffisante. En effet, le début propose un récit qui aurait pu être intéressant, malheureusement l'intrigue offre aux spectateurs un ensemble de personnages peu attachants et parfois agaçants. Sans compter que le scénario stagne et ne raconte plus grand chose au bout d'une trentaine de minutes.
Le scénario avait de l'ambition mais la sensation d'improvisation est beaucoup trop présente pour que le moment passe agréablement.
Il est difficile de conseiller un film qui ne propose rien de pertinent et qui ne tient pas son public en haleine.