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Christian RZ
95 abonnés
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2,5
Publiée le 26 novembre 2025
Il y a comme un petit ratage dans ce film prix Jean Vigo, quelque chose de pas fini comme on dit d’un bobet de la campagne , malgré son histoire alléchante de l’institutrice (vaguement nunuche et très sexuellement perturbée) qui arrive en l’an 1900 chez des pèquenauds de la montagne, pas lavés du tout et très bourrus. Une proposition intéressante mais qui ne tient pas ses promesses, comme un soufflé qui peine à monter faute de sel et de substance aérienne. C’est appliqué, encore adolescent, sans relief
Ca m'ennuie d'écrire cela pour le premier Long-Métrage de Louise Hémon mais dans sa globalité je l'ai trouvé relativement ennuyeux à travers ce huis clos rude des montagnes avec ce titre très certainement métaphorique !
J'ai adoré de bout en bout. C'est brillant, intelligent, troublant et mysterieux. Chaque plan, chaque silence, chaque écho dans la montagne renforce l'épais mystère qui entoure le personnage d'Aimée (incroyable Galatea Bellugi!). Les choix de mise en scène (plans fixes, silences, lumière/décors naturels, musique moriconnienne) nous immergent dans la dureté des hivers des hautes cimes à la fin du 19e siecle. Tous les personnages ont leur ambivalence - en premier lieu celui d'Aimée, institutrice républicaine pétrie de certitudes à son arrivée -, toutes les scènes leur lot d'énigmes. C'est si rare de pouvoir à ce point mobiliser son imaginaire pour comprendre un film. L'Engloutie résonnera encore longtemps en moi après l'avoir vu.
Vu à une avant-première. Je mets 5 étoiles pour encourager ce premier film mystique, saisissant visuellement et musicalement parlant. Quelques longueurs mais j’ai beaucoup accroché au projet.
Vu en avant première au max linder panorama Très beau film avec des scenes exterieures tournées dans le froid et la neige rappelant les plus belles scenes de western enneigé ("le grand silence" de Corbucci), et des scènes intérieures de toute beauté en clair obscur dignes d' un Caravage. Porté par une actrice exceptionnelle et la musique d'Emile Sornin. On est vite "englouti" dans ce huit clos montagnard. Courez -y !
Vu en AVP au Max Linder, magnifique film, véritable expérience de cinéma : un appel au sens, on est pris dans le vertige de la montagne et celui de l’Histoire et des histoires qui fondent nos vies humaines.
Film vu en avant-première. Pour son premier film Louise Hémon s’intéresse à un récit assez particulier sur une communauté vivant reclus dans la montagne. Le film est plutôt réussi , le travail sur l’image avec cette patine visuel brumeuse est très réussi , le travail sur le son également.
On reprochera peut être au film quelques longueurs, mais c’est un premier long métrage très prometteur, qui créer une vision différente de ce que l’on a l’habitude de voir en salle.
Vu en avant-première au Cannebiere festival, ce film au décor enneigé et immaculé prend des allures mystiques dans un quotidien rudimentaire. Des plans magnifiques à la direction d’acteur•ices tres juste, ce long métrage nous engloutit au bon sens du terme !
Vu en avant-première lors de l'excellent festival Effervescences à Mâcon. Un film à la fois sensible et intelligent, qui donne parfaitement à ressentir la vie d'une communauté montagnarde au tournant des XIXe et XXe siècles. Natif du Briançonnais, j'ai encore connu dans les années 1970 des personnes qui vivaient ainsi. Il a fallu beaucoup de finesse à la jeune réalisatrice Louise Hémon pour comprendre et faire comprendre ce qu'a été la vie de ces hautes vallées. Un grand bravo !
Un premier film assez envoûtant qui transporte dans la vie isolée des montagnes, entre superstitions et routines quotidiennes. Si le récit ne convainc pas toujours, la musique obsédante crée une atmosphère hypnotique, renforçant le mystère et la beauté rude de cet univers oublié.
Si l'ambiance, la photographie très sombre des intérieurs peuvent dans un premier temps rappeler des sagas paysannes type "L'Arbre aux sabots" d'Ermanno Olmi on comprend assez rapidement qu'il s'agit ici de tout autre chose, que c'est le mythe de la sorcière qui sera évoqué, que "L'Engloutie" est celle qui est suspectée d'avoir englouti. Ce qui peut être reproché au film est précisément ce qui m'a plu : une certaine lenteur, une forme d'artificialité, des images où il faut parfois plus apercevoir que voir. Même si la dernière séquence est clairement de trop Louise Hémon signe là un film suffisamment singulier pour mériter d'être vu dès le 24 décembre, jour prévu de sa sortie.
NB : Il faut peut-être prendre mon avis avec quelques pincettes, mon amour pour Galatea Bellugi étant susceptible d'éroder mon objectivité.
Vu en avant-première au festival de Rieupeyroux en présence de la réalisatrice. Une belle découverte avec ce premier film singulier sur une institutrice qui arrive dans un hameau isolé en haute montagne pour dispenser son savoir à quelques enfants. Les maisons sombres, la blancheur des montagnes, les coutumes des habitants, la fin du siècle tout cela est montré superbement dans une histoire qui vire au conte mystique. Un beau film à découvrir.
Un premier film d'une immense beauté, une plongée immersive dans la vie d'un hameau perdu eau coeur de la montagne majestueuse. A la fois contemplatif, mystérieux et captivant. L'image est magnifique et j'ai adoré la bande son. On sent parfois la montagne trembler dans son corps, comme si on y était, et c'est assez fou. La réalisatrice manie l'art du subtil et du suggéré à tous les niveaux et offre au spectateur un espace de liberté et d'appropriation qui fait beaucoup de bien. Une oeuvre cinématographique unique à voir absolument!
Mention spéciale à l'actrice principale Galatéa Bellugi qui incarne à la perfection le personnage complexe et énigmatique d'Aimée!