10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 1 juin 2024
À la mort d'un proche, on peut renoncer à la succession, mais pas Ellias qui n'a pas le luxe de refuser ce très lourd héritage dont il n'a pas idée lorsqu'il retourne au Québec suite au décès de son père avec qui il était en froid. Six ans après le très bon "Jusqu’à la Garde", Xavier Legrand nous propose un nouveau film avec une tension omniprésente. À la suite d'un changement de ton très brutal, on assiste à une véritable descente aux enfers avec un personnage confronté à un dilemme moral. Plus le temps passe, plus c'est la merde pour lui. Une urgence qui accentue cette pression sur lui et justifie ses décisions irrationnelles. On peut parler de sa réaction, mais c'est justement cet état de panique qui fait voler en éclats tout discernement chez Ellias. Xavier Legrand joue avec nous autant qu'il aime torturer ce créateur de mode, et ce pour notre plus grand plaisir. C'est glauque, sadique et très stressant. Comme quoi, il n'y a pas forcément besoin de scènes de violence ou choquantes pour troubler le spectateur. Au final, "Le successeur" est un thriller psychologique captivant et haletant de bout en bout.
un film qui essaye de rentrer dans la catégorie des thrillers et qui ne le vaut pas. il ne tient pas la route. un huis clos cousu de fil blanc. alors qu’il avait toutes les possibilités pour s’en sortir ils n’engouffre dans l’horrible
Xavier Legrand a beaucoup de talent. "Jusqu'à la garde" avait époustouflé par sa maîtrise technique et la justesse de la mise-en-scène. Son nouveau film était donc attendu. La première scène, celle du défilé, est magnifique et semble annoncer de nouveau un grand film. Malheureusement, toute l'intrigue repose sur une scène totalement impossible. Lors de cette scène (totalement surprenante), le personnage principal réagit d'une façon incongrue. Certes, cela permet à Xavier Legrand de tirer le fil de son histoire jusqu'à la dernière scène afin d'évoquer le poids de la filiation mais il aura malheureusement perdu en chemin une grande partie des spectateurs qui continueront de se demander pourquoi son personnage a agi ainsi et n'a pas tout simplement préféré passer un coup de fil (ce que tout le monde aurait fait). C'est talentueux sur la forme mais bancale sur le fond. Dommage.
Long, incohérent, sans rythme, un foutage de gueule total, et je vais finir comme les autres critiques: appelles la police ! Ah non sinon ya plus de film, bref ridicule.
Déception importante pour ce film où le scénario ne sait pas trop par quel genre il pense amener le spectateur. C’est souvent ennuyeux et il décontenance en rapport aux réactions de ses personnages totalement dépourvus de logique. L’intérêt est franchement réduit.
Navet ordinaire ou pur nanar de compétition? Un scénario pas si mauvais au départ mais qui tombe dans le ravin des qu’il arrive au Québec, câline et tabarnak! De longs tunnels où il ne se passe rien à part les simagrées du héros qui surreagit abondamment. Du mauvais Stephen King. Rien à sauver, une bonne poutine pour s’en remettre.
Entre drame et thriller. Il faut attendre la fin pour comprendre ce qui se passe dans cette histoire. Tout au long du film, on ne comprend pas vraiment l'attitude du personnage principal qui vient enterrer son père au Québec. C'en est presqu' agaçant de le voir aussi incapable de réagir et d'assister à ses atermoiements. C'est parfois trop: le côté hypocondriaque, prostré, pleurnichard. Il y a une lourdeur, dans ces scènes, qui parfois tuent un peu l'intérêt du film (comme ces pleurs interminables pendant la cérémonie funéraire). Un bon jeu d'acteur (comme dans la scène de la découverte qui nous plonge dans l'horreur, ne sachant pas ce qu'il y a dans cette cave), et une bonne mise en scène pour cette histoire sombre et parfois haletante, avec cependant un peu trop de pathos. Heureusement, on ne nous a pas infligé les sous-titres habituels dès qu'un film québécois est à l'affiche. Ouf!
6 ans après son premier long-métrage, l'excellent thriller intimiste et psychologique «Jusqu'à la Garde», Xavier Legrand nous revient avec ce «Successeur», et devant lequel j'ai eu un ressenti quelque peu en dents de scie pour être sincère, alternant entre idées surprenantes et choix plus discutables.
S'ouvrant sur une séquence de défilé immersive et presque hypnotique, le film nous déroule l'histoire d'Ellias, célèbre couturier à la personnalité assez anxieuse, devant se rendre au Québec pour organiser les obsèques de son père, avec lequel il était en froid depuis pas mal de temps.
Un film qui, jusque-là, peut s'apparenter à pas mal de drames familiaux similaires, malgré une réalisation plus recherchée dans son ensemble. Tout suit son cours...jusqu'à cette bascule (dont je vais éviter de trop vous parler ici, histoire de garder intact l'effet de surprise). Et c'est justement cette bascule dans le thriller qui, à mes yeux, fait tout d'abord la force puis la faille de ce film.
Il y a cet effet de sidération, qui nous est très bien communiqué par l'interprétation du talentueux Marc-André Grondin (qui marque son retour dans le cinéma français, et ça fait plaisir) et nous place dans le même état que lui à ce moment-là. Et il y a ce qu'il se passe ensuite, et ces choix qui interrogent et me font sortir en partie du film : pourquoi vouloir continuer à cacher quelque chose comme ça et ne pas appeler la police une fois l'effet de sidération passé ? Pour protéger l'image d'un père qu'il ne porte plus dans son cœur depuis longtemps ? Ou lui-même, ce qui en ferait quelqu'un de très égoïste ?
Un second tiers qui pêche clairement à mes yeux, avec sa succession de mini-rebondissements un peu grotesques, comme si le réalisateur voulait à tout prix entretenir une tension à l'intérieur de cette maison paternelle, mais à laquelle j'avais beaucoup de mal à croire.
Et, alors que la fin commençait à approcher et que je commençais à perdre espoir que Legrand nous serve un second film qui marque autant que son premier, voilà que le cinéaste nous sort une révélation autour du meilleur ami du père (que je soupçonnais, mais pas du tout pour les bonnes raisons), et sans prévenir nous replonge dans le drame le plus pur et un second effet de sidération, décuplé cette fois-ci. Le genre de sidération devant lequel les mots ne suffisent plus et marque à jamais. Le genre de sidération qui ne pourra connaître que deux issues : la vérité ou la fuite. Parce que l'image qu'on se fait de quelqu'un ne correspond pas toujours à la réalité, qu'il s'agisse d'un montage de vieilles photos ou de la couverture d'un magazine.
Accompagné d'une mise en scène de bonne tenue (notamment une séquence circulaire assez ingénieuse), ce nouveau récit psychologique traite la question de l'héritage et de l'hérédité, mais peine à convaincre autant qu'il le devrait, la faute à certaines invraisemblances au cours du récit qui impactent forcément le reste du film. Une œuvre finalement plus convaincante dans son aspect dramatique que lorsqu'elle bascule dans le thriller en huis clos. 6-6,5/10.
L'insoutenable navet de l'année. Mal écrit, des plans inutiles, une intrigue sans intrigue, du glauque à la louche. Fuyez je suis sortie au bout d'une heure
Réussir un deuxième film est, dit-on, ce qu'il y a de plus compliqué. Cela doit l'être encore plus lorsque son premier (Jusqu'à la Garde, ici, en l'occurrence) a été porté aux nues et même récompensé du César du Meilleur Film en 2019.
Xavier Legrand a mis en place plusieurs stratégies pour alléger cette difficulté et faire en sorte que son nouveau long métrage ne souffre pas trop de la comparaison avec son prédécesseur. Tout d'abord, en se délocalisant et en s'appuyant sur un casting quasi exclusivement Québecois puis, même s'il poursuit ici sa réflexion sur la violence intra familiale, en évitant de l'aborder de nouveau sous un angle sociétal, comme dans Jusqu'à la Garde.
Pour autant, ce Successeur semble diviser depuis sa sortie et même provoquer des réactions épidermiques chez certains.
Une des raisons probables est que, plus qu'un drame, le film est une vraie tragédie et qu'il faut donc accepter de s'y plonger complètement pour en supporter les excès et certains choix scénaristiques dont notamment un qui divise plus particulièrement : une des décisions du personnage principal qui peut paraître invraisemblable, mais qui peut aussi s'expliquer et sans laquelle le film n'aurait pas la portée qu'il a. Ce dernier prend alors une autre dimension et nous permet de nous interroger sur la question de l'hérédité et sur la possibilité ou non de s'affranchir du poids de l'héritage familial.
Une chose est sûre, Xavier Legrand confirme son talent de metteur en scène. S'il nous avait laissé entrevoir son talent pour générer chez le spectateur angoisse et terreur dans le cadre d'une séquence finale, sidérante d'effroi, dans Jusqu'à la Garde, il parvient ici à nous faire sursauter et à instaurer une tension constante et éprouvante avec davantage d'efficacité que le raté Sleep, sorti le même jour, et pourtant film de genre.
Et rien que pour ça, mais aussi parce qu'il dépeint avec une belle intensité la descente aux enfers d'un homme (Marc-André Grondin, aux capacités lacrymales impressionnantes !), jusqu'à une fin inexorablement tragique, l'on peut dire que le test du deuxième film est totalement réussi !
Inoubliable, très grand film audacieux, risqué, maîtrisé ! Après plusieurs mois la sensation reste intact c’est du grand cinéma ! Dommage que le film n’ait pas été reçu à sa juste valeur !
Entre toutes les belles émotions positives liées à l’atmosphère artistique intello d’avant-garde d’une grande maison de couture parisienne et la campagne canadienne de naissance où un brillant nouveau créateur de mode est né figure un gigantesque, obscur, étrange et progressivement effrayant espace particulièrement perturbant et négatif. Est-ce que l’artiste en réchappera ? Mystère et boule gomme! Il faut voir le film…Le scénario, la mise en scène et tous les acteurs sont vraiment excellents.
Prouesse 1 du réalisateur : pendant les 45 premières minutes, on se demande inexorablement ce qui se trame (alors que tout semble normal). Prouesse 2 : rendre agaçant ce voisin ami du père décédé en se demandant comment se dépêtrer de cet être collant au possible Prouesse 3 : nous faire oublier que la réaction du fils est totalement improbable, au profit d'une angoisse extrême devant la tournure des événements. GRONDIN est extraordinaire de perplexité désespérée. Le prologue du défilé de mode est un teasing virtuose pour installer notre "héros". L'épilogue est autant éprouvant devant la détresse incommensurable de notre prince de la haute couture! Un thriller que vous n'oublierez pas!
Ellias Barnès (Marc-André Grondin) est la star montante de la haute couture parisienne. Ce jeune Québécois a coupé tous les ponts avec ses origines. Mais son passé se rappelle à lui quand on lui apprend le décès de son père. Il doit rentrer à Montréal pour organiser ses obsèques et vider sa maison. Il n’imaginait pas ce qu’il allait y découvrir.
Après "Jusqu’à la garde", un drame étouffant sur les violences domestiques, couvert de prix (César 2018 du meilleur film et de la meilleure actrice pour Léa Drucker), plébiscité par le public (378.000 entrées), il a fallu attendre six ans le deuxième long métrage de Xavier Legrand. Il nous prend à contre-pied, par son sujet et plus encore par son cadre : Xavier Legrand a traversé l’Atlantique pour tourner au Canada avec des acteurs québécois, tels que Marc-André Grondin ("C.R.A.Z.Y.", "Le Premier Jour du reste de ta vie"…) et Yves Jacques ("Laurence Anyway", "Les Invasions barbares"…), qui nous sont familiers pour les avoir vus souvent à l’écran tout en restant délicieusement exotiques avec leur accent.
Je suis allé voir "Le Successeur" sans en rien savoir. Et c’était fort bien ainsi. J’en dirai donc le moins possible, sinon que j’imaginais à son titre que Ellias serait amené, à la mort de son père, à prendre sa succession à la tête d’une entreprise mafieuse. Je me trompais du tout au tout.
"Le Successeur" est un thriller oppressant dont l’action se déroule en l’espace de deux journées à peine. Il suit pas à pas Ellias – dont on apprendra qu’il a changé de prénom en changeant de vie et en quittant le Québec – depuis son atterrissage à Montréal jusqu’à la crémation de son père, dans chacune des démarches obligées que l’organisation de ses funérailles appelle. Les actes anodins – passer aux pompes funèbres, récupérer les clés de la voiture de son père, celles de sa maison… – qu’effectue Ellias dans le brouillard du jetlag sont brutalement interrompus par une découverte stupéfiante.
Rajouté à cela, avant que j’en dise trop, que le film se termine sur une révélation tout aussi stupéfiante, "Le Successeur" m’aura cloué à mon siège. Que demander de plus ?
Film grotesque et détestable. Comment le réalisateur de jusqu'à la garde a t il pu commettre ce film!! Lâ où son film précédent nous prenait à la gorge en dénonçant brillamment l'emprise et les violences conjugales , ici on n'a droit qu'à un petit jeu ridicule et sans aucun sens profond. Le film déroule son scénario nauséabond juste pour s'amuser avec un genre. Mais attention sans aucun humour ou recul! Le film est tout en premier degré ! Les personnages n'ont aucune profondeur, l'histoire est téléphonée et sordide, le tout vire malgré lui au grostesque ce qui impardonnable au vu du sujet. Les spectateurs riaient même aux moments cruciaux , ce qui est un comble étant donné , SPOILER ,
Qu'il s'agit de violences faites à une jeune fille. Séquestrée !!! Le film ne rime à rien, ne dénonce rien, ne s'intéresse à aucun de ses personnages, il n'y a pas de suspense car on s'attend à tout même au ridicule. Seule la première scène avec le défilé est belle et stylée. À FUIR.