Qui dit fin d'année dit l'heure des rattrapages de cette si belle année ciné 2024 avec un film que j'avais malheureusement loupé en salle, au moment de sa sortie Le Successeur de Xavier Legrand.
Tout d'abord, comme toujours, j'essaie d'en savoir le moins avant de regarder un film, je m'attendais à quelque chose qui va s'intéresser directement au monde de la mode et de la création. Une sorte d'histoire de succession pour une boîte de mode mais alors là je ne m'attendais pas à ce genre de succession, donc une première surprise.
Le premier plan du film nous fait déjà comprendre que nous allons passer quasiment deux heures dans la tête de ce jeune Elias, nouveau directeur artistique. Une tête qui va bien surchauffer durant toute l'histoire. L'ambiance est assez bonne enfant jusqu'à arrive le premier point déclencheur, spoiler: la mort du père d'Elias. Ce dernier avait peu d'attache avec son père, il ne se voyait plus depuis un certain temps. C'est à partir de ce moment-ci que le film commence à prendre une autre tournure, l'angoisse monte petit à petit tout comme le stress et la tension. Ces moments où les personnages mettent du temps à trouver la bonne clé pour la bonne serrure, ça devient presque irrespirable des fois, ça ne fait que monter la sauce.
Le film réserve son lot de secrets amplifié par les nombreux hors champs où le spectateur doit user de son imaginaire. C'est un film bien tortureux !
Les rebondissements arrivent, au fur et mesure, chacun mis en scène brillamment spoiler: que ça soit la découverte du sous-sol, qui m'a fait penser à un instant à celui de Parasite même s'il n'a pas la même fonction. La séquence de l'enterrement c'est le climax de toute cette angoisse, c'est le moment où toutes les émotions se relâchent pour nous offrir une des scènes les plus glaçantes de l'année, je n'écouterai plus "l'oiseau" de Michel Fugain de la même manière.
Puis, bon que dire de ce plan final énigmatique spoiler: où d'une part cela se joue au niveau sonore, où part Elias (ou Sebastien de son vrai nom) ? Que fait-il ? Tandis qu'à l'image apparaît cette fameuse une de couverture qui aura servi de fil rouge durant tout le récit avec pour titre “Barnès, le successeur“, à jamais son nom sera associer à celui de son père ce qu'il ne veut plus surtout après tout ce qu'il a découvert. Ce qui rajoute quelque chose d'encore plus terrifiant c'est cet écran qui s'éteint juste au moment où Elias semble franchir une barrière, pour un possible suicide ? Et donc cet écran noir symboliserait sa mort ?
L'acteur principal est merveilleux, on ressent que son esprit est torturé et toute la pression qu'il subit par le nouveau rôle qui va jouer au sein de cette maison de mode. J'ai davantage l'impression que ce film traduit la pression, l'anxiété qu'une telle responsabilité peut imposer. Comment succéder à quelqu'un ? Comment réussir à écrire son style, son nom dans l'Histoire ? Il y a aussi quelque chose que j'ai trouvé intéressant, je ne sais pas si ce sont les réglages de la TV qui me donnait cette impression mais il me semblait que l'image était parfois surexposée quand Elias apparaît à l'écran, peut-être, un moyen d'exprimer cette surexposition médiatique.
J’ai bien aimé ce film. L’histoire est bien ficelée et originale. Excellente interprétation de Marc André Grondin. Seul bémol : les pleurs interminables du héros pendant les obsèques.
Une grande déception. Le scénario est indigent, l'interprétation outrée et tout est invraisemblable dans ce pseudo thriller psychologique. On veut nous faire prendre la vacuité pour du génie !
Un thriller glaçant au final terrifiant. L'ensemble manque néanmoins de souflle, les acteurs ne parvenant pas toujours pas soutenir un scénario à l'écriture inconstante. C'est regrettable.
Le Successeur est un bon film ! Il signe le retour de Xavier Legrand depuis « Jusqu’à la garde » que j’avais beaucoup apprécié. Ici on suit un directeur artistique de mode qui retourne au Québec pour s’occuper des funérailles de son père avec qui il n’avait plus contact, et va découvrir des choses étranges sur sa vie. Au final, ce qui a fait le plus défaut au film pour moi est ce que j’en avais entendu. Je m’attendais à un thriller psychologique qui nous retourne complètement la tête mais au final, on est plus face a un drame avec une révélation choquante avec une ambiance très lourde, qui n’est pas si éloignée de « Jusqu’à la garde ». Ça m’a donc beaucoup moins chamboulé que ce à quoi je m’attendais mais le scénario du film reste captivant et l’interprétation de l’acteur principal excellente aussi. Un bon film, je recommande !
Contrairement à certaines critiques que j'ai pu lire, le scénario de ce thriller psychologique est très loin d'être invraissemblable. Les décisions que prend le héros sont facilement explicables par sa situation sociale ascendante : le jeune directeur artistique d'une célèbre maison de couture, sujet à des crises d'angoisse, veut sauver sa réputation jusqu'à commettre l'irréparable. Balançant entre fragilité et froideur, il nous entraîne avec lui jusqu'au bout de son voyage macabre. Ce n'est pas un grand film car il ne dépasse pas son sujet, mais c'est un bon film de genre.
Alors qu'il se rend aux obsèques de son père, un jeune homme fait une bien surprenante découverte... Le meilleur ami de son père le soutient dans l'épreuve. Un excellent thriller dont l'ultime rebondissement est radical.
Un film dérangeant, marquant. A la fois hyper réaliste, tragique et absurde.il à de subites ruptures de ton qui nuit a sa crédibilité mais il est profondément dérangeant, il contient en son centre une des scènes les plus incroyable et effrayante jamais vus, du moins pour moi, peu friand du genre horreur. J'ai été cueilli et avais l'impression de voir quelque chose de bien réel. Xavier Legrand a du talent mais on peut s'interroger sur sa vision de l'humanité. Son film est d'un pessimisme sans fonds.
LA VIE DE MON PERE. Quand tu entames la cave à vin de ton père sans son consentement. Obscur défilé, héritage de culpabilité, de podium, d'enfermement et de conséquences. Une transmission violente et piègeuse. Elisabeth Fritzl n'a pas aimé.
Perturbant par son changement générique ainsi que par la réaction malsaine du héros face à l'héritage paternel, ce drame instaure une atmosphère singulière entre humour noir, étude de moeurs cruelle et rapports familiaux distordus que la bande-son faussement légère recouvre de façon surprenante. Saisissant, Marc-André Grondin offre une densité enduite de secrets ou de non-dits à son héros, intriguant lors de la première révélation qui fait basculer le récit dans une autre dynamique et des enjeux inattendus, puis absolument bouleversant lors de la seconde dont le cynisme brutal incarne l'inhumanité absolue d'un mal insidieux par sa proximité insoupçonnable. Une audace déroutante mais marquante!
Pour son second long-métrage sorti en 2023 (après le fameux « Jusqu'à la garde »), le réalisateur français Xavier Legrand propose une nouvelle variation sur la violence patriarcale. A la suite du décès brutal de son père, un fils rentre chez lui pour régler les droits de succession. D’un drame familial classique, le cinéaste transforme son histoire (à l’aide d’une ineptie scénaristique déconcertante) en thriller psychologique complétement haletant. En effet, malgré quelques scènes répétitives, ce film dégage une vraie tension difficile à canaliser tant les pistes se multiplient. Bref, une tragédie complexe dans laquelle tout est analysé avec une apparente simplicité.
Tout ça pour ça…. Et moi qui avait adoré « jusqu’à la garde », qui m attendais à du lourd… même lent, même hypnotique, même imparfait, même un peu invraisemblable, mais du lourd, du sordide, du dérangeant, (un peu comme dans « les chambres rouges »). Eh bien non, rien. Une ambiance froide, de bons acteurs, beaucoup beaucoup de pleurs, mais un peu plus d’ambition dans le scénario n’aurait pas été de refus… En plus, le peu qu on a n est pas vraiment exploité : pourquoi Élias et son père étaient ils fâchés ? Pourquoi ce lien invisible a travers le cœur et la santé ? Élias s était il douté de quelque chose ? Pourquoi travaille t il dans la mode ? Qu est ce que cela nous dit de lui ? Bref, je suis passée à côté.