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Math719
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4,0
Publiée le 4 mars 2024
Un thriller haletant plutôt génial ! On est plongé dans un suspens et une angoisse quasi toujours présente, c’est tout simplement un film prenant. La façon de tourner le film, les prises de vue caméra fixe bougeant légèrement comme pour constater de la scène permet au spectateur d’être vraiment dedans, et de se poser mille et une questions ! On imagine souvent des choses, par rapport notamment au voisins.. et on se fait aussi son propre film.. Un très bon thriller !
Le film commence comme dans un tourbillon avec un défilé de mode rythmé puis nous entraîne dans un Québec beaucoup plus "froid". Le film est bien rythmé on sent monter l angoisse du personnage principal qui est très bien joué par Marc-André Grondin.. on est tenu en haleine jusqu'à la fin j ai passe un très bon moment
Très bon film à suspense qui laisse le spectateur dans l'interrogation. Y a-t-il une ou plusieurs hypothèses?spoiler: Ce père mort que le fils n'a pas vu depuis des années était-il un assassin ayant gardé dans sa cave une jeune femme dite décédée qui n'est d'autre que la fille du meilleur ami du père?
Poignant du début à la fin. Le suspense tient au jeu d’acteurs et à cette intrigue qui, par le biais de la maladie, nous conduit vers un tout autre héritage
Un thriller psychologique signé Xavier Legrand, plusieurs années après son précédent long métrage Jusqu’à la Garde, il revient sur ce qui avait fait le succès de son précédent film, la tension et la psychologie.
Ellias, styliste dans une maison de haute couture française, incarne le future de la profession. Un jour il reçoit un appel pour lui annoncer le décès de son père qu’il n’a plus vu depuis son enfance. Obligé de retourner au Canada, son pays d’origine, afin de régler les affaires de successions, il va faire face à un événement inattendu…
Xavier Legrand, nous questionne à propos de la notion d’héritage. Dès le début du film, lorsqu’une journaliste, annonce à Ellias, qu’il est le futur du monde de la mode, suite au décès d’un célèbre styliste. Également dans la maison qui lui est léguée (je vous laisse voir le film pour comprendre ce qui est particulier dans son héritage). Un jeu autour de la signification d'héritage construit le film et la descente aux enfers d'Ellias.
On ne peut pas retirer à Xavier Legrand qu’il fait preuve d’une grande agilité dans sa mise en scène, où il accorde une place importante au hors-champ et au son, nous ne sommes pas obligés de voir pour savoir. Le cinéaste arrive à nous laisser notre espace de pensée, il n’y a pas qu’une seule façon de comprendre et de voir ce qu’il se passe… Cette mise en scène nous laisse en tension durant toute la seconde partie du film. Avec la belle performance de Marc-André grondin dans le rôle du fils perdu parce qu’il lui est légué, nous l’accompagnons dans sa chute psychologique poignante. Hélas, cette tension constante fait parfois de l’ombre au film en lui-même.
Cependant, les nombreuses décisions parfois incohérentes entachent l’œuvre, et font que l’on se méfie du scénario et de tout ce qui s’y passe, nous sommes sur la réserve durant toute la deuxième partie du film, et ce jusqu'à la fin.
Le film peut également nous rappeler par moments un film coréen peu connu: Parasite de Bong Joon Ho. Les thématiques, symboles (parfois les mêmes), spoiler: la cave et son lot de surprise , tous ces éléments n'ont pas pu m'empêcher de penser à Parasite à la fin de la projection.
Entre départs avant la fin du film et spectateurs ébahis une fois la séance terminée, cette séance est tout aussi partagée que mon avis sur le film. En effet, malgré l’aspect technique très réussi, les incohérences collent à la peau du scénario et gâchent ce film. Cependant, si on s’en détache, l’œuvre est très réussie, mais impossible de se dire autre chose durant le film que « pourquoi ? ». Comme il est possible de comprendre, il m’est impossible de me faire un avis précis sur le film.
Sept ans plus tôt, Jusqu’à la garde nous avait scotché au fin fond de notre siège pour sa maîtrise de la tension et à la force d’un cadrage millimétré. Ce premier long-métrage de Xavier Legrand ne pouvait pas mieux lancer le cinéaste dans une carrière qui lui reste à dessiner. Comment enchaîner après tel succès ? Comment gérer une telle pression ? Le successeur semble tout indiqué pour y répondre et avec beaucoup d’audace. Nul besoin d’attendre plus longtemps pour que l’on se jette vers ce nouveau récit, d’une noirceur qui n’a d’égal que sa fureur.
Ouverture en rythme et haut en couleur, nous sommes rapidement plongés dans un défilé de mode, dont le parcours en spirale est significatif. Cette débauche promotionnelle justifie toutefois le sacre à venir d’Ellias Barnès (Marc-André Grondin), dont les créations sont à destination de la gent féminine. En cet instant, Legrand prend la peine de tourner sa caméra sur la superficialité de cette grande exhibition, redondante mais particulièrement envoûtante. Pourtant, la suite du programme est imprévisible pour le couturier. Bien qu’il sente un rapprochement entre sa douleur à la poitrine et le décès inattendu de son père, il va peu à peu découvrir la trajectoire cyclique et tragique dans lequel il se trouve.
Ayant coupé les ponts avec son dernier parent vivant, Ellias est amené à suspendre ses projets professionnels pour remettre de l’ordre dans sa vie privée. Pressé d’en finir avec les paperasses administratives et les obligations cérémoniales, il ausculte la maison familiale pour remballer ses souvenirs indésirables, une fois pour toutes. Mais dans ces longues années d’absence, son père a vécu auprès de personnes qui le considèrent et qui l’aimaient comme un frère. C’est notamment le cas lorsque Dominique (Yves Jacques) débarque sur son palier pour présenter ses condoléances. Mais Ellias ne veut pas les accepter et ne pourra pas digérer plus longtemps ce genre d’affection qui le dépasse car, entre ces murs, il découvre que le paternel ne vivait pas religieusement d’air pur et d’eau fraîche, tel l’oiseau de Michel Fugain. Bien au contraire, les masques tombent et les coutures sautent les unes après les autres. L’attaque cardiaque qu’il a eu quelques jours plus tôt est donc peut-être le signe d’une connexion profonde avec le mal.
Toute l’écriture se joue sur ce mode opératoire, sur le fait qu’il existe une porte fermée en chacun des hommes. Ce qu’elle renferme, c’est évidemment la violence, que l’on peut exprimer par bien des manières et que l’on ne peut pas éternellement refouler ou dissimuler. Et ce qu’il y a derrière cette porte devrait-il également appartenir à Ellias ? Doit-il nécessairement en être le successeur ? Xavier Legrand déroule-là un testament du patriarcat comme on en voit rarement. En prenant soin de nous promener dans cette maison, sorte de labyrinthe mental du protagoniste, il se permet également de jongler avec plusieurs genres et plusieurs nuances de langage, afin de remonter une potentielle piste tragique, dont le héros ne pourra se défaire.
Bon autant le dire le film est un peu tarabiscoté et pas facile à suivre ,je ne m'attendais pas à ça du tout ,mais il y a quand même un brin d'originalité et d'inattendu et surtout Marc André Grondin qui porte le film sur ses épaules à lui tout seul
j'ai adoré. ça fait longtemps que je n'avais pas eu un choc comme ça au cinéma. c'est vraiment le genre de film qu'il faut voir sans rien savoir. Pierre-André grondin est un grand acteur. Gilles Legrand un grand réalisateur. et le successeur un très grand film. nous ne sommes qu'au début de l'année et j'ai déjà l'un de mes grands films préférés de 2023
6 ans après le brillant "Jusqu'à la Garde", Xavier Legrand revient avec un véritable chef d'œuvre. Le Successeur est un thriller totalement fou qui prend aux tripes et vient nous questionner au plus profond de notre humanité. Le mieux est d'en savoir le moins possible sur le film afin de se laisser porter et surprendre. Ce que l'on peut en dire c'est que son scénario est absolument formidable déroutant, que sa mise en scène parfaitement maitrisée et que le jeu des acteurs nous transperce le cœur. Un film à voir absolument.
Hormis la séquence d’ouverture mémorable, Le Successeur débute mollement. Les réunions d'entreprise sont inintéressantes, le personnage principal est plat et la réalisation timide.
Mais ce premier quart laisse ensuite place à un thriller haletant. spoiler: Alors que l'on comprend que le héros hérite de la maison de son père, avec qui il était en froid depuis des années, il découvre qu'une femme est séquestrée dans la cave. Force est de reconnaître que l'effet de surprise, lorsque l'on entend les cris, est au rendez-vous ! Marc-André Grondin interprète l'effroi avec une intensité rarement observée au cinéma. La crise d'asthme accompagnant l'horreur de la séquence ne fait que renforcer l'épouvante.
Le choix de ne pas prévenir la police, autant motivé par l'irrationalité de la peur que le désir de ne pas salir une carrière dans la mode, le place en digne héritier non plus de la maison, mais du crime et de la violence orchestrés par son père.
La seconde partie du film passe le cap de l'abominable pour se pencher sur le ressenti. Le choix est pertinent, car il maintient la puissance brute des émotions, mais il s’appesantit trop sur la scène de l'enterrement.
Malgré un bon générique et un bon jeu des acteurs le scénario est un peu minimaliste et le film rempli de longueurs.... dommage....mais j'aime toujours les films à tonalité Québécoise....
J'ai détesté. Film d'une violence inouïe et qui ne marquera pas l'histoire du cinéma. La seule performance est le jeu d'acteur à la fin lorsqu'il pleur, mais cela ne vient pas relever le film.