Le Successeur
Note moyenne
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179 critiques spectateurs

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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2024
Xavier Legrand choisit d’adapter librement un roman que je ne connais pas, « L’ascendant » d’Alexandre Postel. Impossible pour moi donc de juger l’adaptation en tant que telle. Je retrouve dans « Le Successeur » ce qui m’avait particulièrement marqué dans son premier film : le soin apporté au son et au hors champs. Il y a de la musique dans « Le Successeur », mais seulement dans les scènes sans enjeux, sans suspens. Ces scènes là sont écrasantes de bruits ou bien au contraire écrasantes de silence. Et puis, il se passe beaucoup de choses hors-champs de la caméra, et des choses capitales. En fait, c’est comme si ce qui était crucial dans le film n’était jamais montré frontalement : spoiler: la découverte du « secret » paternel, la scène de nuit dans les bois, ou alors la toute fin, qui n’a pas finit de faire parler.
C’est une manière simple mais redoutable pour créer la tension. Et de la tension, il y en a beaucoup dans ce film qui plonge le spectateur dans une malaise grandissant avec comme point d’orgue spoiler: une séance de projection de photographies (pendant les funérailles)
qui vous met le dernier uppercut. Après cette scène, le spectateur un peu anesthésié avale les toutes dernières scènes, comme on boit un calice, c'est-à-dire jusqu’à la lie. La dernière image nous offre une fin en forme e point d’interrogation, uniquement interprétable par le son, et qu’on peut comprendre comme on veut, ou plutôt comme on peut. Il y a de jolis plans, de beaux travelling, des transitions soignées, tout cela est fait avec application et confirme tout le bien que je pense de Xavier Legrand. Mention spéciale à son générique de début, un défilé de mode sous forme de spirale spoiler: (la spirale, c’est ce qui va happer le personnage,
c’est malin que ce soit la toute première image) avec des mannequins maigres et blafardes, visages fermés et démarches saccadées, c’est presque hypnotique. Le personnage principal, sur lequel tout le film repose, est presque une petite caricature de créateur de mode : crane rasé, boucles d’oreilles, quasiment toujours habillé de noir comme une sorte d’uniforme, c’est Marc-André Grondin qui lui donne corps. Ce rôle est maigre en dialogue, il passe beaucoup de son temps mutique les sourcils froncés, écrasé par la succession de ce père à qui il ne parlait plus. spoiler: Déjà sujet aux crises d’asthmes et aux crises d’angoisses, Elias aura l’occasion de pleurer, de suffoquer, de sangloter, et de paniquer.
Et autant il parle peu et bas, autant quand il pleure il est assourdissant. C’est un rôle difficile que Mars-André Grondin tient. On peut peut-être trouver qu’il a le chagrin un peu trop expressif, mais la réalité c’est que personne, mais alors personne n’a envie de se retrouver dans sa position. Qui peut savoir comment nous tiendrions nos nerfs dans une situation comme la sienne ? A ses côtés, Yves Jacques incarne fort bien un ami du père d’Elias, que l’on trouve envahissant et pénible (du point de vue d’Elias), alors qu’à bien y réfléchir c’est un homme qui se comporte normalement. Mais la normalité, elle a volé en éclat lorsqu’Elias, en rangeant la maison paternelle, spoiler: découvre qui était réellement son père. Ce coup de théâtre n’en n’est pas réellement un dans le sens où on devine, plus ou moins, ce dont il est question : qui trouve normal de maintenir fermé à clef (et la clef dans un trousseau à part) un cellier à l’intérieur d’une maison, franchement ? Pas besoin d’avoir vu et lu beaucoup de polar pour voir arriver l’inéluctable, avec effarement.
A partir de ce moment clef (sans jeu de mot), le film bascule de la chronique familiale au thriller pur sucre. spoiler: Elias prends une mauvaise décision qui en entraine fatalement une autre puis une autre, et scelle son destin
. Il n’est pas évident de comprendre ce personnage à partir de là, car on ne sait pas ce qui motive réellement ses actes : la peur certainement, mais la peur de « qui », la peur de « quoi » ? spoiler: Le film tends à dire qu’Elias est comptable des actes de son pères, qu’il est « obligés » à sa succession, presque que l’hérédité le force à achever ce que son père à commencer. Or il n’y a rien de plus faux que cela !
C’est un peu l’incompréhension de ce personnage qui me perturbe. A moins qu’il n’ait été conduit à faire ce qu’il fait par peur de perdre sa toute nouvelles célébrité, auquel cas je comprends mieux son attitude, spoiler: qui reste malgré tout difficilement pardonnable
. « Le Successeur » est un film oppressant qui ne laisse pas indifférent, c’est un film qui laisse le spectateur sur une sensation très ambivalente et inconfortable. Si c’était le but recherché par Xavier Legrand, alors c’est parfaitement réussi.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2024
5 étoiles pour ce film. Excellent, on se demande où va nous emmener l’histoire et on se prend une première claque au vu de l’intrigue et une deuxième claque à la fin . Des rebondissements parfaitement mis en scène! Sublime film! À ne pas rater !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2024
Déception importante pour ce film où le scénario ne sait pas trop par quel genre il pense amener le spectateur.
C’est souvent ennuyeux et il décontenance en rapport aux réactions de ses personnages totalement dépourvus de logique.
L’intérêt est franchement réduit.
Salle très obscure
Salle très obscure

10 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Excellente dernière heure de film.
L'intrigue, l'intensité,le dénouement c'est très bon.
La première partie ne semble rien apporter....le film aurait été merveilleux si le début avait eu la même intensité que la fin .
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2024
A vu "Le successeur" le deuxième film du réalisateur Xavier Legrand qui avait signé le redoutable et indispensable "Jusqu'à la garde". Sans aucun doute possible Legrand est un très grand metteur en scène. Il propose de vraies trouvailles cinématographiques, maitrise l'ellipse et le montage avec brio, sa caméra et son sens du cadre racontent toujours plus que les mots. Elias Barnès est le nouveau Directeur Artistique d'une grande maison de haute couture parisienne. Il se rend à Montréal où son père qui vient de décéder vivait. Il y a plus de 20 ans qu'ils ne se sont pas vus. Le fils prodige doit régler la succession de cet homme inconnu. Elias est dans l'angoisse d'avoir hérité des fragilités cardiaques paternelles, voir bien plus... La scène d'ouverture est un défilé de mode filmé en plongé sur une musique métronomique. Le placement des spectateurs évoque une étrange spirale, symbole que l'on retrouvera à plusieurs reprises dans le film sous forme architecturale, rotation de caméra et scénaristique. Tout de suite le spectateur est projeté dans une atmosphère pesante où le moindre geste, la moindre réplique, le moindre mouvement de caméra a du sens. L'histoire est très inattendue et puissante. Hélas, le scénario s'embourbe à cause de nombreuses invraisemblances au milieu du film pendant une vingtaine de minutes. Le dernier quart du long métrage retrouve la puissance et la maitrise du commencement. Ces facilités de scénario sont inexplicables sachant que Xavier Legrand est souvent très précis et juste à propos de la psychologie de ses personnages, il sait très bien doser les zones d'ombres et les mises en lumières des affects, sauf au coeur de ce film où les agissement du personnage principal sont injustifiables. Marc-André Grondin est excellent dans le rôle d'Elias et sa palette interprétative passe de la plus grande joie à l'abattement avec subtilité. Yves Jacques déploie sa partition inattendue avec magnétisme et discrétion. La photographie est magnifique et Xavier Legrand utile la musique avec parcimonie et souvent choisi le réel silence, là où tout autre réalisateur noierait les oreilles du spectateur sous une partition redondante et invasive. Malgré toutes ses immenses qualités "Le successeur" reste un très grand film loupé à voir.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Magnifique drame de Xavier Legrand, qui plonge Ellias Barnès ( Marc André Grondin ) dans 2 ambiances diamétralement opposées. D'ailleurs, on en parle rarement, l'affiche est sidérante d'expression. La spirale sur la tête s'inspirant du défilé jubilatoire du début du film, avec encore l'opposition de couleur, un jaune intense avec un noir "mode" pas sans rappeler un certain "K L", dans un superbe défilé à la mise en scène artistique parfaite. Son look déjà sombre dans la reprise de l'entreprise de Haute Couture, et ses craintes d'une hérédité cause d'ennuis cardiaques, va littéralement passer un noir intense dans la découverte des secrets de son père disparu au Québec, d'un A.V.C., et de son quotidien glacial. Nous sommes embarqués dans une bascule soudaine, proche de l'horreur après l'incompréhension..... Bravo à X Legrand qui brosse un portrait du père disparu, sans avoir besoin de le voir, par les yeux d' Ellias, et les images subtiles de l'intérieur inquiétant de cette maison... La tension qui agite notre personnage principal est superbement rendue. Digne d'un thriller des plus affutés, cette réalisation est bouleversante, à l'intrigue extrêmement bien ficelée. Film déroutant, c'est ce qu'on aime aussi au grand écran.....!!**
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2024
Ellias Barnès (Marc-André Grondin) est la star montante de la haute couture parisienne. Ce jeune Québécois a coupé tous les ponts avec ses origines. Mais son passé se rappelle à lui quand on lui apprend le décès de son père. Il doit rentrer à Montréal pour organiser ses obsèques et vider sa maison. Il n’imaginait pas ce qu’il allait y découvrir.

Après "Jusqu’à la garde", un drame étouffant sur les violences domestiques, couvert de prix (César 2018 du meilleur film et de la meilleure actrice pour Léa Drucker), plébiscité par le public (378.000 entrées), il a fallu attendre six ans le deuxième long métrage de Xavier Legrand. Il nous prend à contre-pied, par son sujet et plus encore par son cadre : Xavier Legrand a traversé l’Atlantique pour tourner au Canada avec des acteurs québécois, tels que Marc-André Grondin ("C.R.A.Z.Y.", "Le Premier Jour du reste de ta vie"…) et Yves Jacques ("Laurence Anyway", "Les Invasions barbares"…), qui nous sont familiers pour les avoir vus souvent à l’écran tout en restant délicieusement exotiques avec leur accent.

Je suis allé voir "Le Successeur" sans en rien savoir. Et c’était fort bien ainsi. J’en dirai donc le moins possible, sinon que j’imaginais à son titre que Ellias serait amené, à la mort de son père, à prendre sa succession à la tête d’une entreprise mafieuse. Je me trompais du tout au tout.

"Le Successeur" est un thriller oppressant dont l’action se déroule en l’espace de deux journées à peine. Il suit pas à pas Ellias – dont on apprendra qu’il a changé de prénom en changeant de vie et en quittant le Québec – depuis son atterrissage à Montréal jusqu’à la crémation de son père, dans chacune des démarches obligées que l’organisation de ses funérailles appelle. Les actes anodins – passer aux pompes funèbres, récupérer les clés de la voiture de son père, celles de sa maison… – qu’effectue Ellias dans le brouillard du jetlag sont brutalement interrompus par une découverte stupéfiante.

Rajouté à cela, avant que j’en dise trop, que le film se termine sur une révélation tout aussi stupéfiante, "Le Successeur" m’aura cloué à mon siège. Que demander de plus ?
Paulin S.
Paulin S.

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Legrand nous offre en drame asphyxiant qui s'inscrit dans la continuité de jusqu'à la garde.
Dans un registre différent certes, mais il parvient comme dans son précédent long-métrage à étouffer ses personnages et par extension à nous étouffer en tant que spectateur.
Le scénario prend aux tripes, et l'on en vient à ressentir horreur et fascination sur cette histoire glaçante.
Le film a une rythmique efficace, et il parvient à nous surprendre jusqu'au bout. Marc-André Gondrin est extrêmement convaincant dans ce rôle de couturier sous ventoline, il touche juste.
Le grand bémol du film se trouve dans l'imagerie et la composition. Les cadrages sont timides et plutôt plats. J'en attendais plus après jusqu'à la garde. Hormis les scènes marquantes du scénario le remplissage adjacent nous offre des scènes en champs-contre champs bien ennuyeuses et sans plus value esthétiquement parlant.
Jacques Renoud
Jacques Renoud

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 février 2024
Depuis bien longtemps je n'avais pas quitté une salle avant la fin d'un film.... mais là je n'ai pas tenu : longueurs, invraisemblances, situations dont le seul objectif est de vous faire sursauter de peur, en un mot on y croit pas une minute ! Film sans intérêt pour moi
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Avec ce thriller toxique Xavier Legrand rentre dans notre tête pour y semer l’angoisse, le doute, la terreur, … Scénario déroutant, réalisation chirurgicale, acteur principal intense, c’est du haut niveau de cinéma.
mec17e
mec17e

21 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2024
beaucoup d'invraissemblances, des longueurs longues longues longues...
quelques étoiles pour les acteurs attachants et le Québec.
Elise Bouliane
Elise Bouliane

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2024
Trop, trop, trop.
Trop prévisible
Trop exagéré
Trop noir
Le jeu des acteurs est juste ok. On dirait une mauvaise version d'un film de Stephen King
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 février 2024
Navet ordinaire ou pur nanar de compétition?
Un scénario pas si mauvais au départ mais qui tombe dans le ravin des qu’il arrive au Québec, câline et tabarnak! De longs tunnels où il ne se passe rien à part les simagrées du héros qui surreagit abondamment. Du mauvais Stephen King. Rien à sauver, une bonne poutine pour s’en remettre.
Géraldine Sd
Géraldine Sd

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2024
pas mal mais sans plus... quelque bonnes scenes et le fond de l histoire etait interessante mais le scenario est trop invraisemblable et cousu de grosses ficelles. au final un film oubliable
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 février 2024
un film qui essaye de rentrer dans la catégorie des thrillers et qui ne le vaut pas. il ne tient pas la route. un huis clos cousu de fil blanc. alors qu’il avait toutes les possibilités pour s’en sortir ils n’engouffre dans l’horrible
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