film assez terrifiant quand on y réfléchit. Manichéen et donneur de leçons, il oppose des personnages diversement racialisés et forcément magnifiques à des français de souche détestables (la directrice, le collègue, les parents d'Adien). Au final un film de propagande qui ressemble à certains clips gouvernementaux et accentue les clivages qu'il veut dénoncer. Et pourtant il y a cette séquence au salon de coiffure, hilarante, qui aurait dû être le moteur du film.
"Ici et Là-bas" promet une plongée captivante dans les enjeux de l'identité française, portée par Ahmed Sylla et Hakim Jemili sous la direction attentive de Ludovic Bernard. Cette comédie aborde avec subtilité le délicat équilibre entre l'attachement à la France et les obstacles liés aux préjugés sociétaux.
À travers le prisme d'un homme talentueux contraint de dissimuler son identité pour être pris au sérieux, le film explore avec humour et profondeur les défis rencontrés par ceux qui doivent franciser leur nom pour s'intégrer professionnellement. Ludovic Bernard réussit à traiter un sujet tabou avec finesse, offrant une réflexion pertinente sur la discrimination tout en divertissant le public.
"Ici et Là-bas" délivre un message puissant tout en faisant rire, soulignant l'absurdité des stéréotypes et des barrières à l'égalité professionnelle. Avec des performances convaincantes et une mise en scène habile, ce film mérite pleinement l'attention du public. Une œuvre à ne pas manquer pour son exploration intelligente des enjeux contemporains de l'identité et de l'intégration.
Comédie de Ludovic Bernard à mon sens réussie qui joue sur l'inversion des stéréotypes avec le blanc qui veut obtenir un passeport Sénégalais pour rentrer "chez lui" et le noir qui fait tout pour s’intégrer . La complicité entre Ahmed Sylla et Hakim Jemili fait souffler un vent de fantaisie sur ce film qui célèbre les produits du terroir !
Même si le scénario est bourré d’incohérences, l’énergie du duo est tellement forte qu’on en oublient les défauts. Exemple : Aminata devrait être plus présente dans le film.
Ahmed Sylla et Hakim Jemili forment un binôme alléchant pour cette comédie. Le premier, noir, n'assume pas ses origines, et le deuxième, blanc, vit paisiblement au Sénégal avec sa compagne enceinte. De cette ambivalence, Ludovic Bernard cherche dès leur rencontre à confronter les deux personnages à leurs contradictions quand ils sont amenés à se rencontrer et partir pour un road trip sur les routes de France. Le début est assez catastrophique avec des dialogues creux qui forcent le trait sur le choc des cultures. Heureusement, la suite est un poil plus réjouissante avec un message de tolérance pas désagréable et un duo qui trouve enfin une certaine complicité. Je mets la moyenne uniquement pour les intentions affichées, car pour le reste, ça ne vole pas haut
L’idée de départ était prometteuse : inverser les préjugés en jouant sur la perception culturelle d’un Blanc qui pense comme un Noir et inversement. Un concept audacieux qui aurait pu offrir une comédie percutante, à la fois drôle et intelligente.
Malheureusement, malgré le talent indéniable d’Ahmed Sylla, le film peine à convaincre. Sous forme de buddy movie, il nous fait voyager à travers les régions françaises, mais sans réel dynamisme. L’humour tombe souvent à plat, le rythme est lent et l’ensemble manque d’énergie. On sent l’intention, mais l’exécution ne suit pas. Dommage, car le sujet méritait mieux.
Déjà réalisateur de « L’ascension » avec Ahmed Sylla, Ludovic Bernard retrouve son acteur fétiche en 2024. Il reste dans l’univers de la comédie légère avec néanmoins une histoire qui renverse les codes traditionnels de l’identité culturelle et du racisme. En effet, son intrigue propose d’inverser les sentiments d’appartenance entre un homme blanc (Hakim Jemili) attaché au Sénégal et un homme noir vivant de sa passion pour les terroirs français. S’engage ainsi un road trip à travers l’’hexagone. On ne rigole pas franchement face à ces situations le plus souvent téléphonées, mais le récit possède une belle énergie avec un message de tolérance et d’acceptation des différences. Bref, un gentil divertissement bourré d’ondes positives.
Malgré une bonne idée et Ahmed Sylla, le film ne va pas plus loin que la bande annonce dans un scénario qui patine et avec des scènes invraisemblables....
Film cliché du début à la fin. Avec du racisme décomplexé sous couvert d humour... décevant voir malaisant. Hakim Jemili joue faux et pourtant il a du talent habituellement que soit sur scéne ou à l écran. Bref à fuir
Vu ce matin 20/04/2024 : Dialogues très drôles (même si situations trop souvent réelles dans la vraie vie) avec de la tendresse, de beaux paysages très bien filmés au Sénégal et en France et, cerise sur le gâteau, très bons acteurs avec en prime le duo formé par Ahmed Sylla et Karim Jemili qui fait mouche à tous les coups ! Film EXCELLENT pour se DÉTENDRE... Je CONSEILLE vivement ce film ! contrairement aux critiques professionnelles qui sont très Bof bof !
Hélas, le nouveau film de Ludovic Bernard est, pour moi – mais j’ai bien l’impression de ne pas être le seul à le penser – un flop complet, malgré les bonnes intentions et les bons sentiments. Installé depuis 15 ans au Sénégal, Adrien mène une vie paisible au côté de sa compagne Aminata. Lorsqu' il est renvoyé en France pour un problème de visa, il débarque chez Sékou, un cousin éloigné de sa femme, qui travaille comme commercial à Paris. Contraint par sa patronne d'aller en régions à la rencontre de clients, Sékou n'a d'autre choix que d'embarquer ce drôle de cousin dans un tour de France qui leur réserve bien des surprises. 90 minutes à contretemps. Quand ça se veut comique, ce n’est pas drôle, quand ça vire à l’émotion, c’est pathos à souhait. Raté je vois dis. Remarquez, quand on consulte la filmographie de ce cinéaste, on n’est pas surpris. A part son 1er long, Au bout des doigts, qui laissait espérer, il a plongé dans le médiocre avec les 2 10 jours sans maman et Mission basque, seul L’ascension était présentable. Mais là, c’est la grosse rechute. Faire une comédie sur les tensions identitaires, ce n’est pas nouveau et en même temps très casse gueule, sans croûler sous une avalanche de clichés ou de bons sentiments moralisateurs. Mais, en l’occurrence, il n’évite aucun des écueils pévisibles d’où le… naufrage. Seule originalité du scénario, l’inversion des stéréotypes : le personnage blanc veut obtenir un passeport sénégalais pour rentrer « chez lui », tandis que le personnage noir fait tout s’intégrer. Le problème, c’est que ça ne tient pas 90 minutes. En résumé, un road-movie poussif du Sénégal à Paris, de la Bretagne à Uzès, de Berck à Troyes, etc… La France est belle, mais son cinéma, pas toujours. Ahmed Sylla, qui est bourré de talent, fait ce qu’il peut mais, là, il peut peu vu l’aspect caricatural de son personnage. Mais ce n’est rien à côté de l’insupportable Hakim Jemili, qui en fait des tonnes dans un rôle beaucoup trop grand pour lui. Le reste de la distribution joue les utilités plus ou moins avec bonheur en servant la soupe au duo star. Vous pouvez donc éviter ce gloubiboulga scolaire et démonstratif, nourri aux clichés et aux stéréotypes. Ici et là bas ? Jamais au grand jamais !