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4,0
Publiée le 1 janvier 2025
Sky Dome 2123, réalisé par Tibor Banoczki et Sarolta Szabo, est un film d'animation qui nous transporte dans un futur dystopique où l'humanité, confrontée à une Terre stérile, a instauré une politique radicale : à 50 ans, chaque individu est transformé en arbre, ultime sacrifice pour un écosystème défaillant.
Puisant son inspiration dans le cinéma japonais, loin des schémas hollywoodiens, le film offre une fable de science-fiction autant intime et méditative qu'universelle.
Visuellement, Sky Dome 2123 se distingue par l’usage de la rotoscopie. Mais ce pseudo-réalisme vacille : les corps animés en 2D peinent à s’intégrer dans des décors 3D figés, et les vastes plans manquent de détails.
Sur le fond, le film tisse une fable tragique où amour et deuil se mêlent à une réflexion sur l’humanité face à un avenir incertain. À travers les dilemmes de Stefan et Nora, tiraillés entre rébellion et résignation, le récit explore l’éternelle tension entre aspiration individuelle et devoir collectif.
Ce huis clos dystopique, en posant la question de ce que l’homme est prêt à sacrifier pour survivre, dévoile une vérité libre d'interprétation.
Dans un monde ou toute vie en dehors du dôme a disparue, alors que l'humanité est retranchée dans la plus pure des traditions de la sf dystopique derrière sa technologie et ses artifices, Stefan cherche à sauver sa femme. Loin de proposer un tableau réjouissant de l'être humain, Sky Dome est un film sombre et triste, aux couleurs parfois vives, mais plus généralement crépusculaires. Ici, aucun message d'espoir. Car il n'y a pas d'espoir quand la société toute entière lutte désespérément pour allier survie et normalité, et que l'on a soi-même plus rien à quoi se rattacher. Peut-être que cela peut-il expliquer la notation sévère du film. D'une quête pour l'autre, le métrage passe rapidement à une réflexion sur soi. Comment supporter la perte ? Reste t-il un peu de vie, quand celle à laquelle on tient normalement le plus n'est plus ? Toutes ces questions ne laissent pas indifférent, précisément parce que c'est à nous, spectateurs, qu'elles s'adressent. Dans les moments difficiles, c'est avec l'autre que l'on peut partager la peine et c'est pourquoi il faut profiter de la vie, et de ce temps précieux que nous avons chacun chacune, devant nous, pour créer du lien. Peut-être est-ce finalement ce triste futur qu'il s'agit d'éviter, en se recentrant sur l'essentiel.
L’univers fantastique du film est captivant. Des idées interessantes. On adore les dessins et graphismes mélange de dessins 2D et 3D. Il y a des incohérences mais qu’importe on se laisse embarquer. On aurait aimé que certains personnages ou séquences soit plus développés, notamment sur la deuxième moitié. Un bon moment. Je recommande
l'histoire est vraiment intéressante. J'ai bien aimé. Mais je trouve qu'il y a pas mal de scène qui traîne beaucoup en longueur, ce qui nous fait nous ennuyer à des moments.
Le concept du film est un mélange entre THX 1138 de George Lucas et Soleil vert de Richard Fleischer. Mais loin de se contenter de fusionner ces deux références de la science-fiction des années 70, Sky Dome 2123 est bel et bien un film du XXIᵉ siècle. Ses thématiques sont plus philosophiques que politiques par rapport aux deux films cités plus haut, et peut-être n’y a-t-il que le traitement intime des personnages comme point commun avec ses aînés. Outre la fable d’anticipation écologique, le film traite du deuil, du temps qui nous est compté, et surtout de réincarnation. Tout cela est très intéressant et peut faire de ce film un futur classique, mais j’ai eu du mal à rentrer dans le film émotionnellement, à cause de sa rotoscopie saccadée et de ses personnages aux visages inexpressifs. Même si artistiquement le film a de la gueule, certains plans ont des textures de décors différentes, parfois belles et parfois moins, ce qui peut rappeler les premiers jeux vidéo en 3D, mais qui me laisse de côté par manque d’homogénéité.
Les bases sont simples et efficaces pour nous présenter le monde de Sky Dome 2123, présentant un monde artificiel idyllique.
En plus d'être très plaisant, le mélange d'animation vient servir le récit et créer un décalage entre humanité et la ''perfection'' de ce monde synthétique.
Le long-métrage propose une quête égoïste bien que par amour pour contrer ce système qui paraît cruel.
Un voyage aussi intriguant qu'intéressant, grâce à ce mélange de style et tout simplement de cette histoire prenante qui dévoile un échange équivalent terrifiant.
L'atmosphère est étrangement apaisante face à ce qui semble être une punition de la Vie en réponse à ce que les humains lui ont fait subir.
Le film montre deux facettes de l'amour, une magnifique faite de cohésion et de partage et une autre bien plus cruel, en étant destructeur et égoïste.
Sky Dome 2123 est doux et amer, réussissant brillamment à présenter ce qui paraissait invraisemblable comme la solution la plus logique.
une magnifique fable écologique et romantique dans une Terre aride et dévastée ! Le niveau de l'animation n'est peut-être pas au rendez-vous mais le message et les émotions sont fortes !