Le synopsis du film est bien fait : on n'imagine pas avec quoi on va être confronté pendant plus de deux heures. Ces disparitions pourraient être le fait d'un mass killer, d'extraterrestres, d'un basculement dans une autre dimension...
Cependant, quand ce synopsis dit "la ville entière" cherche, en fait c'est une petite poignée de personnages qui cherchent. Mais c'est cette poignée qui fait l'intérêt du film (plus que l'histoire proprement dite). On cherche en effet à comprendre ce qui se passe une demi douzaine de fois, et l'on finit par comprendre. C'est une belle réalisation, impeccable : on est retenu jusqu'au bout.
Évidemment, quand on dit "comprendre", c'est en supposant que vous acceptiez, ou imaginiez, l'existence d'un monde autre, et de procédures permettant d'entrer en relation avec lui. Dans un cas comme dans l'autre, l'intrigue est bien entretenue, on fait naître la crainte, on finit par être effaré, effaré de comprendre, voire écœuré à la toute fin. C'est pourquoi ce n'est pas un film à mettre sous tous les yeux (ça peut être perturbant, voire traumatisant).
Côté scénario, ce film glace le sang comme Blair Witch Project (1999). On (re)découvre, côté actuation, Amy Madigan (épouse de Ed Harris) qui joue une tante Gladys phénoménalement mémorable. Et côté sémantique, tout comme le directeur du collège, on découvre "la consomption" (amaigrissement et dépérissement dans une maladie grave et prolongée)...
Juste un problème : la voix off de la fillette (en VF) est une souffrance (on se croirait dans une pub de Basic-Fit pour un sac de sport). On la croyait partie depuis l'intro, mais non, elle revient pour conclure, et nous énerver.