Deux Procureurs
Note moyenne
3,8
695 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

99 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
39 critiques
3
26 critiques
2
16 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
fabinow
fabinow

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2025
Deux procureurs est une plongée dans la justice stalinienne qui ne laisse place à aucune humanité. De beaux cadres mais trop froid pour convaincre.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2025
Les Purges Staliniennes via le regard d'un tout jeune procureur tout juste sorti d'école et qui ne sait rien et qui va apprendre trop vite, beaucoup trop vite, que la machine pour laquelle il travaille n'est pas celle qu'il croyait. Pour les couleurs on est dans un classique du genre pour bien insister sur la tristesse et l'austérité ambiante, le choix d'une caméra la moins mobile que possible impose un climax où on doit ressentir le côté anxiogène et oppressif. Par contre, le scénario est très découpé, en mode chapitrage qui ne dit pas son nom, qui n'est pas spécialement gênant ou inhabituel d'habitude mais qui ici, ajouté à une caméra immobile, accentue l'ennui et la monotonie. On le comprend vis à vis des personnages d'autant plus quand on se met à la place des victimes, mais du point de vue du spectateur il y a a trop de longueurs et de passages étirés pour rien. On constate surtout que le film aurait pu aisément faire 20-25mn de moins, être tout aussi efficace et probant dans son propos et notamment, peut-être, à être plus précis ou direct sur les mécanismes à broyer du régime stalinien. Néanmoins, le film est prenant, comme si Aki Kaurismaki avait perdu sa fantaisie. A conseiller.
Site : Selenie
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
Entre Gogol et Kafka

Union Soviétique, 1937. Des milliers de lettres de détenus accusés à tort par le régime sont brûlées dans une cellule de prison. Contre toute attente, l’une d’entre elles arrive à destination, sur le bureau du procureur local fraîchement nommé, Alexander Kornev. Il se démène pour rencontrer le prisonnier, victime d’agents de la police secrète, la NKVD. Bolchévique chevronné et intègre, le jeune procureur croit à un dysfonctionnement. Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou. Les 118 minutes signées par l’ukrainien Sergei Loznitsa ne cherchent pas à documenter des révélations fracassantes mais plutôt de la fable universelle sur un cauchemar en explorant les mécanismes aliénants du pouvoir et de la bureaucratie. Somptueusement glaçant jusqu’à un twist final renversant. On ne sort pas de la salle en faisant des claquettes, mais avec le sentiment d’avoir vu un grand film.
Quand on voit défiler les noms des pays coproducteurs, France, Allemagne, Pays-Bas, Lettonie, Roumanie, Ukraine, Lituanie… on sent bien que la production de ce drame carcéral n’a pas dû être un chemin pavé de roses. Ce récit s’inspire d’une nouvelle de Georgy Demidov, un physicien ayant subi l’emprisonnement politique au Goulag. Son texte, écrit en 1969, a dû attendre 40 ans avant de pouvoir être publié, après des décennies de censure et de confiscation par le KGB. A l’heure des grandes purges staliniennes, c’est la plongée d’un homme dans un régime totalitaire qui ne dit pas son nom. Permanence des plans fixes, palette des couleurs ternes et prééminence des dialogues… bref un théâtre claustrophobe où s’agitent, souvent en vain, les marionnettes du pouvoir stalinien. La dualité du titre est omniprésente dans la construction même de ce film : deux lieux, deux voyages en train, deux interludes musicaux, deux rôles secondaires interprétés par le même comédien, Les yeux toujours braqués sur le monde contemporain, Loznitsa oublie volontairement tout baroque absurde et cauchemardesque en faveur d’une certaine dose de pragmatisme. À l’heure où les régimes autoritaires font leur grand retour aux quatre coins du globe, le courage et la persistance d’un humaniste s’acharnant contre l’injustice devraient bousculer la léthargie de certains défaitistes. L’intrigue veut rappeler que ces mécanismes de terreur restent universels et trouvent encore des échos aujourd’hui.
Le casting est entièrement constitué d’acteurs russophones exilés. Les Aleksandr Kuznetsov, Aleksandr Filippenko, Anatolly Belyy, Vytautas Kaniušonis, Andris Keiss, Valentin Novopolskij,… et bien d’autres sont absolument parfaits. La mise en scène repose sur des plans fixes, jamais de caméra mobile. Le format carré () évoque les images d’archives, tandis que la palette de couleurs bannit toute teinte vive : ne restent que le noir, gris, brun, bleu sombre, blanc et… le rouge sang. Le tournage a eu lieu dans une prison de Riga construite en 1905 et fermée récemment pour insalubrité. L’odeur de souffrance y flotte encore – elle ne disparaîtra sans doute jamais, précise le réalisateur. Dans un pays où des dizaines de millions de personnes ont été déplacées ou sont passées par le Goulag, et où des millions sont mortes de faim ou dans des conditions inhumaines – la mémoire de ces tragédies vit encore dans presque chaque famille et nous hante toujours aujourd’hui. Un grand film qui, curieusement, ne bénéficie d’aucun battage médiatique, et qui mérite d’être vu et revu. Retenez votre souffle, car vous vivrez la dernière demi-heure quasiment en apnée.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Ai vu «Deux procureurs » du cinéaste ukrainien Sergei Loztnitsa qui a représenté son pays lors du Festival de Cannes 2025, dans la compétition officielle. Une image carrée au format 4:3 qui emprisonne ses personnages mais aussi le spectateur, une uniformité des couleurs dans les tons noirs, gris, bruns et ocres où seulement quelques accessoires d’un rouge flamboyant ressortent, une musique de quelques secondes entre la fanfare de cirque et Kurt Weill vient ouvrir chacun des trois chapitres, une lenteur désarmante pour illustrer l’attente en prison, dans une salle d’attente, où celle d’une décision qui est déjà en soi un début de torture, et des cadrages sublimes qui donnent priorité aux portes fermées, aux grilles, aux barreaux. La mise en scène de Sergei Lostnitsa est remarquable pour illustrer la démarche d’Alexandre Kornev (Aleksandr Kuznetsov) tout jeune procureur de province, qui en Union Soviétique en 1937 sous Staline, croyant bien faire et porté par son intégrité, va à Moscou défendre la cause d’un prisonnier (Alelxandre Fillipenko) accusé à tort et torturé, auprès du Procureur Générale de la capitale. Pendant deux heures, aucun mouvement de caméra, tous les plans sont rigidement et magnifiquement fixes comme pétrifiés par cette pesanteur insupportable où les murs ont des oreilles et les indivis sont effrayés par la dénonciation. L’interprétation intense de Kuznetsov et son regard pénétrant et implacable est saisissante tout comme celles de ses partenaires, qui sont tous des acteurs qui ont fuis la Russie après l’invasion en Ukraine. Car ce film nous parle tout autant de la Russie actuelle et de l’emprise du pouvoir sur la justice. Ce miroir fixe et glaçant qui nous est tendu n’est jamais complaisant et met à mal les nerfs du spectateur, mais j’ai adoré cette forme âpre et exigeante qui percute de plein fouet la patience et l’esprit.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2025
Ma critique du film "Deux procureurs"

Synopsis : un prisonier politique dans l'URSS de 1937 réussit à faire passer une lettre au procureur. Ce dernier vient lui rendre visite dans sa cellule, réussit à l'interroger et décide d'aller à Moscou pour dénoncer le système.

J'ai vu ce film en VO, un lundi soir dans mon cinéma de quartier.
Loznitsa oublie le baroque et l'absurde et livre une fresque cauchemardesque pour montrer l'horreur. Alors que des régimes autoritaires font leur retour aux quatre coins du globe, ici, le courage et la persistance d’un humaniste s’acharnant contre l’injustice devraient bousculer un peu le défaitisme des pessimistes, mais en vain. L’intrigue nous rappele que ces situations et les mécanismes de terreur restent peut être universels et trouvent certainement des échos semblables aujourd’hui. "Cela se passe encore comme ça", ça a été un des commentaires d'une personne qui était avec moi.

Le film est sombre, le film est lent. Les amateurs de cinéma, ceux qui sont avertis à ce genre de film y trouveront un intérêt et ceux qui sont des cinéphiles débutants seront vite désabusés.
Je dois avouer que j'ai par moment somnolé un peu.
Mais le message ne passerait pas aussi bien avec un style plus contemporain ou bien avec une forme de cinéma plus hollywoodien. Il faut en passer par là.

Je décide de dire que c'est BIEN, je décide de mette la note de 3,5 mais je n'invite pas forcément à aller le voir. C'est très spécial.
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2025
une toile grandiose avec un acteur principal (un jeune idéaliste bolchevique) époustouflant par son calme, sa détermination, sa patience et sa lucidité, se trouve confronté à un mutisme généralisé...蘿​
Effectivement, la lenteur des scènes assez osé pour un thriller, où en apparence, il ne se passe rien, est rempli d'un silence criant "à la justice" au nom de la croyance communiste...et où les acteurs et la brillante mise en scène appuient ce sentiment dans lequel plonge le spectateur croyant encore possible de briser cet épais mur de glace ....
Quoique ce film soit monté par un ukrainien, il nous plonge dans la même type ambiance qu'un film russe, où l'espoir n'est qu'une chimère, où le peuple n'est pas considéré.....​
Pour conclure, une belle réalisation, historique et contemporaine à la fois, à découvrir !
Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2025
20min sympa ensuite chiantos on dirait une parodie du film russe de base mdr long et mal fait en mode bandeur de staline, sinon il y'a quelques plan très bien mise en scène bie cadres en grand angle avec un colorimétrie a peu près froid mais sur le long le film ne magasin emporté malheureusement
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2025
1937, Moscou en pleine terreur stalinienne, un jeune procureur fraichement nommé reçoit une demande d’audition d’un prisonnier politique. Ce courrier ne devait jamais lui parvenir, car dès la première scène, on nous montre un homme bruler toutes les requêtes des prisonniers. Ce procureur, zélé et prompt à donner le meilleur de lui-même pour un régime en lequel il croit profondément, va rendre visite à ce dernier. Pour accéder à l’homme, c’est un dédale de portes, de grilles, de couloirs sévèrement gardés ; comme pour arriver jusqu’au Minotaure ; un homme de près de 80 ans inoffensif, physiquement, mais pour le Régime pas tant que cela. Pensant à un dysfonctionnement du régime dans sa région, il part défendre la cause de cet homme auprès du procureur général à Moscou. Plus largement, il vient défendre le régime, pour lui, il s’agit bien là d’un dysfonctionnement local qu’il faut dénoncer et non d’une logique d’Etat. C’est bien sur ce point-là que pour moi le bas blesse. Comment ce jeune intellectuel peut si mal connaitre son pays et la logique même de son système répressif ? Que ce soit dans sa région ou à Moscou, nombreux sont les obstacles qu’il doit franchir pour dénoncer (attente imposée, absence supposée, lourdeur administrative, maladie,…) ; mais il s’entête mécaniquement. Conté comme une fable, cette obstination sied mal au personnage et à sa fonction ; aucune conscience à aucun moment qu’il va à l’encontre du système alors qu’il a été programmé pour le servir. Hermétique à la drôlerie de cette situation ; on suit interloqué la droiture et la ténacité de ce procureur dont la confiance aveugle envers le système judiciaire soviétique parait risible. L’absurdité est double car en protégeant son système répressif des velléités de ce jeune loup, le système se prive d’un de ses plus fidèles serviteurs. In fine le système n’est plus servi que par des brutes sans cervelles, et se voue lui-même à disparaitre. Une leçon pour l’Histoire mais aussi un beau pied de nez à notre époque où la médiocrité à tendance à l’emporter pour les mêmes raisons.
Par contre par sa mise en scène Serguei Loznitsa parvient à recréer cette atmosphère kafkaïenne omniprésente et cette oppression permanente. Dans la prison, ce sont couloirs, portes ; les hommes sont enserrés dans le cadre et sans mouvement ; et à Moscou, à l’inverse, on rentre et sort comme dans un moulin de bâtiments du pouvoir, tout le monde est en mouvement ici mais de manière mécanique sans savoir où chacun va. Et cette mécanique hyper fluide de la mise en scène va de pair avec celle de son scénario ; mécanique , implacable et donc parfois trop lisible. Tout ce monde réglé comme de l’horlogerie rend une image d’un bloc de noirceur et montre bien que dans ces régimes autoritaires l’individu n’est qu’un rouage, et s’il dysfonctionne on le remplace. Ce que tragiquement, et on le sent très vite, le personnage principal ne comprendra qu’à l’ultime fin ; tellement aveuglé par sa croyance en ce système. On voie bien alors que ce film est un prétexte à faire le parallèle entre le stalinisme et ce qui portera peut être un jour le nom de poutinisme. Pour bien restituer toute cette noirceur, le cadre resserré au possible avec son format 4/3 ; la caméra est immobile, et la patte chromatique réduite au gris et brun.
La construction du film est assez simple puisque l’on assiste à une pièce en trois actes ; un drame. Chaque acte est prétexte à un long monologue riche en signification qui me laisse pantois, je le redis, devant l’obstination de ce procureur. Et dans les intermèdes de chaque acte, toujours le même cadre assez oppressant.
Une belle dénonciation, frontal et brutal que j’aurais aimé moins mécanique et qui aurait aussi pu nous faire plus saisir les enjeux humains de cette tragédie partagée par toute la population sous le régime de Staline.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Fascinant ! On regarde cette plongée dans le système stalinien comme un lapin ébloui, sans bouger, en se demandant sans cesse ce qui va se passer ensuite. Une série de portraits saisissants dans un monde qui semble surréaliste et qui pourtant doit bien ressembler au réel. Parfaitement filmé et joué.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2025
Un flm sur l’enfermement en dictature, sans tension, eh bien il nous enferme  dans son système narratif ultra dirigé dont on ne ressortira que mort d’ennui
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Dès le début on devine déjà le sort qui attend ce jeune procureur idéaliste. Le réalisateur prend beaucoup trop de temps pour dénoncer le régime de Staline. On regarde souvent sa montre ! Dommage
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Allons droit au but : il y a quelque chose de fascinant dans la dichotomie opérée par le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa qui parvient à symboliser le mouvement perpétuel d'un appareil oppressif, verrouillé et corrompu , tout en refusant, durant toute la durée du métrage, d’accorder à sa caméra le moindre mouvement, la juxtaposition de plan fixes devenant ici l'incarnation même du non-mouvement.

À quelques rares occasions, il joue avec l’ouverture pour modifier le focus dans la profondeur de champ, mais c’est en laissant les actions se dérouler devant nous qu’il donne à ressentir, avec une froideur presque nauséeuse, tout un pan de l’histoire de l’URSS.

Aleksandr Kuznetsov, 33 ans, est hypnotique dans le rôle de ce jeune procureur avide de faire bouger les lignes au sein d’un système vérolé, où le danger peut surgir de toutes parts.

Une parenthèse à part, comme souvent dans les propositions venues de l’Est, avec un climax aussi résigné que signifiant.
M_wombat
M_wombat

33 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Une plongée dans le système Stalinien. Une mise en scène et le montage nous fait "vivre en direct" l'inertie, les manipulations et la violence du Stalinisme.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2025
Déçu par ce film d’autant que le sujet était prometteur . Trop lent , peut être que ce rythme est voulu mais quand même!!! Par contre, on aborde bien l’ambiance des purges staliniennes où on pouvait être enfermé pour un rien. Deux procureurs , deux justices .
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Le titre du film est un peu mensongère.

Je pensais que ça serait la confrontation entre deux procureurs. La scène entre les deux procureur dure 15 mn environ sur les 2 heures du film.

C'était très long, 1h30 aurait été mieux.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse