Deux Procureurs
Note moyenne
3,8
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103 critiques spectateurs

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Sarah Choueifati
Sarah Choueifati

45 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2026
Le synopsis était hyper prometteur, et le script en soi avait énormément de potentiel. Mais passer autant de temps dans une prison soviétique en se concentrant quasi uniquement sur sa lourdeur administrative et son architecture obscure (c'est une prison...) c'est franchement une opportunité raté. De même, arriver au coeur du ministère pour n'y montrer que la 'maison qui rend fou' à la Astérix, c'est dommage. Au final, le film devient réellement intéressant à la toute fin, dans ce train, où se confronte le jeune procureur et la vie soviétique.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2026
Très belle fable sur l’inhumanité de l’arbitraire utilisée comme arme de terreur politique. Les images très belles et la lenteur désespérante de l’action donne toute sa force au film. Par sa naïveté, le jeune procureur idéaliste est le seul à croire que sa démarche pourra aboutir. Glaciale description du système de purge des élites mis en place par Staline en trois actes : l’enfer carcéral, la bureaucratie hallucinante et le cynisme du retour au point de départ.
evariste75
evariste75

216 abonnés 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un excellent film qui me rappelle un film russe "Capitaine Volkogonov" sorti vers 2023 decrivant cette période 1937-38 des grandes purges staliniennes.

J'ai adoré ce film d'atmosphère, la naïveté et l'angélisme, qui lui seront fatals, de ce jeune procureur...

Je veux revoir ce film pour l'étudier, pour m'imprégner de son atmosphère...

J'ai revu pour la 3ème fois ce film à 11h30 au Chaplin Saint Lalbert ce mardi 6 janvier 2026.

Cette troisième fois, je perçois un nouveau détail (Iejov) qui m'avait échappé les deux premières fois...

Entre les 3 projections. je me suis lourdement documenté via YouTube sur les horribles purges staliniennes qui sont, en France, largement sous-evaluees, en raison sans doute de notre héritage communiste stalinien.

Le Capitaine Volkogonov m'a fait prendre conscience de l'énormité de ces purges staliniennes et m'a. en quelque sorte, servi de marchepied vers "Les deux procureurs".

On ne peut qu'être époustouflé par l'idéalisme teinté de naïveté, le courage, la fidélité, l'abnégation du jeune procureur Kornev face à l'épouvantail procureur Vichinsky...

Malheureusement, c'est film n'est pas accessible au commun des mortels. en particulier ceux qui n'ont pas connaissance des grandes purges staliniennes.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2025
Un film magistral sur le système judiciaire russe sous Staline dévoyé par les methodes arbraires de la police politique du NKVD.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 292 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Une magnifique découverte. Un voyage cinématographique qui vous mène dans l’enfer bureaucratique et totalitaire de la Russie communiste dans les années 30. Et c’est comme si rien n’avait changé depuis, Voila pour le fond, dont on pourrait dire qu’il n’est pas nouveau. Le très grand intérêt de ce film c’est la construction de son scénario, linéaire mais plein de surprises. Et surtout sa réalisation et ses parti/pris radicaux : plans fixes, travail sur le hors champ. On navigue dans un cauchemar. Oui, mais réaliste., mais cadré, serré, prisonnier, comme l’est ce jeune procureur dans chacun des plans. La photographie est absolument magnifique. C’est très fort, très intriguant, radical ( j’insiste sur cette radicalité de la mise en scène qui donne à ce film tout son prix ).,, tellement loin de nos bluettes à la française que je vous le recommande fortement, si vous voulez être désorienté,
Olivier Levigne
Olivier Levigne

38 abonnés 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2025
Ma critique du film "Deux procureurs"

Synopsis : un prisonier politique dans l'URSS de 1937 réussit à faire passer une lettre au procureur. Ce dernier vient lui rendre visite dans sa cellule, réussit à l'interroger et décide d'aller à Moscou pour dénoncer le système.

J'ai vu ce film en VO, un lundi soir dans mon cinéma de quartier.
Loznitsa oublie le baroque et l'absurde et livre une fresque cauchemardesque pour montrer l'horreur. Alors que des régimes autoritaires font leur retour aux quatre coins du globe, ici, le courage et la persistance d’un humaniste s’acharnant contre l’injustice devraient bousculer un peu le défaitisme des pessimistes, mais en vain. L’intrigue nous rappele que ces situations et les mécanismes de terreur restent peut être universels et trouvent certainement des échos semblables aujourd’hui. "Cela se passe encore comme ça", ça a été un des commentaires d'une personne qui était avec moi.

Le film est sombre, le film est lent. Les amateurs de cinéma, ceux qui sont avertis à ce genre de film y trouveront un intérêt et ceux qui sont des cinéphiles débutants seront vite désabusés.
Je dois avouer que j'ai par moment somnolé un peu.
Mais le message ne passerait pas aussi bien avec un style plus contemporain ou bien avec une forme de cinéma plus hollywoodien. Il faut en passer par là.

Je décide de dire que c'est BIEN, je décide de mette la note de 3,5 mais je n'invite pas forcément à aller le voir. C'est très spécial.
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2025
Vu sur grand écran le 13/12/2025 VOSTFR
Salut Camarade. Prépare toi à un film dont l’austérité est aussi grande que la paranoïa du camarade Staline. Je n’avais aucune surprise sur la fin de ce film, j’ai pu ainsi me consacrer sur les moyens que le réalisateur a pu utiliser pour caractériser l’atmosphère de cette époque où les éléphants du parti ne disparaissaient pas par vieillesse.

Le film est austère par sa forme. On peut penser au cinéma de Jean-Pierre Melville, mais parfois le film laisse aux acteurs de long passages dialogués. C’est un film constitué uniquement ou presque de plan fixe. Tout est dans la construction des plans. Les plans sont fixes, peut-être trop pour certains spectateurs, mais le but recherché est de provoquer le malaise présent dans le milieu carcéral ou bureaucratique. C’est pour permettre à Sergei Loznitsa, né en URSS, d’imposer les sons de la prison, il nous met à la place des prisonniers.

Le film est austère sur le fond aussi, les personnages sont peu nombreux, ce qui permet de décrire tous les rouages de la mécanique utilisé par Staline. Le film questionne comment il est possible de maintenir une société par ses institutions (il n’interroge pas pourquoi on est arrivé à cette situation).
A noter la performance d’Alexandre Filippenko qui joue entre autres le rôle du fameux prisonnier, magnifié par la photographie d’Oleg Mutu.

Ce film sera certainement difficile d’accès ou trop exigeant pour de nombreux spectateurs. Dès lors que le spectateur accepte la lenteur, voire même la longueur (elle ne m’a pas dérangée), alors ce film sera vu comme une perle.

Ma scène préférée : à Moscou, dans cette escalier bouillonnant d’activité, une secrétaire fait tomber une pile de papier… Tout est dit en un plan.
Vicomte
Vicomte

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2025
Film plein de bonnes intentions (dénoncer le stalinisme est toujours une bonne chose); mais convenu au possible. Lent, comme d'autres critiques, beaucoup de portes de prison qui s’ouvrent (qu'est-ce qu'il pouvait y avoir de gardiens payés à ne rien faire ...), l'atmosphère est oppressante, mais on le ressent finalement assez peu, et la fin est archi-prévisible. Sur le même thème "Soleil trompeur" faisait mieux.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

168 abonnés 1 795 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2025
1937, Moscou en pleine terreur stalinienne, un jeune procureur fraichement nommé reçoit une demande d’audition d’un prisonnier politique. Ce courrier ne devait jamais lui parvenir, car dès la première scène, on nous montre un homme bruler toutes les requêtes des prisonniers. Ce procureur, zélé et prompt à donner le meilleur de lui-même pour un régime en lequel il croit profondément, va rendre visite à ce dernier. Pour accéder à l’homme, c’est un dédale de portes, de grilles, de couloirs sévèrement gardés ; comme pour arriver jusqu’au Minotaure ; un homme de près de 80 ans inoffensif, physiquement, mais pour le Régime pas tant que cela. Pensant à un dysfonctionnement du régime dans sa région, il part défendre la cause de cet homme auprès du procureur général à Moscou. Plus largement, il vient défendre le régime, pour lui, il s’agit bien là d’un dysfonctionnement local qu’il faut dénoncer et non d’une logique d’Etat. C’est bien sur ce point-là que pour moi le bas blesse. Comment ce jeune intellectuel peut si mal connaitre son pays et la logique même de son système répressif ? Que ce soit dans sa région ou à Moscou, nombreux sont les obstacles qu’il doit franchir pour dénoncer (attente imposée, absence supposée, lourdeur administrative, maladie,…) ; mais il s’entête mécaniquement. Conté comme une fable, cette obstination sied mal au personnage et à sa fonction ; aucune conscience à aucun moment qu’il va à l’encontre du système alors qu’il a été programmé pour le servir. Hermétique à la drôlerie de cette situation ; on suit interloqué la droiture et la ténacité de ce procureur dont la confiance aveugle envers le système judiciaire soviétique parait risible. L’absurdité est double car en protégeant son système répressif des velléités de ce jeune loup, le système se prive d’un de ses plus fidèles serviteurs. In fine le système n’est plus servi que par des brutes sans cervelles, et se voue lui-même à disparaitre. Une leçon pour l’Histoire mais aussi un beau pied de nez à notre époque où la médiocrité à tendance à l’emporter pour les mêmes raisons.
Par contre par sa mise en scène Serguei Loznitsa parvient à recréer cette atmosphère kafkaïenne omniprésente et cette oppression permanente. Dans la prison, ce sont couloirs, portes ; les hommes sont enserrés dans le cadre et sans mouvement ; et à Moscou, à l’inverse, on rentre et sort comme dans un moulin de bâtiments du pouvoir, tout le monde est en mouvement ici mais de manière mécanique sans savoir où chacun va. Et cette mécanique hyper fluide de la mise en scène va de pair avec celle de son scénario ; mécanique , implacable et donc parfois trop lisible. Tout ce monde réglé comme de l’horlogerie rend une image d’un bloc de noirceur et montre bien que dans ces régimes autoritaires l’individu n’est qu’un rouage, et s’il dysfonctionne on le remplace. Ce que tragiquement, et on le sent très vite, le personnage principal ne comprendra qu’à l’ultime fin ; tellement aveuglé par sa croyance en ce système. On voie bien alors que ce film est un prétexte à faire le parallèle entre le stalinisme et ce qui portera peut être un jour le nom de poutinisme. Pour bien restituer toute cette noirceur, le cadre resserré au possible avec son format 4/3 ; la caméra est immobile, et la patte chromatique réduite au gris et brun.
La construction du film est assez simple puisque l’on assiste à une pièce en trois actes ; un drame. Chaque acte est prétexte à un long monologue riche en signification qui me laisse pantois, je le redis, devant l’obstination de ce procureur. Et dans les intermèdes de chaque acte, toujours le même cadre assez oppressant.
Une belle dénonciation, frontal et brutal que j’aurais aimé moins mécanique et qui aurait aussi pu nous faire plus saisir les enjeux humains de cette tragédie partagée par toute la population sous le régime de Staline.
Eleni
Eleni

20 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2025
Description au scalpel de la terreur sous Staline et... peut-être de celle qui s'installe aujourd'hui tout près de nous. Tout concourt, avec efficacité, à rendre la situation glaçante : les images, les couleurs froides, les cadrages, le rythme, la bande-son.
rvrichou
rvrichou

122 abonnés 594 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2025
Aride sans concessions, assez oppressant . L univers carcéral et l administration kafkaienne se répondent et poussent l être humain dans un enfermement inexorable et absurde.
Sunset Blvd
Sunset Blvd

7 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 décembre 2025
Malgré le thème intéressant qui m'avait donné envie de voir ce film sur les purges stalinienne, ce ne fut qu'une purge cinématographique...
Le film est extrêmement lent, toujours les mêmes décors , une enfilade de couloirs sombres et gris, des portes qui se verrouillent sans cesse, une intrigue dont on devine la fin après 30 mn de film. Et pourtant l'acteur principal est attachant dans son innocence. Dommage...
anna lambert
anna lambert

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Two prosecutors est un film magistralement mis en scène qui nous fait vivre avec le personnage d'Alexandr Kuznetsov (brillant dans ce film) la torture d'un organe administratif rempli de corruption sous le régime Stalinien.
Le rythme et la contemplation est ici magnifiquement mise au service d'un sentiment de solitude déchirant.
Corinne SEBAN
Corinne SEBAN

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Un film incroyable qui, patiemment mais sûrement, rouage après rouage, écrou après écrou, nous enferme dans l'horrible machine soviétique des années Staline. Séquence hallucinante de ces portes et ces grilles ouvertes et refermées aussitôt, et, comme en écho, ces portes du bâtiment officiel s’ouvrant et se refermant sur d'inquiétants personnages. Anatomie d'un régime impitoyable...
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
J'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans au début, tant le film est lent. Puis on comprend que cette lenteur fait mieux pénétrer la lourdeur du système stalinien. Tout ici est kafkaïen, gris, froid, désespérant, et au final d'autant plus angoissant qu'au fond, rien n'a vraiment changé...
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