Deux Procureurs
Note moyenne
3,8
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99 critiques spectateurs

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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
L'horreur des camps stalinien est montrée avec réalisme. ce jeune procureur semble cependant très naïf et découvre la situation avec l'illusion de convaincre Vichinsky grand maître des procès de Moscou. Il est méritoire de montrer cette période mais un minimum de volonté à comprendre cette ignominie aurait été souhaitable je préfère des films comme "chers camarades ' ou "Le cercle intime" donnant du stalinisme une vision plus fine.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2025
Déçu par ce film d’autant que le sujet était prometteur . Trop lent , peut être que ce rythme est voulu mais quand même!!! Par contre, on aborde bien l’ambiance des purges staliniennes où on pouvait être enfermé pour un rien. Deux procureurs , deux justices .
Virginie Barone
Virginie Barone

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Un film dont on ne ressort pas indemne. Le climat très pesant de l’époque est extrêmement bien rendu. Bravo au réalisateur!
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Deux procureurs du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa se veut être un film historique pas comme les autres, pas sous la forme d’une longue fresque de faits mais plutôt de la reconstitution minutieuse d’une ambiance psychologique, ici la grande terreur stalinienne, dans un contexte de conflit ukraino-russe qui n’est pas sans rapport. La VO est donc en russe mais dans un accent apparemment inadapté à la période selon une spectatrice ukrainienne. Il s’agit aussi de l’adaptation d’un roman éponyme, il est important de le rappeler, ça signifie qu’on ne peut pas éviter un certain côté fictif et romancé.
Le montage final est une succession de plans fixes, parfois styles théâtres, d’une violente lenteur -beaucoup de jeux de regards et de portes à ouvrir et fermer- qui rapidement crée un malaise et nous plonge dans l’attente d’une chute -qui finira immanquablement par arriver. Certains dialogues font froid dans le dos d’étrangeté et des petits détails comme la blague entre le directeur et le gardien renforcent cette ambiance malsaine. La bande son aussi, tous les bruits de la prison participent à ce climat étouffant, encadré des apparitions du thème musical qui prend la forme d’une marche funèbre historique (sans oublier l’ironie de la chanson à la guitare). Ce qui frappe dans ce climat de terreur c’est qu’effectivement : peu de gens sont au courant de l’ampleur des arrestations et des tortures infligées aux victimes, et encore moins de leur commanditaire, Staline en personne, qui, on le voit dans le film, est considéré comme un héros par le peuple russe, tout comme Lénine avant lui (cf le vieux dans le train).
On peut s’interroger sur le choix de montrer le procureur Andreï Vychinski en procureur général seulement froid mais calme alors qu’il était connu pour sa violence et ses crises de colère.
Flocon
Flocon

15 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2025
La sobriété implacable d'un combat perdu d'avance, de l'individu face à la raison d'état, de l'idéalisme et de l'intégrité face au cynisme et à la volonté de gouverner contre l'intérêt du peuple. L'humain sacrifié et les institutions mises au pas et détournées de leur sens premier. Une distribution parfaite dans un récit dont l'atmosphère lente représente l'oppression et la fermeture des issues quand les premières victimes d'une nation sont ses propres citoyens, jamais à l'abri de l'arbitraire et du soupçon permanent.
Une page d'histoire qui entre en résonance avec d'autres pages.
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Sergei Loznitsa est un réalisateur à sang froid. Dans la description de la terreur stalinienne ça a un intérêt : par un récit simple qui avance à coup de grands à-plats grisâtres, une ascèse (un peu démonstrative) du cadre et du découpage, il parvient à nous plonger dans une ambiance menaçante en tous ses recoins, un chape de plomb paranoïaque où l’on se sent radicalement vulnérable. Le défaut de cette approche clinique et théorique, c’est qu’à force de ce léger surplomb entomologique d’où le cinéaste regarde le monde, il finit par le déréaliser. Les personnages deviennent des marionnettes qu’il agite savamment, estompant ce que la terreur réelle a de diffus, de quotidien, de progressif, de proprement insensé, et de tragiquement plus imprévisible que le scénario démonstratif ici mis en place.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Ai vu «Deux procureurs » du cinéaste ukrainien Sergei Loztnitsa qui a représenté son pays lors du Festival de Cannes 2025, dans la compétition officielle. Une image carrée au format 4:3 qui emprisonne ses personnages mais aussi le spectateur, une uniformité des couleurs dans les tons noirs, gris, bruns et ocres où seulement quelques accessoires d’un rouge flamboyant ressortent, une musique de quelques secondes entre la fanfare de cirque et Kurt Weill vient ouvrir chacun des trois chapitres, une lenteur désarmante pour illustrer l’attente en prison, dans une salle d’attente, où celle d’une décision qui est déjà en soi un début de torture, et des cadrages sublimes qui donnent priorité aux portes fermées, aux grilles, aux barreaux. La mise en scène de Sergei Lostnitsa est remarquable pour illustrer la démarche d’Alexandre Kornev (Aleksandr Kuznetsov) tout jeune procureur de province, qui en Union Soviétique en 1937 sous Staline, croyant bien faire et porté par son intégrité, va à Moscou défendre la cause d’un prisonnier (Alelxandre Fillipenko) accusé à tort et torturé, auprès du Procureur Générale de la capitale. Pendant deux heures, aucun mouvement de caméra, tous les plans sont rigidement et magnifiquement fixes comme pétrifiés par cette pesanteur insupportable où les murs ont des oreilles et les indivis sont effrayés par la dénonciation. L’interprétation intense de Kuznetsov et son regard pénétrant et implacable est saisissante tout comme celles de ses partenaires, qui sont tous des acteurs qui ont fuis la Russie après l’invasion en Ukraine. Car ce film nous parle tout autant de la Russie actuelle et de l’emprise du pouvoir sur la justice. Ce miroir fixe et glaçant qui nous est tendu n’est jamais complaisant et met à mal les nerfs du spectateur, mais j’ai adoré cette forme âpre et exigeante qui percute de plein fouet la patience et l’esprit.
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Drame sombre qui se déroule pendant la période Totalitaire de staline
Action lente principalement dans une prison dans un univers implaquable où tout n'est que mensonge et trahison
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Le titre du film est un peu mensongère.

Je pensais que ça serait la confrontation entre deux procureurs. La scène entre les deux procureur dure 15 mn environ sur les 2 heures du film.

C'était très long, 1h30 aurait été mieux.
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 344 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Dès le début on devine déjà le sort qui attend ce jeune procureur idéaliste. Le réalisateur prend beaucoup trop de temps pour dénoncer le régime de Staline. On regarde souvent sa montre ! Dommage
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2025
En 1937, alors que la grande purge stalinienne bat son plein, un jeune procureur tout juste nommé dans sa province enquête sur les exactions du NKVD, ancêtre du KGB. Filmé en format carré, en plans fixes, ce film est d'une efficacité confondante même si la lenteur et la sobriété des dialogues pourra dérouter certains. Certaines scènes, comme celle du train avec le vieux soldat narrant sa rencontre avec Lénine, m'ont fait penser aux films d'Eisenstein mais c'est celle du siège du procureur général à Moscou qui est la plus réussie à mon sens, où on touche à la folie administrative proprement inhumaine, très kafkaïenne.
Un grand film en forme de parabole sur l'oppression stalinienne. Et celles qui suivent...
Efficace, hallucinant et glaçant.
A voir.
Remy Fasol
Remy Fasol

4 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2025
Brillant conte sur le régime de Staline et son contrôle permanent des pensées. J’ai adoré l’ambiance austère et silencieuse de ce film avec une palette de couleur très poétique.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Deux procureurs, c'est Kafka chez Staline, au temps des purges sanglantes de 1937. Pour cette leçon historique, Sergueï Loznitsa, qui ne délaisse le documentaire que pour des fictions fortes et maîtrisées de bout en bout (Dans la brume, Une femme douce) raconte une histoire simple et implacable, celle d'un fonctionnaire idéaliste, zélé et honnête, qui n'a pas compris quel système il est censé servir. Prises les unes après les autres, les scènes peuvent sembler austères, souvent marquées par l'attente dans des bureaux du principal protagoniste, inconscient des mâchoires qui vont le briser, mais le temps, s'il est étiré, ne semble jamais long, car perçu comme une sorte d'engrenage fatal. Loznitsa sait où il va, contrairement à son héros, et rend palpitant chaque moment de confrontation face aux rouages humains d'une machine qui concasse sans états d'âme. On peut évidemment y voir un effet miroir sur la Russie d'aujourd'hui, mais le film se suffit à lui-même dans sa progression féroce et évidente, eu égard au régime dont il décrit le fonctionnement imperturbable. Le procureur candide est comme un fétu de paille emporté par une tempête tranquille, au sein d'une logique arbitraire dénuée de toute humanité. Ce n'est pas la première fois, depuis notamment L'Aveu, qu'un régime totalitaire est ainsi décrit, mais Deux procureurs prend assurément place parmi les réussites les plus glaçantes et brillantes du genre.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Le film de Sergei Loznitsa, Deux Procureurs, c’est pas un simple film. C’est un affront. Un regard froid — mais pas glacial — porté sur une machine qui broie l’homme parce qu’il croit encore en la justice. La caméra respire l’air âpre des geôles soviétiques, le grain rugueux des murs, l’odeur de poussière et de papier brûlé qui suinte dès la première séquence. Le montage est sec — implacable — et la photographie, dans ses teintes gris muraille et jaune-miel fané, transforme le décor en théâtre de l’absurde. Le plan fixe s’impose, la caméra capte le moindre bruissement du couloir, le chant lointain d’un train, le murmure des détenus.

Loznitsa nous place aux côtés d’Alexander Kornev (Aleksandr Kuznetsov), jeune procureur bolchévique — intègre, volontaire — et donc déjà condamné. Sa quête se fait écoute, capte, sentir le souffle du pouvoir, la moiteur des interrogatoires, le claquement sec des portes métalliques. On pense à Kafka — on pense à Ozu, parfois — mais c’est bien la logique soviétique qui confine ici à l’opéra de l’absurde : un bolchevique face à son propre camp (le système qu’il croyait défendre). L’adjoint, le directeur de la prison, les agents de la NKVD, tous tremblent dans leur costume de bureaucrates — la moindre phrase dit la soumission, le moindre plan, la contrainte.

La lumière est mate, lisse dans les bureaux de Moscou, brillante et métallique dans les cellules — contrastes visuels qui disent sans bruit la différence entre façade et abîme. Le son devient personnage : un souffle, un crissement de serrure, le cliquetis d’une plume sur papier — tout évoque la lente démultiplication de la machine d’État. Pourtant, malgré ce dispositif aseptisé, le film demeure profondément sensoriel. On sent le grain de la roche dans les mines du Goulag, le goût du doute sur les lèvres de Kornev, la chaleur du couloir où s’attendent les présumés coupables.

Le film, oui, pose un dispositif strict. Mais c’est justement là qui tient sa force — c’est dans cette rigueur que surgit la violence sourde. On est face à l’opéra d’un totalitarisme qui ne dit pas son nom, et pourtant, la peur, la moiteur, la poussière et la suie en parlent. Le montage fonctionne comme un couloir sans fin, la caméra comme un témoin silencieux. Professionnel, mais sans artifice. Le récit avance avec l’évidence du cauchemar bureaucratique.

Certains pourront reprocher un certain formalisme — pourtant, moi j’y ai vu la substance d’un régime qui ne souhaite pas être vu. Une concession? Oui. Mais nécessaire. Car la dureté relève de ce que ce récit exige. A la manière de Zvyagintsev ou Tarkovski, on quitte le visible pour approcher la trame invisible du pouvoir. Le film est beau — mais pas apaisant. Il respire la terreur lente et met à nu le cœur du communisme stalinien. Ma note : 16 / 20.

Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Un film sinistre sur les préjudices physiques, psychologiques et moraux qu'ont causé la Grande "Terreur" Stalinnienne. Sergei Loznitsa nous livre une oeuvre captivante, sur un sujet sensible que tout le monde doit connaitre et assimiler, pour que les gens se rendent compte, combien le XX° Siécle, pour certains a été maudit des "Dieux".
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